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Mai 2009
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2009, SG 3 - Signature d'une convention avec la S.A Cinelba, le cinéma Le Balzac pour l'attribution d'une subvention de fonctionnement. - Montant : 47.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2009


 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Nous allons examiner maintenant le projet de délibération SG 3 relatif à la signature d'une convention avec la S.A Cinelba, le cinéma Le Balzac pour l'attribution d'une subvention de fonctionnement de 47.000 euros.

Je donne la parole à Mme Geneviève BERTRAND.

Mme Geneviève BERTRAND. - Merci, Monsieur le Maire.

C'est sur la politique globale de soutien aux cinémas de la Ville de Paris que porte mon intervention à l'occasion de l'examen de la première des 34 délibérations concernant le cinéma.

En 2008, 376 écrans regroupés dans 87 établissements sont en activité à Paris. Les salles parisiennes réalisent 25 millions d'entrées, soit plus de 14 % de la fréquentation nationale.

Ces données nous sont fournies par l'excellent dossier constitué par la mission cinéma, travail conduit sous l'impulsion de son responsable, M. Michel GOMEZ, que je salue, et examinées lors d'une réunion dédiée que la 9e Commission a tenue à l'initiative de M. Christophe GIRARD le 9 avril dernier. Il s'agissait d'appeler l'attention des élus très particulièrement sur la situation des salles d'art et d'essai.

Aujourd'hui, les nombreuses subventions que vous nous proposez d'attribuer aux cinémas démontrent un réel effort de la Ville dans ce domaine, puisque ce sont plus de 935.000 euros d'aide que nous allons voter.

Il s'agit principalement d'un soutien au fonctionnement des salles de cinéma indépendantes qui comprennent les 38 salles spécifiquement art et essai regroupant 72 écrans.

Mais pour avoir un panorama un peu plus complet du cinéma à Paris, il faut distinguer à côté des salles indépendantes les salles dites de circuit, qui sont au nombre de 34, avec Pathé & Gaumont, UGC et MK2 qui regroupent à elles seules 248 écrans, et les salles d'institution qui sont au nombre d'une vingtaine, comme le Forum des images, la Cinémathèque française, le Centre Georges Pompidou, le 104, des salles de musée, etc.

Pour mémoire, pour que le panorama soit complet, je tiens à citer les quatre projets qui sont en gestation : la Porte des Lilas avec 7 écrans dont l'ouverture est prévue en décembre 2010, Beaugrenelle avec 10 écrans dont l?ouverture est prévue en 2011, la quatrième travée de la Cité des Sciences avec 16 écrans et une ouverture en 2012 et le Louxor, 3 écrans, prévu d'ouvrir en 2013.

Nous savons tous combien les cinéphiles du monde entier, mais surtout les Parisiens, les élus et, avant tout, les maires d'arrondissement sont attachés à leurs salles indépendantes de quartier qui concourent à l'effervescence et au charme culturel de Paris et qui ne sont malheureusement pas épargnées par les difficultés économiques actuelles.

Or, nous constatons depuis quelques années une modification des équilibres géographiques et économiques des quartiers cinématographiques de Paris. Des quartiers historiques comme le quartier latin et les Champs-Elysées sont fragilisés, quand les Halles Beaubourg connaissent une véritable explosion. A lui seul, le cinéma UGC les Halles réalise plus de 3 millions d'entrées par an.

Le quartier Montparnasse, quant à lui, est très stable.

Puis, de nouveaux quartiers, à l'Est et dans le Nord-est parisien, émergent et vont émerger.

Comme chacun sait, plus de la moitié des 38 établissements classés art et essai en 2007 sont situés dans le 5e arrondissement où il y a 12 salles et dans le 6e arrondissement où il y en a 9, mais aujourd'hui, ces salles semblent avoir du mal à capter le public étudiant des universités voisines, celui-là même qui remplissait les salles au moment de leur création. Leur sort a de quoi préoccuper, quand l?on sait que de manière globale près de 85 % des entrées parisiennes se font dans les salles UGC, Europalace et MK2.

En conclusion, je m'étonne de lire dans "Le Parisien" de ce matin que les élus Nouveau Centre dénonceraient ces subventions. D'autant plus que notre groupe n'a fait aucune déclaration sur le sujet !

En revanche, en tant que présidente de la Commission culture et relations internationales, je pense que l'ensemble du Conseil peut être très intéressé d'obtenir des précisions sur les critères qui guident l'attribution de ces subventions, tant sur les montants qu?en ce qui concerne les bénéficiaires. De telles précisions permettraient à tous de mieux mettre en perspective la série de 34 délibérations se rapportant à l'industrie cinématographique et de mieux comprendre les grandes lignes de la politique municipale d'aide aux salles de cinéma de notre Ville.

Je vous remercie.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci beaucoup, Madame.

Monsieur GIRARD, vous avez la parole.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Merci. Votre intervention, Madame BERTRAND, me permet de réduire l'intervention que j?avais prévue car, en effet, vous avez décrit, je crois, avec beaucoup de précision, en tant que présidente de la 9e Commission chargée des affaires culturelles, la politique menée par la Mission cinéma, l'excellent Michel GOMEZ et l?excellente équipe qui l?accompagne.

La Ville a défini plusieurs critères d'attribution.

Nous soutenons en priorité les salles les plus fragiles, c'est-à-dire les salles Art et Essai indépendantes qui n?appartiennent pas à un circuit et les salles non classées Art et Essai mais qui sont mono-écran ou qui disposent de moins de 550 fauteuils. En effet, les salles mono-écran sont structurellement plus fragiles : accès aux films, contraintes de programmation. Une somme forfaitaire plancher est automatiquement attribuée : 30.000 euros pour les salles mono-écran et 15.000 euros pour les salles multi-écrans. Seules les salles qui ne programment des films que quatre jours par semaine voient ce montant forfaitaire diminuer.

Quant à l?information relayée par "Le Parisien", je ne sais pas. Peut-être conviendrait-il d'interroger M. CAVADA s'il a émis un commentaire sur ce sujet ?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération SG 3.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2009, SG 3).