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Fevrier 2000
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65 - QOC 2000-143 Question de Mmes Maryse LE MOEL, Michèle BLUMENTHAL et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris sur le développement de la prostitution sur les boulevard des Maréchaux

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la question de Mmes Maryse LE MOEL et Michèle BLUMENTHAL à M. le Maire de Paris relative au développement de la prostitution sur les boulevard des Maréchaux.
Elle est ainsi libellée :
"La prostitution repoussée à la périphérie de Paris se développe tout au long des boulevards des Maréchaux, causant des troubles de l'ordre public qui mettent en danger moral et physique les enfants et les jeunes des écoles, des collèges et des lycées situés en lisière et à proximité de ces boulevards.
Les habitants des 18e, 19e et 12e arrondissements, qui ont déjà alerté M. le Maire de Paris, attendent des réponses à leurs demandes de mesures de voirie et de police adaptées, pour que cesse ce trafic d'êtres humains."
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Philippe GOUJON, adjoint.
Le Maire de Paris déplore, tout autant que les auteurs de la question, le développement de la prostitution et le cortège de nuisances de toutes sortes qu'il génère, notamment le long des boulevards des Maréchaux.
Toutefois, la lutte contre ce phénomène relève de la seule compétence de M. le Préfet de police, représentant de l'Etat qui, depuis l'arrêté des Consuls du 12 Messidor An VIII, a la charge exclusive de la sécurité des personnes et des biens dans la Capitale.
Néanmoins, en complément de l'action de l'Etat, le Maire de Paris a mis en place une série de mesures destinées à améliorer la sécurité dans la Capitale, parmi lesquelles un dispositif de surveillance des immeubles sociaux.
A ce titre, les équipes chargées de cette surveillance ont procédé en 1999 à l'évacuation de 333 prostitué(e)s.
Par ailleurs, la Municipalité parisienne apporte son soutien financier à l'association "Aux Captifs la Libération" pour son action en faveur des personnes se livrant à la prostitution.
Enfin, en 1999, 1.270.000 F ont ainsi été versés par la Ville de Paris au titre de la prévention spécialisée et 80.000 F au titre du Pôle prévention de la délinquance.