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Fevrier 2000
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141 - QOC 2000-110 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu "Front national", à M. le Préfet de police au sujet des statistiques de la délinquance dans le quartier de la place des Fêtes (19e)

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de M. Jean-Pierre REVEAU à M. le Préfet de police est au sujet des statistiques de la délinquance dans le quartier de la place des Fêtes (19e).
Elle est ainsi libellée :
"M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Préfet de police de bien vouloir lui fournir des statistiques précises sur la délinquance dans le quartier de la place des Fêtes (19e) et lui indiquer les mesures prises pour protéger les résidants des logements des tours situées sur cette place."
La parole est à M. le Préfet de police.
M. LE PRÉFET DE POLICE. - Depuis la réforme des services actifs de la Préfecture de police, il n'est pas possible, à partir de l'état de référence dit "état 4001" selon lequel sont établies les statistiques de la délinquance, de comptabiliser la criminalité à un niveau inférieur à celui de l'arrondissement.
Si avant cette réforme les sources en matière de crimes et délits étaient, pour la plus grande part, les plaintes enregistrées au niveau des commissariats de quartier, depuis le 18 avril 1999 ces sources se trouvent, en effet, dans les services de l'accueil, de la recherche et de l'investigation (SARIJ), implantés dans chaque arrondissement.
Je rappellerai que vous avez été, en votre qualité de conseiller de Paris, destinataire de la brochure de présentation des statistiques de la délinquance à Paris pour 1999, laquelle comportait une déclinaison par arrondissement.
Or, il est précisé dans ce document que les comparaisons effectuées par arrondissement doivent être abordées avec prudence en insistant sur le fait que selon la méthodologie en vigueur, les crimes et délits sont enregistrés au lieu où la plainte a été déposée et non à l'endroit où le fait a été commis.
Cette spécificité incline à redoubler de circonspection vis-à-vis des données chiffrées qu'il est permis d'obtenir pour le territoire très limité que constitue la place des Fêtes au travers des outils informatiques dont disposent les services de police en matière de traitement de l'information criminelle.
Plus que des chiffres dont la pertinence serait à ce niveau contestable, ce sont davantage les informations recueillies sur le terrain depuis le développement d'une véritable police de proximité qui permettent d'adapter, au plus près de la réalité, les différentes formes d'action à mettre en place dans un secteur donné.
Ainsi, dans le quartier de la place des fêtes dont la sensibilité est sans doute explicable par la proximité d'un habitat difficile regroupé dans plusieurs cités, les services de police renforcés récemment par la création d'un groupe de soutien dans l'arrondissement privilégient-ils l'îlotage et les contacts, tant avec les riverains qu'avec les bailleurs sociaux.
Cette mobilisation policière se traduit par une augmentation très importante de l'activité répressive, dans le 19e arrondissement (+ 28,7 % pour les gardes à vue et + 39,88 % pour les présentations à la justice).