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Mai 2009
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Conseil Municipal
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2009, Vœu déposé par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés relatif au collectif "Association en danger" contre le désengagement de l'Etat.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2009


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du v?u n° 73 dans le fascicule, déposé par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés, relatif au collectif "Association en danger" contre le désengagement de l'Etat.

La parole est à Mme Frédérique PIGEON et Mme Gisèle STIEVENARD répondra.

Mme Frédérique PIGEON . - Je vous remercie.

Ce v?u concerne le collectif "Associations en danger" et plus largement le soutien attendu par les associations de la part de l'Etat, pour mener toutes les actions de lien social, de solidarité, d'innovation et de progrès.

En effet, le 4 avril dernier, de nombreuses associations inscrites dans le cadre du collectif "Associations en danger" se sont mobilisées pour nous alerter sur les risques, à nouveau, de désengagement de l'Etat, autour d'actions essentielles telles que l'accompagnement à la scolarité, l'apprentissage du français, etc.

(M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, remplace M. François DAGNAUD au fauteuil de la présidence).

C'est pourquoi les élus du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés émettent le v?u que le Préfet de Paris maintienne les moyens financiers accordés à l'ensemble des acteurs associatifs du 18e mais, bien évidemment, de Paris, compte tenu de l'importance de leurs missions et, en effet, d'un devoir de vigilance et non pas de candeur.

Merci beaucoup.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame.

Pour répondre, la parole est à Mme Gisèle STIEVENARD.

Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe. - J'abonde dans le sens de ce que vient de dire Frédérique PIGEON et je suis très favorable à l'adoption du v?u du Conseil du 18e arrondissement qui relaie l'inquiétude des responsables associatifs et des élus face au désengagement effectif de l'Etat, dès à présent.

Nous sommes dans une période de profonde récession, d'une ampleur inédite. Cela paraît vraiment extravagant et très nocif de penser que la puissance publique se mette en retrait. Mme PIGEON donne l'illustration de ce qui se passe à la Goutte d'or avec une baisse des subventions accordées à l'association "la Salle Saint Bruno", une baisse de 30 % des subventions entre 2008 et 2009 pour le quartier porte Montmartre, porte de Clignancourt.

La liste est longue qui montre que l'Etat n'est pas au rendez-vous, à la hauteur attendue. C'est pourquoi, en effet, nous relayons le cri d'alerte des associations regroupées dans le collectif "Associations en danger" pour en appeler au maintien de la solidarité nationale, la où elle fait défaut. Désormais, l'Etat considère que c'est aux communes de donner toujours davantage pour permettre à ses services de moins investir dans les quartiers populaires. C'est un très mauvais calcul.

On risque de connaître des périodes de tension difficiles, si on ne donne pas les moyens aux acteurs locaux de travailler. Ils le font avec efficacité et je veux rendre hommage aux associations comme aux services publics implantés dans ces quartiers. Il serait de bon sens que cet appel soit entendu.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2009, V. 165).