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9 - Vœu présenté par M. Olivier PAGÈS, au nom du groupe "Les Verts", relatif à la gestion des activités socioculturelles proposées par la Ville de Paris en direction des retraités et personnes âgées.Vœu présenté par l'Exécutif relatif au développement des activités socioculturelles proposées en direction des retraités et personnes âgées

Débat/ Conseil général/ Février 2004


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous examinons maintenant le v?u référencé n° 2 dans le fascicule déposé par les membres du groupe "Les Verts", qui ne se rattache à aucun projet de délibération.
Un v?u n° 2 bis est déposé par l'Exécutif.
Je donne d'abord la parole à M. Olivier PAGÈS et Mme HOFFMAN-RISPAL lui répondra.
M. Olivier PAGÈS. - Merci, Madame la Présidente.
Le v?u que je propose, il ne s'agit pas, comme certains le laissent entendre, d'un fantasme de ma part qui consisterait à démanteler pour le plaisir, gratuitement le C.A.S.-V.P.
Ce v?u répond à une logique claire. Les activités socioculturelles jouent un rôle crucial dans le lien social et le maintien de l'autonomie des personnes âgées. Elles permettent aux retraitées valides, en forme, qui représentent, je vous le rappelle 90 % de la population des plus de 60 ans, de s'ouvrir sur la cité comme citoyens s'engageant dans des activités de solidarité et d'intergénérations, qui s'expriment aussi en dehors des clubs de retraités, de freiner la dégradation psychique et physique, et donc l'entrée des plus âgés dans la dépendance ou son aggravation. Elle mérite de ce fait toute notre attention.
Or celles qui sont à l'heure actuelle gérées par le C.A.S.-V.P. sont noyées parmi les autres actions et aides relevant de la compétence du C.A.S.-V.P. Elles manquent à la fois de visibilité pour les personnes âgées intéressées et de dynamisme, voire de moyens.
Une gestion par un organisme moins gargantuesque que le C.A.S.-V.P. se consacrant à ces activités permettrait de les mettre en lumière et de les renforcer. En ce faisant, la Ville ne se désengage aucunement de ses obligations. Il ne faut pas crier "au loup" : détacher ces activités du C.A.S.-V.P., ne constitue en rien un démantèlement du service public territorial.
D'une part, d'un point de vue légal et juridique, ces activités n'entrent pas dans les compétences obligatoires du C.A.S.-V.P.
D'autre part, l'organisme auquel la gestion des activités socioculturelles serait transférée, tel que nous l'envisageons, serait directement lié à la Ville par son Conseil d'administration.
Pour en finir, je vous rappelle que ce type d'organisme existe dans plusieurs villes de France et a fait ses preuves. C'est le cas par exemple de l'Office des retraités et personnes âgées de Nantes, de Brest et de Saint-Herblain.
Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Madame Danièle HOFFMAN-RISPAL, vous avez la parole.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, rapporteure. - Je vous remercie.
Moi, je demande à tous les élus de ce Conseil - et je sais qu'il y en a certains qui sont très présents - de regarder de près ce que fait le Centre d'action sociale de la Ville de Paris en matière sociale et culturelle.
Je commencerai par un point, Monsieur PAGÈS. Vous parlez de solitude dans votre v?u, vous parlez de canicule, vous parlez d'un certain nombre de choses. Justement, ce que le Centre d'action sociale de la Ville de Paris sait bien faire, c'est que des personnes bénéficiant de l'allocation Ville de Paris qui sont seules chez elles, dans le 4e, dans le 5e étage dont vous avez tant parlé depuis quelque mois, comme nous les connaissons par l'allocation "Ville de Paris", cela nous permet de les toucher et de leur proposer des loisirs ou des activités culturelles.
Je vous donnerai juste quelques chiffres figurant dans le v?u présenté par l'Exécutif : 31.500 participations à l'Université permanente de Paris. Je vous engage tous à aller voir ce qui se passe dans cette université parce que, vraiment, c'est extraordinaire ; les personnes âgées sont ravies d'y participer, elles apprennent. Je suis quelqu'un qui n'a pas eu la chance de faire des études, Monsieur PAGÈS, et je suis ravie quand, à 60-65 ans, le Centre d'action sociale de la Ville de Paris permet à des gens qui n'ont pas été à l'université de pouvoir s'instruire. Je pense que le C.A.S. fait cela très bien. Donc 31.500 participations.
