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Fevrier 2000
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Conseil Municipal
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10 - III - Question d'actualité de M. LECOQ, au nom du groupe "Rassemblement pour Paris", à M. le Maire de Paris concernant les effectifs d'enseignants dans le public et le privé dans le cadre de la carte scolaire

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. Paul AURELLI, adjoint, président. - Nous allons évoquer maintenant la question d'actualité de M. LECOQ, au nom du groupe "Rassemblement pour Paris".
Monsieur LECOQ, vous avez la parole.
M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.
Chers collègues, depuis quelques semaines, la traditionnelle discussion autour de la carte scolaire et des moyens alloués par le Ministère de l'Education nationale, à chaque Rectorat, dans le cadre de la préparation de la prochaine rentrée, prend un tour désagréable dans de nombreuses régions.
Si, à Paris, le dialogue permanent entre la Ville et le Rectorat, dialogue qui s'est intensifié depuis quelques mois, permet d'espérer que nous ne connaîtrons pas une situation trop délicate à la rentrée, il convient toutefois selon nous, Monsieur le Maire, que nous restions vigilants et attentifs :
- tout d'abord parce que les mouvements de population, comme vous le savez, ne sont connus que de manière imprécise ;
- parce qu'il y a deux et trois ans, Paris avait été particulièrement maltraité, l'insuffisance de postes s'étant répercutée sur l'incapacité qu'a eue le Rectorat à remplacer les maîtres absents ou en congés ;
- enfin parce que nous ne voudrions pas que, pour doter en postes certains départements où le besoin est sans doute justifié, le Ministère prive en dernier ressort Paris de postes auxquels il a droit, notamment au regard des nombreux établissements scolaires qui se trouvent inscrits en zone d'éducation prioritaire.
Notre préoccupation s'étend également, Monsieur le Maire, comme l'année dernière, au second degré où les dotations horaires de nombreux collèges et lycées sont remises en cause de manière précipitée et technocratique.
De nombreux élus, un peu partout dans la Capitale, ont d'ailleurs été l'objet de sollicitations nombreuses de parents d'élèves et d'associations à ce sujet.
Le même constat peut d'ailleurs être fait pour les établissements privés sous contrat d'association qui semblent, cette année, particulièrement sous le feu des projecteurs du Ministère de l'Education nationale alors que chacun reconnaît leur spécificité et leur complémentarité par rapport aux établissements d'enseignement public.
L'éducation fait partie, Mesdames et Messieurs, des missions essentielles de l'Etat. Il serait bon, alors que le Gouvernement s'interroge sur l'utilisation de cette fameuse cagnotte, qu'il reconsidère les moyens dévolus à la formation et à l'éducation des jeunes Français.
M. Paul AURELLI, adjoint, président. - Merci, Monsieur LECOQ.
M. REINA a la parole pour répondre à M. LECOQ.
M. Vincent REINA, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
Je voudrais dire que je partage totalement les propos de mon collègue Jean-Pierre LECOQ.
Pour ce qui est de la prochaine rentrée, le Ministre a annoncé la suppression de 9 postes pour l'Académie de Paris, s'agissant du premier degré, mais n'a pas encore annoncé l'évolution des moyens pour le second degré.
La Ville a souhaité, pour sa part, au minimum un maintien des moyens alloués dans le secteur public et privé pour le premier comme pour le second degré.
S'agissant plus particulièrement du second degré, le retournement de tendance à la baisse des effectifs à prévoir pour la prochaine rentrée doit permettre, à moyens minimum constants, d'augmenter les moyens de remplacement à hauteur du besoin constaté et d'améliorer l'accueil des moins de trois ans dans les écoles maternelles.
Pour cela, l'Académie de Paris devrait :
- au moins, renoncer à des projets de fermeture de classes maternelles dans les arrondissements où cet accueil est déficient, notamment dans tous les arrondissements accueillant moins de 10 % d'enfants de moins de trois ans. Il s'agit, en l'occurrence, des 1er, 8e, 9e, 15e, 16e et 17e arrondissements. Il est à noter également que 417 élèves de moins de trois ans sont en liste d'attente depuis janvier 2000, représentant l'équivalent de 17 classes ;
- développer également l'enseignement spécialisé, notamment l'intégration des enfants handicapés en milieu scolaire.
S'agissant des moyens alloués au second degré public, comme il vient de l'être indiqué, la Ville ne connaît pas encore la dotation globale attribuée à l'Académie de Paris et, en tout état de cause, cette dotation doit être en nette augmentation eu égard à l'accroissement prévu des effectifs des collégiens pour la prochaine rentrée.
M. Paul AURELLI, adjoint, président. - Merci, Monsieur REINA.