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14 - QOC 2004-1016 G Question de Mme Cécile RENSON et des membres du groupe U.M.P. à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, relative à l'action du Département en matière de prévention des maladies sexuellement transmissibles

Débat/ Conseil général/ Février 2004


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l'examen des questions orales, en commençant par la question de Mme RENSON et des membres du groupe U.M.P. à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, relative à l'action du Département en matière de prévention des maladies sexuellement transmissibles.
La parole est à Mme RENSON.
Mme Cécile RENSON. - Merci, Madame la Présidente.
Je m'interroge tout d'abord sur l'intérêt de ces questions orales vu le nombre restreint de collègues encore présents dans l'hémicycle. Et les adjoints compétents apparemment se font remplacer.
Je dois me féliciter cependant de la chance qui m'est impartie de m'adresser à la fois au Président du Conseil municipal et à l'adjoint chargé de la santé qui devrait répondre à ma question.
Je m'interroge enfin sur la désinvolture avec laquelle ces questions qui intéressent le Conseil général sont traitées puisqu'elles n'arrivent qu'à la fin de la matinée. Aussi, je ne poserai pas ma question. Je voudrais simplement attirer votre attention sur le fait que quand je dis que la santé publique ne constitue pas pour vous une réelle priorité, c'est vrai. Je voulais vous interpeller sur le problème de la syphilis car à Paris, il y a 98 % des cas signalés. "Il faut matraquer le départ du feu" avez-vous menacé vous-même, Monsieur LHOSTIS, en charge de la santé, lors d'une campagne contre la syphilis en mai 2002. Je trouve que vous n'êtes pas efficace, vous allez me dire qu'en deux ans vous n'avez pas pu faire grand-chose. Dans certains domaines, comme la sécurité routière ou la délinquance, des progrès ont été appréciables, pour les M.S.T., il n'en est pas de même. Je trouve que c'est désolant, quand on sait que vous êtes responsable de la prévention, que vous êtes responsable du dépistage et qu'un diagnostic précoce entraîne un traitement curatif, une guérison et évite la dissémination de ces M.S.T.
Comme il n'y a personne ici, je vois que le Conseil de Paris s'en moque éperdument. Je ne vous demande aucune réponse.
Merci !
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à M. LHOSTIS.
M. Alain LHOSTIS. - Je vais vous répondre même si vos propos outranciers en tant que médecin montrent que vous êtes particulièrement mal informée, mais surtout malintentionnée.
Je considère d'abord que si le Maire m'a confié cette responsabilité, c'est qu'il considérait que c'était une priorité...
En préambule, je veux rappeler que le Maire de Paris n'a pas la responsabilité de la santé publique sur le territoire de la commune, vous devriez le savoir ! Cette responsabilité incombe à l'Etat. Ses compétences ne touchent et de façon limitée qu'à l'hygiène publique. En revanche, en tant que Département, la collectivité parisienne détient et exerce des compétences dans le domaine de la protection sanitaire de la famille, de l'enfance ainsi que de la prévention, notamment celle des infections sexuellement transmissibles.
Cela étant rappelé, notre réseau de surveillance des I.S.T. à Paris, assuré par l'ensemble des dispensaires antivénériens qui assurent des consultations de dépistage anonyme et gratuit, nous a permis d'alerter les autorités sanitaires dès l'apparition des premiers signes d'une recrudescence de la syphilis dans la Capitale.
Aussi, nos services se sont rapprochés de l'I.N.V.S. et de la D.D.A.S.S. pour mettre en place une grande campagne d'incitation au dépistage de la syphilis, qui a commencé en mai 2002 et qui se poursuit à ce jour.
Cette campagne d'incitation a porté ses fruits puisque le nombre de cas diagnostiqués par semestre en 2002 comparé à ceux de 2001 a fortement augmenté. Au cours du premier semestre 2003, le nombre de cas est inférieur au dernier semestre 2002 (une baisse de 70 %), soit un nombre de cas égal à celui observé avant la campagne.
L'action d'incitation a permis de casser la progression rapide du nombre de cas, mais la transmission de la syphilis persiste à Paris. J'ajoute, et vous devriez le savoir, que l'on observe malheureusement le même phénomène de résurgence de la syphilis dans toutes les grandes métropoles d'Amérique du Nord, du Royaume-Uni et des pays scandinaves.
En 2004, la Ville de Paris va continuer à développer l'information et la communication sur les I.S.T. en direction de la population générale, mais aussi tout particulièrement des homosexuels et des séropositifs avec un rappel particulier sur la transmission de la syphilis lors de certaines pratiques sexuelles.
Je n'ose en tout cas pas penser que votre comparaison avec la sécurité routière et la délinquance suggère que vous souhaitiez que l'on place un radar ou un gendarme dans tous les lieux de rencontre !
Mme Cécile RENSON. - Votre réponse ne m'intéressait pas, parce que je trouve que j'ai été traitée avec beaucoup trop de désinvolture. Voilà ! Et que la population parisienne est traitée avec la même désinvolture puisque je représente quand même la population du 15e arrondissement.
Je vous remercie.
M. Alain LHOSTIS. - Dans la mesure où il y a une majorité, nous la représentons un peu plus que vous ! Mais ça ne fait rien. Vous auriez dû écouter ma réponse, vous auriez appris des choses.