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Fevrier 2000
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Conseil Municipal
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18 - 2000, DPP 1 - Création d'une nouvelle antenne "Action Jeunes Information" (15e). - Subvention à l'association "Paris pour les Jeunes" pour le fonctionnement de ladite antenne. - Montant : 225.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons au projet de délibération DPP 1 concernant la création d'une nouvelle antenne "Action Jeunes Information".
Je donne la parole à M. AURELLI.
M. Paul AURELLI, adjoint. - Monsieur le Maire, je ne vais pas intervenir sur le fond du dossier de cette délibération. Je vais profiter de l'occasion qui m'est offerte pour me défendre d'une accusation qui a été portée par un élu d'arrondissement en séance publique du Conseil du 20e arrondissement.
Je n'ai pas pour habitude de citer des noms dans cette enceinte, mais aujourd'hui je vais le faire pour la première fois.
M. David ASSOULINE a cru devoir me mettre gravement en cause, mettre en cause mon honnêteté, m'accusant d'avoir dérobé des subventions votées par le Conseil de Paris au profit de l'association que je préside "Paris pour les jeunes".
Je savais déjà que M. ASSOULINE était un menteur et un tricheur. J'ajoute aujourd'hui que je sais désormais qu'il est un voyou, et je pèse mes mots !
Il est vrai que nous ne relevons pas de la même école de pensée. M. ASSOULINE appartient à celle dont certains siègent sur les bancs de cette Assemblée et d'autres à un certain niveau élevé de l'Etat où l'on croit devoir mettre en cause les uns et les autres sur des accusations que l'on serait bien imprudent de pouvoir vérifier.
Je tiens à dire ici que les comptes de "Paris pour les Jeunes" ont été certifiés régulièrement par les commissaires aux comptes, que nous avons scrupuleusement respecté les missions qui étaient les nôtres au service des Parisiens, que nous n'avons jamais commis quelque erreur de quelque nature que ce soit qui puisse justifier cette mauvaise querelle de M. ASSOULINE. Elle lui collera aux basques !
Je veillerai à ce que, tout au long des mois et jusqu'aux élections municipales, nous puissions dire aux Parisiens du 20e arrondissement que cette querelle est une fausse querelle et qu'il faut écarter les voyous, les tricheurs et les menteurs de la vie publique.
Voilà, Monsieur le Maire, ce que je voulais dire aujourd'hui très officiellement pour que cela figure au compte rendu de notre Assemblée.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Paris-Libertés" et "Rassemblement pour Paris").
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur AURELLI d'avoir apporté ces précisions nécessaires.
Monsieur GOUJON, souhaitez-vous ajouter quelque chose sur le fond ?
M. Philippe GOUJON, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Pour revenir à la déclaration de Paul AURELLI, dans ce projet de délibération, nous sommes évidemment non seulement tout à fait satisfaits des prestations de "Paris pour les Jeunes" qui permet de mettre en place des animateurs compétents particulièrement bien formés dans les antennes "action jeunes information" et bien sûr, je voudrais également insister sur la totale transparence de cette association sur le plan financier et me réjouir aussi du bon bilan de ces antennes qui ont accueilli, en 1999, près de 4.000 visites de jeunes, puisque ces antennes sont implantées dans des ensembles immobiliers sensibles, soit une augmentation de près de 25 % de leur fréquentation en 1999.
Juste un problème que je me dois de souligner : en fonction de la recrudescence de l'insécurité dans ces quartiers sensibles, un certain nombre de ces antennes doivent être transférées et nous sommes même obligés d'en fermer ; c'est le cas de celle de la Z.A.C. "Saint-Blaise" où, par manque de protection par les services de sécurité, les personnels de l'association ont été frappés à plusieurs reprises, ont essuyé des coups de couteau, ont subi l'assaut de chiens pitbulls, le local ayant été entièrement dévasté.
Je voudrais rendre hommage aux personnes qui travaillent dans des conditions difficiles et à l'association PLJ qui fournit des personnels compétents, motivés et efficaces.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Madame GOURIOU, vous n'étiez pas inscrite.
Mme Marie-France GOURIOU. - Je me permets de protester contre cette attaque de M. AURELLI contre un élu qui n'est pas membre de cette Assemblée. Ce problème doit se régler en Conseil d'arrondissement.
Sur le fond, je regrette qu'un adjoint au Maire de Paris soit président d'une telle association ; cela éviterait ce genre de problème. Ce débat ne doit pas avoir lieu ici, je le regrette.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Si cela s'est passé au Conseil d'arrondissement comme c'est indiqué, c'est pour le moins fâcheux. Les propos qu'a rapportés M. Paul AURELLI, qui ont été tenus à son encontre, sont particulièrement fâcheux et inacceptables.
Mme Marie-France GOURIOU. - Je ne me souviens pas de cette agressivité en Conseil d'arrondissement. Je ne me souviens pas de la même violence que celle rapportée. J'étais présente.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Vous ne niez pas qu'il y ait eu de tels propos.
Mme Marie-France GOURIOU. - Je dis qu'il n'y a pas eu une telle violence. Je cite : "voyou, menteur, tricheur" ; ce ne sont pas des propos à tenir en Assemblée, c'est à régler en Conseil d'arrondissement, ce n'est pas du ressort du Conseil de Paris.
M. Paul AURELLI, adjoint. - M. ASSOULINE s'est essayé à cet exercice de mise en cause à diverses reprises. J'ai dû, au cours de nos sessions du Conseil d'arrondissement, lui répondre vertement à diverses reprises.
Je regrette que notre collègue, Mme GOURIOU, fasse semblant de ne pas avoir entendu la totalité des mots qui ont été prononcés, et j'étais modeste en les rappelant. Je maintiens que M. ASSOULINE est un voyou, un menteur et un tricheur...
On a les amis qu'on mérite, Madame GOURIOU...
Je regrette que cela soit ainsi. Je n'ajouterai pas un seul mot et je m'en tiendrai là.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPP 1 concernant, je le rappelle, la création d'une nouvelle antenne "Action Jeunes Information".
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DPP 1).