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Conseil Municipal
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139 - QOC 2000-108 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu "Front national", à M. le Maire de Paris sur les mesures prises pour assurer la protection des agents de la Direction de la Propreté

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de M. Jean-Pierre REVEAU à M. le Maire de Paris est relative aux mesures prises pour assurer la protection des agents de la Direction de la Propreté.
En voici le texte :
"M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Maire de Paris de lui indiquer quelles sont les mesures prises par la Mairie de Paris pour protéger les agents de la Direction de la Propreté agressés dans un certain nombre de quartiers de Paris (18e, 20e, etc.) dans l'exercice de leurs fonctions."
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Philippe GOUJON, adjoint.
L'évolution du mode de vie urbain fait de plus en plus des représentants des services publics les cibles de violences souvent gratuites alors qu'ils sont les garants de la qualité de la vie dans les quartiers. Les agents de la propreté de Paris ont ainsi été victimes de 32 agressions physiques en 1999, particulièrement dans les 11e, 17e, 18e et 20e arrondissements, ayant entraîné dans plus du tiers des cas des arrêts de travail supérieurs à 8 jours.
Il est en effet hors de question d'abandonner le terrain et de cesser d'intervenir sous prétexte de violence car c'est une façon de faire grandir encore le sentiment d'insécurité.
C'est pourquoi, j'entends engager de nouvelles actions pour permettre aux agents de continuer à travailler dans les meilleures conditions possibles.
Au niveau de la Ville, un groupe de travail sur les situations de travail à risques, animé par le service médical, examine trois projets : la mise au point de procédures administratives et juridiques en cas d'agression, la mise en place d'une information en la matière à l'attention des agents ainsi que l'établissement d'un registre recensant toutes les agressions.
Au niveau de la Direction de la Protection de l'environnement et au titre du Comité d'hygiène et de sécurité spécial de la propreté, un groupe de travail constitué conjointement de représentants de l'administration et de représentants du personnel mène depuis juin 1999 une réflexion sur la conduite à tenir en cas d'agression. Sont notamment abordées :
- les modalités à mettre immédiatement en place après l'agression (organisation des secours, accompagnement de la victime) ;
- l'assistance et le suivi juridique des agents victimes d'agression (dépôt de plainte, constitution de dossier...) ;
- l'organisation du suivi médical et psychologique, en liaison avec le service médical de la Ville.
Enfin des actions sont déjà menées en matière d'organisation (dans certains contextes, les agents ne doivent pas travailler seuls), d'établissement et de diffusion de consignes de sécurité et enfin de mise en place d'une formation à la prévention des agressions.