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Septembre 1995
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Conseil Municipal
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46 - QOC 95-141 Question de M. Jean WLOS, Mme Mireille MARCHIONI et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris sur la situation précaire des habitants victimes de sinistres dans leur immeuble, notamment rue Poulet (18e).

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1995




M. LE MAIRE DE PARIS.- La question suivante de M. WLOS et Mme MARCHIONI à M. le Maire de Paris concerne la situation précaire des habitants victimes de sinistres dans leur immeuble, notamment rue Poulet dans le 18e arrondissement.
En voici le texte :
"M. Jean WLOS, Mme Mireille MARCHIONI et les membres du groupe communiste attirent l'attention de M. le Maire de Paris sur la situation très précaire occasionnée aux habitants victimes de sinistres survenus dans leur immeuble.
L'incendie de la rue Poulet (18e) a montré, à côté de la rapidité très efficace des services de secours, notamment de la Brigade de sapeurs-pompiers, une insuffisance évidente dans l'assistance immédiate aux personnes évacuées de leur logement, souvent dans un total dénuement, afin de leur procurer l'hébergement d'urgence et les premières aides.
Aussi, M. Jean WLOS, Mme Mireille MARCHIONI et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Maire de Paris d'envisager la mise en oeuvre d'une permanence des services de la Ville de Paris susceptible d'intervenir sur tout événement survenant dans la Capitale, avec notamment la présence sur les lieux à la disposition des mairies d'arrondissement d'une antenne mobile et de personnels qualifiés pour orienter les victimes."
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint.
Evoquant l'incendie qui a eu lieu rue Poulet (18e) le 9 août dernier, les membres du groupe communiste demandent au Maire de Paris "d'envisager la mise en oeuvre d'une permanence des services de la Ville susceptible d'intervenir sur tout événement survenant dans la Capitale, avec notamment la présence sur les lieux à la disposition des mairies d'arrondissement d'une antenne mobile et de personnels qualifiés pour orienter les victimes".
Il y a lieu de rappeler qu'un dispositif d'alerte existe. Il repose sur un système de permanence assurée par le Cabinet du Maire. Ainsi, en cas de sinistre, la permanence saisit, suivant une procédure tout à fait habituelle, le Centre d'action sociale de la Ville de Paris.
Dès lors, celui-ci met en oeuvre un dispositif d'aide aux victimes :
- soit l'accueil au centre municipal d'hébergement Baudricourt situé 15, rue Baudricourt (13e), cet établissement ouvert la nuit ainsi que durant les week-ends et jours fériés offrant à la fois un hébergement et la possibilité de prendre des repas ;
- soit l'hébergement en hôtel, le Centre d'action sociale pouvant dans ce cas prendre en charge les frais correspondants ;
- soit, le cas échéant, lorsque les intéressés sont âgés ou handicapés, l'admission dans un établissement du Centre d'action sociale (résidence, logement-foyer, etc.).
Par ailleurs, et dans le même temps, la section d'arrondissement concernée du Centre d'action sociale prend toutes dispositions pour recevoir les victimes des sinistres, soit immédiatement, soit dans les jours suivants si elles le souhaitent ; à cette occasion, les services de la section examinent les demandes et apportent toute l'aide nécessaire.
S'agissant de l'incendie intervenu rue Poulet le 9 août dernier, toutes les dispositions ont été immédiatement prises- dès que le Centre d'action sociale en a été informé - pour permettre l'hébergement des personnes se trouvant, du fait de ce sinistre, sans abri.
Dans le cas particulier, bien qu'il s'agisse d'un incendie important, seules quatre personnes ont souhaité être hébergées au centre Baudricourt pour la nuit du 9 au 10 août ; celles-ci ont ensuite regagné leur logement ou un autre domicile d'accueil. Par ailleurs, deux familles et deux personnes isolées ont été hébergées dans des hôtels réservés par la 18e section du Centre d'action sociale, soit le soir même, soit pour l'une d'elles, dès son retour à Paris. Dans tous les cas où cela s'est révélé nécessaire, la prise en charge des frais d'hôtel par le Centre d'action sociale a été prolongée dans l'attente de la réfection des logements incendiés.
Le nombre relativement faible de demandes d'hébergement auxquelles a eu à répondre le Centre d'action sociale s'explique par le fait qu'une bonne partie des personnes sinistrées ont préféré, comme on le constate habituellement, se retourner vers leur famille ou des amis.
Enfin, l'après-midi même de l'incendie, les agents de la 18e section du Centre d'action sociale se sont mobilisés pour prendre en charge les personnes sinistrées qui le souhaitaient. Celles-ci ont pu ainsi bénéficier, en fonction de leurs besoins, soit d'une aide financière, soit d'une information ou d'une orientation pour engager les diverses démarches nécessaires (reconstitution de papiers d'identité, contacts avec la compagnie d'assurances, etc.).
Les mesures prises par le Centre d'action sociale de la Ville de Paris en faveur des victimes de l'incendie de la rue Poulet- mesures qui correspondent d'ailleurs à celles habituellement mises en oeuvre - ont donc permis de répondre à la situation d'urgence dans laquelle celles-ci se trouvaient.
Cet exemple démontre que les moyens d'alerte et d'action mis en oeuvre par la Ville pour répondre à l'urgence de ces situations sont efficaces et adaptés pour tenir compte des différentes situations familiales et des besoins qui en découlent.

III - Questions du groupe du Mouvement des citoyens