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Fevrier 2000
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130 - QOC 2000-78 Question de Mme Laure SCHNEITER, élue du Mouvement écologiste indépendant, à M. le Maire de Paris à propos de la commémoration du soulèvement du peuple tibétain le 10 mars 1959

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante Mme Laure SCHNEITER à M. le Maire de Paris est à propos de la commémoration du soulèvement du peuple tibétain le 10 mars 1959.
Je vous en donne lecture :
"Cette année, il y aura 41 ans que le peuple tibétain se soulevait, à LHASSA, le 10 mars 1959, et que le Dalaï Lama partait pour l'exil.
Une des actions majeures de cette commémoration consiste à hisser les couleurs du drapeau tibétain sur le plus grand nombre de mairies en France et en Europe, entre les 10 et 12 mars.
C'est un geste concret et visible de solidarité au peuple tibétain, pour le respect de son identité, de sa culture et de ses droits fondamentaux. Ce peuple, cette culture et cette terre sont gravement menacés de disparition par la politique d'occupation, d'oppression et de colonisation du régime chinois.
L'année passée, plus de 700 drapeaux flottaient aux frontons des Hôtels-de-Ville en Europe, dont plus de 200 en France. La Ville de Paris n'a rien fait.
Mme Laure SCHNEITER demande à M. le Maire de Paris s'il a l'intention, cette année, de se joindre à cette initiative en hissant le drapeau tibétain sur la façade de l'Hôtel-de-Ville de Paris et d'informer les Parisiens et la presse sur le sens d'une telle action."
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Patrick-Olivier PICOURT, adjoint.
Mme Laure SCHNEITER, élue du Mouvement écologiste indépendant, a demandé au Maire de Paris s'il avait l'intention, cette année, de faire hisser le drapeau tibétain sur la façade de l'Hôtel-de-Ville de Paris, à l'occasion de la date anniversaire du soulèvement du peuple tibétain à Lhassa, le 10 mars 1959.
Quels que soient les sentiments de solidarité qu'un très grand nombre de Parisiens peuvent éprouver pour les Tibétains et quel que soit l'intérêt qu'ils peuvent manifester pour ce pays, son histoire et sa culture, dont le statut et le rayonnement internationaux sont incontestables, il n'appartient pas de répondre favorablement à la proposition de Mme SCHNEITER, la Ville de Paris ayant le devoir de s'aligner sur la position officielle de l'Etat français et de son gouvernement adoptée à l'égard du Tibet et de la République Populaire de Chine.
Il serait impensable qu'il en fut autrement pour la Capitale de la France.