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134 - QOC 2000-103 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu "Front national", à M. le Maire de Paris sur les mesures prévues en cas de crue exceptionnelle de la Seine

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de M. Jean-Pierre REVEAU à M. le Maire de Paris concerne les mesures prévues en cas de crue exceptionnelle de la Seine.
Je vous en donne lecture :
"La récente tempête a mis en lumière la vulnérabilité de la société face au déchaînement de la nature. La Cour des comptes a récemment indiqué que la Ville de Paris n'était pas à l'abri d'une catastrophe majeure en cas de crue centennale.
Le Contrat de plan Etat-Région a d'ailleurs prévu d'investir dans ce domaine.
M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Maire de Paris de lui indiquer si des études techniques et des programmes d'investissement sont actuellement arrêtés pour faire face à cette menace."
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Michel BULTÉ, adjoint.
Les crues à Paris peuvent présenter des impacts de gravité variables en fonction de l'importance des pluviométries en cause et de l'éventuelle concomitance des pointes de crues de la Seine et de ses principaux affluents.
Les plus graves comme celle de 1910, sont le résultat de la superposition d'une forte crue de l'Yonne et des crues de la Seine et de la Marne.
Après les inondations de 1910, un programme de travaux et d'aménagements de la Seine dans Paris et sa banlieue a été entrepris afin de faciliter les écoulements du fleuve en crue. Parallèlement, des travaux et des dispositifs de protection : obturation des brèches, surélévation des parapets, stations de pompage, fermeture des déversoirs d'orage, mise en oeuvre de cheminées d'isolation des égouts ont été réalisés ou sont prévus dans le cadre d'un plan d'urgence élaboré en coopération avec la Préfecture d'Ile-de-France et la Préfecture de police de Paris.
A ces travaux s'ajoutent des dispositifs de secours et de protection qui ont été mis au point dans le cadre d'actions de sensibilisation des services publics, incités à mettre en oeuvre des actions d'autoprotection. C'est le cas notamment pour les services de l'assainissement, de traitement des ordures ménagères, de la S.N.C.F., de la R.A.T.P. ou encore des services de distribution d'eau.
Bien entendu le problème évoqué ne peut être traité dans le seul cadre du territoire parisien et par la seule volonté de la collectivité parisienne.
C'est pourquoi la Ville de Paris s'est associée aux départements limitrophes pour conduire au sein de l'Institution Interdépartementale des Barrages Réservoirs une politique de prévention cohérente. L'action des quatre lacs réservoirs de l'institution permet, grâce au stockage partiel des crues, de diminuer les débits, d'abaisser la ligne d'eau dans Paris et de réduire considérablement le coût des crues éventuelles.
L'abaissement du niveau des eaux résultant de la construction de quatre barrages réservoirs, dans l'hypothèse d'une crue de type 1910, serait d'environ 90 centimètres.
Dans le contrat de plan Etat-Région 2000-2006, devrait être inscrite l'étude relative à l'aménagement de la zone d'extension des crues dites de la Bassée aval en Seine-et-Marne, le long de la Seine. C'est un projet qui permettrait de réduire les dommages en région parisienne liés aux pointes de crues de l'Yonne.
Par ailleurs, il convient de souligner que par arrêté du 17 juin 1998, le Préfet de la Région Ile de France, Préfet de Paris, a prescrit l'établissement d'un Plan de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI) sur l'ensemble du territoire de la capitale, prenant en compte les risques relatifs aux crues de la Seine.
L'objet du PPRI est de délimiter les zones exposées au risque d'inondation en cas de crue centennale (la crue de 1910 à Paris) et d'y prescrire des mesures de prévention, en particulier en matière de construction.
Les services de la Ville participent activement aux réunions de travail et aux échanges techniques.
Une fois finalisé, le projet de PPRI sera soumis pour avis au Conseil de Paris puis à une enquête publique par le Préfet de Paris. Le PPRI sera ensuite approuvé par arrêté préfectoral et annexé au Plan d'Occupation des Sols de la Capitale comme servitude d'utilité publique.