Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Fevrier 2000
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

28 - 2000, JS 2 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres ou un marché négocié, en cas d'appel d'offres infructueux, pour la mise en sécurité des clôtures du stade Paul-Faber (17e)

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. Jean-Loup MORLÉ, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération JS 2 relatif à la passation d'un marché sur appel d'offres ou d'un marché négocié, en cas d'appel d'offres infructueux, pour la mise en sécurité des clôtures du stade Paul-Faber.
M. REVEAU a la parole.
M. Jean-Pierre REVEAU. - Monsieur le Maire, c'est le troisième projet de délibération en moins de huit mois qui nous propose "d'installer des clôtures plus efficaces et de reprendre les murs de soutènement" dans un stade parisien, tout cela en raison de problèmes de sécurité "à la suite de l'entrée dans l'enceinte de personnes ayant provoqué des dégradations matérielles et agressé des usagers".
Le présent projet est emblématique de l'insécurité grandissante que connaît notre Ville. Aucun lieu n'est en effet épargné, aucun public n'y échappe.
S'il faut, comme l'on dit, "barreauder" les centres sportifs et rehausser les murs de soutènement, c'est parce que les usagers et les scolaires qui les fréquentent, sont désormais agressés en plein jour par des bandes ethniques violentes...
(Protestations sur les bancs de l'Assemblée).
... qui sévissent dans tous les quartiers, l'Ouest parisien n'y échappant pas plus que les arrondissements de l'Est. J'ajoute que ces travaux de sécurité ont été aussi demandés par les personnels de la Direction de la Jeunesse et des Sports : 3 agents de cette Direction sont agressés en moyenne par jour ouvrable, dont l'un au moins doit être mis en arrêt de travail.
Telle est la réalité des chiffres de la délinquance parisienne, chiffres qui vont bien au-delà des statistiques déjà fort inquiétantes qui figurent dans le contrat parisien de sécurité.
Cette situation résulte malheureusement de données que les pouvoirs publics se refusent à regarder en face : une immigration incontrôlée, confortant des communautés fermées sur elles-mêmes...
(Vives protestations sur les bancs des groupes socialiste, communiste et du Mouvement des citoyens).
... parfaitement ! Une immigration incontrôlée, je répète...
M. Jean-Loup MORLÉ, adjoint, président. - Un peu de calme, s'il vous plaît...
M. Jean-Pierre REVEAU. - ... confortant des communautés fermées sur elles-mêmes.
Les clôtures renforcées, le "barreaudage" à 2,20 mètres, la vidéo-surveillance, les contrôles d'accès vont-ils vraiment résoudre durablement les difficultés ?
Plutôt que de vouloir traiter le problème à sa source - inversion des flux migratoires, répression sans faiblesse...
(Vives protestations sur les bancs des groupes socialiste, communiste et du Mouvement des citoyens).
... expulsion des délinquants étrangers - on préfère pallier avec l'argent des Parisiens les conséquences les plus visibles.
J'avais eu l'occasion, en mai et en septembre dernier, de vous dire que votre politique du barreau avait de beaux jours devant elle. Je ne croyais pas que vous me donneriez systématiquement raison !
Merci, Monsieur le Maire.
(Très vives protestations et exclamations sur les bancs de l'Assemblée).
M. Jean-Pierre REVEAU. - C'est vous qui êtes la honte !
M. Jean-Loup MORLÉ, adjoint, président. - Monsieur CANE, vous avez la parole.
Un peu de silence !
M. Dominique CANE, adjoint. - Monsieur le Maire, s'il vous plaît...
M. Jean-Loup MORLÉ, adjoint, président. - Un peu de calme, la parole est à M. CANE.
M. Dominique CANE, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Je ne suivrai pas le collègue qui vient de s'exprimer sur ses expressions racistes et xénophobes.
(Applaudissements sur tous les bancs de l'Assemblée).
Je suis absolument contre cela !
M. Jean-Pierre REVEAU. - Je n'ai pas attaqué les races.
M. Dominique CANE, adjoint, rapporteur. - Je ne vous ai pas interrompu, alors, vous vous taisez !
M. Jean-Pierre REVEAU. - Ne dites pas n'importe quoi !
M. Dominique CANE, adjoint, rapporteur. - Par contre, j'apporterai comme réponse tout ce que font la Direction de la Jeunesse et des Sports et la Mairie de Paris pour la sécurité des gens qui travaillent sur ces terrains.
La Ville de Paris a une action toute particulière dans le domaine de la sécurité des équipements sportifs :
- mise en place d'un programme visant à renforcer les clôtures pour empêcher les intrusions et à réorganiser l'accueil et la surveillance dans ces équipements. Ce programme s'élève à 28 millions de francs ;
- recrutement de 90 emplois-jeunes en tant qu'animateurs sportifs de proximité pour encadrer les jeunes non organisés en clubs ou associations ;
- renforcement des capacités d'intervention des agents de la sécurité de la Direction de la Prévention et de la Protection.
(M. Jean-François LEGARET, adjoint, remplace M. Jean-Loup MORLÉ, adjoint, au fauteuil de la présidence).
Voilà, Monsieur le Maire, les éléments que je voulais porter à la connaissance de notre Conseil et je vous demande de faire adopter ce mémoire.
M. Jean-Pierre REVEAU. - Tout ce que vous avez à répondre quand on vous parle d'immigration, c'est le racisme !
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Monsieur REVEAU, je fais simplement un rappel au règlement.
On peut, à l'occasion de n'importe quel projet de délibération, faire de la provocation et exciter l'Assemblée en se livrant à des fantasmes. Mais il s'agit pour l'instant...
M. Jean-Pierre REVEAU. - Ce n'est pas un fantasme, c'est une constatation !
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - ... d'un appel d'offres concernant les clôtures et la mise en sécurité du stade Paul-Faber.
Revenons sur terre et prononçons-nous sur cette délibération, comme M. CANE vient de nous inviter à le faire.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 2.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, JS 2).