Nous avons essayé d'améliorer, vraiment d'améliorer les activités proposées ; je pense à Internet, je pense aux activités intergénérationnelles : 147 conférences, 9 ateliers, 8 stages, 108 visites guidées, 22 randonnées pédestres. C'est bien !
Ensuite, il y a des gens qui ont besoin de s'instruire et d'autres qui aiment les festivités. Le C.A.S. propose 86.000 invitations de places de spectacles dans la Capitale. Nous avons souhaité que ce soient les personnes qui en avaient le plus besoin qui puissent y participer ; 50.000 invitations pour des sorties culturelles de loisirs et en famille ; 18.000 places pour des galas ; 7.000 personnes à des bals dans les arrondissements qui sont de plus en plus de qualité. Je précise que l'année dernière Michel DELPECH, DAVE cette année, ont vraiment beaucoup plu à la population d'un certain âge qui était heureuse de ces spectacles.
Mille personnes ont été conviées à des croisières sur la Seine, 3.240 personnes à des visites découvertes de Paris, 3.300 personnes à des réveillons organisés dans chaque arrondissement. Ce n'est pas partout comme cela, mais, à Paris, le Centre d'action sociale de la Ville de Paris a acquis une expérience en matière socioculturelle. Il faut l'améliorer et c'est ce que nous essayons de faire tous ensemble depuis 3 ans maintenant, avec un renforcement des actions intergénérationnelles. Nous développons chaque année, avec le Centre d'action sociale ces clubs et ces maisons de retraite, des activités avec les écoles et des jumelages qui durent toute l'année. J'ai parlé d'universités permanentes, je n'y reviens pas. Les "clubissimos" vont bientôt voir le jour et proposent de nouvelles activités.
C'est pourquoi je vous propose, au nom de l'Exécutif, d'essayer tous ensemble de renforcer le partenariat entre toutes les activités du Centre d'action sociale et le secteur associatif pour créer des synergies nouvelles et des échanges d'expérience, notamment que des permanences associatives puissent se tenir au sein des clubs du C.A.S.-V.P.
Je vous dirai que nous avons commencé, Monsieur PAGÈS, le 24 décembre au soir : nous étions avec M. le Maire de Paris à un réveillon organisé dans une maison de retraite conjointement avec "Les Petits Frères des Pauvres", qui était vraiment remarquable ; cela s'adressait à la fois aux pensionnaires de la maison de retraite, mais également aux personnes du quartier et c'était vraiment un grand moment.
J'ajoute que les personnels du Centre d'action sociale ont un véritable savoir-faire, qu'ils sont dévoués - ils l'ont montré pendant toute la période de la canicule - et qu'ils sont heureux de proposer ces activités.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - J'interroge M. Olivier PAGÈS pour savoir s'il maintient ou s'il retire son voeu compte tenu de l'existence d'un v?u de l'Exécutif...
M. Olivier PAGÈS. - Je note la liste que Danièle HOFFMAN-RISPAL vient de nous indiquer. Je tiens à faire remarquer que les activités proposées sont essentiellement à dominante de clubs de personnes âgées, mis à part l'Université permanente. Je regrette de n'avoir eu le v?u alternatif qu'à l'instant. Je n'ai donc pu relever que ce que vous m'avez indiqué oralement. Je note la volonté d'améliorer ces différents services. Je pense que le groupe "Les Verts", dans l'état actuel des choses, va accepter le v?u alternatif de l'Exécutif, mais sur le fond cela ne réglera pas le problème qui est posé concernant le lien social des retraités, de leur place et de leur "engagement citoyen" au niveau social et culturel ; ce problème-là reste entier, politique, et nous serons amenés à en reparler. Ce n'est pas une remise en cause des activités du C.A.S. qui est à l'heure actuelle pointé du doigt, c'est une volonté d'améliorer et de mieux articuler les rapports entre le sanitaire et social, et le social et le culturel. Si des expériences existent dans d'autres villes, ce n'est pas pour rien.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Donc le v?u répertorié n° 2 est retiré.
Je mets aux voix, à main levée, le v?u présenté par l'Exécutif.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le v?u est adopté. (2004, V. 2 G).