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Fevrier 2000
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122 - QOC 2000-126 Question de M. Hervé BENESSIANO à M. le Préfet de police à propos de l'augmentation des crimes et délits commis dans la Capitale

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante M. Hervé BENESSIANO à M. le Préfet de police a trait à l'augmentation des crimes et délits commis dans la Capitale.
Je vous en donne lecture :
"La liste détaillée des crimes et délits commis officiellement en 1999 dans la Capitale vient d'être publiée. Les chiffres confirment une augmentation des méfaits par rapport à l'année précédente.
On constate notamment que les vols avec violence sont en progression impressionnante et que l'insécurité dans les transports en commun demeure une constante inébranlable.
De plus, les délits provenant des mineurs se sont aggravés.
Face à cette réalité, M. le Préfet de police ne pense-t-il pas qu'une augmentation des effectifs parisiens permettrait de mieux canaliser cette délinquance dont l'intensité ne semble pas être démentie par les chiffres récemment publiés ?"
La parole est à M. le Préfet de police.
M. LE PRÉFET DE POLICE. - Je puis vous indiquer que les statistiques complètes des crimes et délits constatés à Paris en 1999 font apparaître, en effet, une très légère augmentation. Toutefois, celle-ci ne saurait traduire une progression de l'insécurité.
En effet, malgré cette évolution, le niveau de la délinquance reste inférieur de 4,5 % à celui de la moyenne des dix dernières années.
Les délits de voie publique (qui constituent les délits les plus nombreux et qui touchent l'ensemble de la population, tels que les cambriolages, les vols d'automobiles, les vols à la roulotte et les vols à la tire) sont en baisse, à l'exception des vols avec violences. La plupart d'entre eux n'ont jamais été à un niveau aussi bas depuis 25 ans. Le niveau de la délinquance de voie publique (vols avec violences compris) est à l'indice 79 par rapport à l'année 1990 affectée d'un indice 100.
En ce qui concerne les vols avec violence, la cause quasi-exclusive de l'augmentation tient aux vols, à l'arraché ou sous la menace, de téléphones portables, dont l'utilisation massive dans la rue relève d'un phénomène de société nouveau qui génère des effets indésirables.
De son côté, la délinquance enregistrée dans le métro a reculé de 3,68 %.
Enfin, la plupart des délits supplémentaires enregistrés tiennent à la révélation d'infractions jusqu'ici moins bien prises en compte, grâce à l'ouverture élargie des commissariats et à la politique de rapprochement avec le public engagée par la réforme de la Préfecture de police du 18 avril dernier. De même, de nombreux délits (c'est le cas en particulier des infractions aux stupéfiants), n'augmentent dans les statistiques que parce que la réorganisation des services offre désormais aux commissariats locaux des compétences nouvelles ou élargies. Ainsi, l'augmentation chiffrée traduit exclusivement le renforcement de l'activité des services voulu par la réforme pour lutter plus efficacement contre la petite et moyenne délinquance.
Il n'en demeure pas moins que, sur décision de M. le Ministre de l'Intérieur, les moyens de la Préfecture de police seront renforcés par 100 fonctionnaires de police supplémentaires au titre de l'année 2000.
Cet apport, faisant suite aux effets bénéfiques de la profonde réorganisation des services, ne peut qu'améliorer les conditions de lutte contre la délinquance.