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Fevrier 2000
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Conseil Municipal
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68 - QOC 2000-146 Question de M. Christophe CARESCHE et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police sur le stationnement des autocars de tourisme sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart (9e et 18e)

Débat/ Conseil municipal/ Février 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de M. Christophe CARESCHE concerne le stationnement des autocars de tourisme sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart (9e et 18e).
Elle est ainsi rédigée :
"Quelques semaines avant le retour du printemps, qui s'accompagne chaque année d'un afflux massif de touristes, le stationnement des autocars sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart reste toujours une question d'actualité, cela d'autant plus que la réglementation restrictive en vigueur est peu respectée et que l'élaboration d'une Charte de bonne conduite des autocaristes ne semble pas une réponse à la hauteur du problème posé.
M. PLASAIT, lors des Etats généraux de la qualité de vie et de l'environnement organisés par la Ville de Paris, s'est montré favorable à l'interdiction de ce stationnement et a évoqué la possibilité de transformer la préfourrière "Europe" en parking à autocars. Par ailleurs, il semble que les services de la Préfecture de police orientent leur réflexion sensiblement dans le même sens.
Les conditions nécessaires paraissant réunies, M. le Maire de Paris et M. le Préfet de police ne pensent-ils pas que le moment est venu de mettre en place une interdiction totale de stationnement des autocars afin d'éviter aux habitants de ces boulevards de vivre, une fois de plus, la belle saison en subissant des nuisances devenues intolérables ?"
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint.
Conscient des nuisances générées par la forte présence du stationnement des autocars de tourisme sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart, le Maire de Paris a décidé, dès novembre 1997, de réglementer le stationnement de ces véhicules sur ce secteur en le rendant payant pour une durée maximale de 3 heures et en réduisant le nombre des emplacements de 100 à 50.
Par la suite, en avril 1998, la Ville a mis à disposition des autocaristes un parc de stationnement aménagé par ses soins, d'une capacité de 45 places, sur un terrain loué au Réseau ferré de France (R.F.F.).
Enfin, en octobre 1999, la plage horaire du stationnement payant sur le boulevard de Clichy a été portée de 19 h à 23 h.
Ce dispositif a montré son efficacité. Avec un strict respect de la réglementation mise en place, dont le contrôle relève de la compétence du Préfet de police, les nuisances constatées auraient été sans doute nettement atténuées.
Néanmoins, comme cela a été effectivement annoncé, il convient de préparer l'avenir en recherchant un site susceptible d'accueillir une cinquantaine d'autocars, de telle sorte que les boulevards de Clichy et de Rochechouart ne soient accessibles aux autocars que pour la dépose et la reprise des touristes.
Dans le secteur dont il est question, la Ville qui ne dispose pas de terrain, est amenée à rechercher des solutions auprès de propriétaires fonciers extérieurs, comme cela a été le cas pour le parc Cardinet.
Une solution consisterait à créer un parc pour autocars dans l'ouvrage situé 43 bis, boulevard des Batignolles à Paris 8e, propriété du Réseau ferré de France, lequel abrite notamment la pré-fourrière "Rome" dont le départ est programmé à moyen terme.
Il convient toutefois de préciser que le remisage d'une cinquantaine d'autocars dans ce bâtiment nécessitera une négociation avec le propriétaire, qui sera très prochainement engagée, et dans le cas d'un aboutissement positif, la réalisation d'aménagements lourds. Pour ces raisons, il n'est pas réaliste d'envisager l'interdiction absolue du stationnement des autocars sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart jusqu'à la réalisation de ce nouveau parc.
La parole est à M. le Préfet de police.
M. LE PRÉFET DE POLICE. - La fréquentation très importante du secteur de la butte Montmartre et des boulevards de Clichy et de Rochechouart par les autocars de tourisme donne lieu à des prises de positions opposées entre les défenseurs du cadre de vie et les promoteurs de l'activité commerciale locale.
La Préfecture de police s'efforce, dans ces conditions de trouver un juste équilibre entre ces orientations légitimes, mais contradictoires.
Aussi, compte tenu des nécessités liées à l'activité touristique très développée dans ce secteur, une interdiction générale et absolue de stationnement des autocars sur ces boulevards ne pourra-t-elle être envisagée que dans la mesure où elle sera compensée par une offre satisfaisante de stationnement de longue durée hors voirie.
La possibilité offerte, depuis le mois d'avril 1998, aux autocaristes de stationner sur le parking situé rue Cardinet, dans le 17e arrondissement, est d'ailleurs l'une des premières concrétisations de la mise en oeuvre de la position de la Préfecture de police.
L'information des autocaristes sur l'existence de ce parc sera davantage mise en valeur dans la prochaine brochure spécialisée éditée par la Préfecture de police à leur intention, avant le début de la saison touristique.
Cependant, dans le cadre de la recherche de solutions alternatives, il est envisagé de faire stationner les autocars de tourisme dans la pré-fourrière "Europe", située boulevard des Batignolles à Paris 8e, que la Préfecture de police doit abandonner le 15 mars prochain.
La Ville de Paris a entrepris, à cet effet, des négociations avec l'établissement public "Réseau ferré de France", propriétaire des locaux.
Dans l'attente de la réalisation de ce projet, des instructions sont régulièrement renouvelées aux services de police locaux pour qu'une action de surveillance et de verbalisation soutenue soit effectuée.
Ainsi, je puis vous préciser que les services du commissariat central du 9e arrondissement dressent chaque mois, en moyenne, 320 procès-verbaux de contravention, dont 20 assortis de consignations, à l'égard des autocaristes qui ne respectent pas les dispositions du code de la route, mais également à l'encontre d'automobilistes qui garent leurs véhicules sur les emplacements réservés aux autocars, sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart.