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Fevrier 2004
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8 - 2004, ASES 2 G - Subvention de fonctionnement à l'Association des veuves et veufs civils de Paris (9e), au titre de 2003. - Montant : 1.525 euros

Débat/ Conseil général/ Février 2004


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons au projet de délibération suivant, ASES 2 G, portant attribution d'une subvention à une association des veuves et veufs civils de Paris.
Mme RENSON est inscrite et Mme HOFFMAN-RISPAL lui répondra.
La parole est à Mme RENSON.
Mme Cécile RENSON. - Merci, Madame la Présidente.
Madame la Présidente, chers collègues, ce projet de délibération me donne l'occasion d'attirer l'attention de ce Conseil sur le manque de considération envers les veuves et veufs civils de la part de l'opinion publique comme de la classe politique tout entière.
Ce ne sont pas quelques regards de commisération, qui, tout au plus, donnent bonne conscience, ou cette subvention de 1.525 euros, reconduite depuis 1999, qui me feront taire. Cette subvention qui correspond au demeurant au montant sollicité traduit la gestion très rigoureuse de l'Association des veuves et veufs civils de Paris, association insuffisamment reconnue.
Il est vrai que cette catégorie de population, les veuves et veufs civils, est condamnée à la discrétion et ressent en permanence un sentiment de vulnérabilité, d'impuissance, voire de culpabilité. Cette solitude imposée par le destin les rend suspects aux yeux des autres, car autant la solitude plus ou moins choisie de la femme chef d'une famille monoparentale peut faire l'admiration des foules, autant la veuve exerce une sorte de répulsion car elle renvoie à l'image de la mort. Et s'il existe bien une inégalité des chances pour les femmes, c'est dans le domaine du veuvage ; qu'il s'agisse des disparités dans les pensions de réversion, dans l'âge d'attribution de celles-ci, bref, de mesures discriminatoires tout à fait défavorables.
L'Association des veufs et veuves civils de Paris, certes, s'efforce de les défendre, de les informer, d'alerter l'opinion, mais cette action est toujours bien discrète car on n'imagine pas ces pauvres veufs et veuves défiler dans les rues de Paris.
La Ville de Paris, si prompte à toute festivité, devrait aller au devant de cette population bien plus nombreuse que les quelque 800 adhérents de l'association ; les hommes politiques devraient se départir de toute attitude machiste, désobligeante vis-à-vis de ces femmes éplorées.
Au nom de celles-ci, je demande plus de respect et de considération.
Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Madame HOFFMAN-RISPAL, vous avez la parole.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, au nom de la 6e Commission. - Personne n'a jamais, dans cette instance, suspecté qui que ce soit. Nous respectons, Madame RENSON, comme vous, les veuves. Je comprends mal votre propos.
Cette association nous demandait 1.525 euros, pas plus ni moins. Donc nous les lui accordons et nous travaillons avec cette association par rapport à ce qu'elle nous demande. C'est une des associations qui fait un gros boulot dans le 9e, et c'est une des seules pour les personnes âgées en général puisqu'il n'y a pas de club dans le 9e, situation à laquelle nous allons remédier à terme.
Vous avez rappelé les grands domaines d'activité de cette association : loisirs, sorties, goûters, aides sociales, soutien psychologique. J'insiste sur un point qui est peut-être moins connu, vous ne l'avez pas mentionné, Madame RENSON, qui est l'aide à la constitution de données administratives et de démarches administratives qui sont, à mon sens, un moyen de lutter contre une forme de maltraitance, surtout au moment où survient la perte d'un conjoint ; c'est vrai qu'il y a souvent beaucoup de papiers à fournir. J'admire ce que fait cette association justement dans les démarches administratives.
Vous savez que nous avons créé à Paris, il y a quelques semaines, "Les initiatives de la bientraitance" pour sortir justement de la manière dont tout le monde parlait dans notre pays de maltraitance. Nous avons entre autres aussi soutenu un projet d'aide aux démarches administratives pour les personnes âgées, parce que nous pensons qu'il faut aller vers ce type d'aide pour aider dans les moments difficiles.
Nous sommes donc ravis de voter cette subvention comme chaque année.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 2 G
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Abstention ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, ASES 2 G).