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Fevrier 2000
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129 - VI - Questions des élus non-inscrits.QOC 2000-73 Question de Mme Marie-Thérèse JUNOT, MM. Jacques FERON et Jean-Louis GIRAL, élus indépendants, à M. le Maire de Paris concernant le devenir des hippodromes parisiens

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons aux questions orales des élus non-inscrits.
La première d'entre elles est ainsi rédigée :
"Si on en croit la presse, M. le Maire de Paris aurait déclaré, lors d'une visite au bois de Boulogne, après la tempête, qu'il y avait un hippodrome de trop à Paris.
Or, si effectivement Paris dispose de 3 hippodromes (Vincennes, Longchamp, Auteuil), l'un consacré aux courses de trot, l'autre aux courses plates et le dernier aux courses d'obstacles, il s'agit de 3 disciplines essentielles du sport hippique.
Ces hippodromes, non seulement contribuent au développement de l'activité hippique, mais également participent au renom de la Capitale. Ils ont une histoire et de nombreux Parisiens sont très attachés à leur maintien.
Déjà par le passé, et à plusieurs reprises, des investisseurs, pour ne pas dire des promoteurs, ont souhaité la disparition de l'hippodrome d'Auteuil. N'avait-il pas été envisagé d'installer provisoirement le stade de football, pour le "Mundial", sur cet hippodrome ?
Vouloir ouvrir les champs de courses aux Parisiens d'une façon plus importante, c'est très bien et Mme Marie-Thérèse JUNOT, MM. Jacques FERON et Jean-Louis GIRAL y adhèrent pleinement, mais ils refusent leur disparition.
Il existe déjà à Auteuil une piscine, un practice de golf, bientôt un poney-club et l'on parle aussi, pour Longchamp, d'un centre de loisirs moderne avec tribune polyvalente.
Mme Marie-Thérèse JUNOT, MM. Jacques FERON et Jean-Louis GIRAL espèrent qu'aujourd'hui il ne s'agit pas d'une nouvelle tentative pour urbaniser un peu plus le 16e arrondissement et que l'information reprise par la presse n'était due qu'à une mauvaise interprétation des propos de M. le Maire de Paris.
Enfin, M. le Maire de Paris pourrait-il leur indiquer où en est la concession de l'hippodrome de Longchamp, échue en 1997, et dont le bail est reconduit "provisoirement", d'année en année, pour cause de désaccord sur le montant de ce bail ?"
Je vous donne la réponse.
Oui, les courses de trot, les courses de plat et les courses d'obstacles sont trois disciplines essentielles du sport hippique.
Oui, les courses dans Paris, non seulement contribuent au développement de l'activité hippique, mais également participent au renom de la Capitale.
Oui, les hippodromes parisiens ont une histoire et de très nombreux parisiens au premier rang desquels le Maire y sont très attachés.
Evidemment, les courses de chevaux doivent pouvoir continuer à se dérouler dans les bois de la Capitale. Cela étant, il est non moins nécessaire au moment où viennent à échéance les conventions qui lient la Ville de Paris, qu'une réflexion soit engagée sur les hippodromes de l'Ouest parisien - Auteuil et Boulogne - avec les élus locaux, les associations de défense de la nature, les associés hippiques, les élus concernés, le gestionnaire actuel sur le devenir de ces deux grands équipements.
Chacun sait combien la demande des Parisiens en matière de jardins et d'espaces verts est importante et on peut tout naturellement se poser la question de savoir si ces deux hippodromes proches de deux kilomètres l'un de l'autre ne font pas double emploi.
Ces équipements sont ouverts respectivement 44 et 31 jours par an. Ils totalisent près d'une centaine d'hectares. Le devenir de ces deux hippodromes s'inscrit dans le schéma d'aménagement du bois de Boulogne.
Dans ce cadre, une réflexion sereine doit s'engager sur leur devenir, étant entendu cependant qu'un aucun cas il ne s'agisse qu'il n'y ait plus de courses dans le bois de Boulogne.
A la demande du Maire de Paris, sera créée une commission de réflexion et de concertation associant l'ensemble des maires des communes concernées afin d'évaluer les conséquences de la tempête qui s'est abattue sur les bois en décembre dernier et de définir avec eux les objectifs communs pour le schéma général d'aménagement des bois. Ce schéma concernera, bien sûr, les massifs forestiers, la circulation, la vie économique à l'intérieur des bois, les activités sportives et ludiques. Le devenir des hippodromes y sera tout naturellement évoqué.
J'ajoute que s'agissant de l'hippodrome de Longchamp, la convention de concession est effectivement parvenue à échéance le 31 mars 1997, sa durée a été prorogée par un avenant du 20 décembre 1997 jusqu'au 31 mars 1998. Depuis cette date, les discussions ont été engagées avec "France Galop" pour la rédaction d'une nouvelle convention.