Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Fevrier 2000
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

83 - QOC 2000-162 Question de Mme Gisèle MOREAU, M. Michel VION et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris sur le système de la "bourse-solidarité-vacances"

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de Mme Gisèle MOREAU et M. Michel VION à M. le Maire de Paris est relative au système de la "bourse-solidarité-vacances".
Elle est ainsi libellée :
"Le Secrétariat d'Etat au tourisme a souhaité inscrire dans ses priorités la mise en oeuvre d'une politique nationale du tourisme qui replacerait au coeur de la politique gouvernementale le droit aux vacances pour tous ceux qui n'y ont pas, ou très peu, accès à ce jour.
C'est dans cet esprit qu'il a mis en place le système de la "Bourse-solidarité-vacances". Ce dispositif associe les professionnels du tourisme, du secteur privé et associatif, qui mettent à la disposition du groupement d'intérêt public "Bourse-solidarité-vacances" des offres de séjours ou d'hébergement disponibles au sein de leurs structures. Ces offres, ainsi que des propositions de transports à des prix marginaux, sont ensuite proposées aux associations humanitaires, caritatives ou de chômeurs afin de mettre en place des projets permettant le départ en vacances du plus grand nombre de familles en difficulté. Par la suite, le G.I.P. "Bourse-solidarité-vacances" apporte son aide en matière d'ingénierie sociale du projet. Il assure la liaison entre les partenaires pour faciliter le bon déroulement du séjour et les échanges avec le population locale.
Ce dispositif peut être un lien privilégié de concertation et de réflexion en matière de prévention et de lutte contre les exclusions dans le domaine de l'accès pour tous aux vacances.
C'est pour cette raison que Mme Gisèle MOREAU, M. Michel VION et les membres du groupe communiste demandent à M. le Maire de Paris de les informer sur les dispositions que la Ville de Paris entend mettre en oeuvre afin d'assurer l'information la plus large sur ce dispositif en direction des associations et des habitants des quartiers de la ville. De plus, ils lui proposent de mettre un stand à disposition du G.I.P. "Bourse-solidarité-vacances" lors des Etats généraux de la Solidarité que la Ville de Paris organisera les 14 et 15 avril prochain."
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint.
L'accès de tous les parisiens aux vacances est bien sûr une des préoccupations de la collectivité parisienne, qui a mis de longue date en place des actions dans ce domaine, pour les publics qui relèvent de sa compétence.
Ainsi, le Département de Paris finance, au titre des actions de prévention, les séjours "Ville-Vie-Vacances" pour les préadolescents, adolescents et jeunes adultes : ces opérations permettent non seulement d'offrir des activités éducatives et attrayantes à des publics qui n'ont autrement guère accès aux vacances, mais contribuent également à la prévention de la délinquance en évitant que des jeunes ne soient amenés, par oisiveté, à des conduites déviantes. En 1998 plus de 9.000 jeunes parisiens ont bénéficié de cette opération.
Par ailleurs, et pour les personnes âgées qui relèvent de sa compétence, le Centre d'Action sociale organise des séjours et excursions adaptés, dont le programme varie en fonction des attentes et de l'état de dépendance des publics ciblés. Près de 7.000 Parisiens âgés en bénéficient chaque année.
Ce sont ainsi plus de 15.000 Parisiens, aux ressources financières limitées, auxquels la collectivité parisienne permet chaque année de partir en vacances. Dans ses actions de communication, la Ville privilégie évidemment la diffusion de l'information sur les actions qu'elle organise et finance.
Dans ces conditions, il n'apparaît pas utile d'alourdir ce message et d'envisager que la collectivité parisienne assure la promotion de l'opération "Bourse Solidarité Vacances" organisée par le Secrétariat d'Etat au tourisme, qui, selon les informations rendues publiques par ce dernier, a concerné seulement 1.000 bénéficiaires en 1999, dont 19 % étaient originaires de la région parisienne, aucune donnée n'étant disponible sur les bénéficiaires parisiens.