Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Decembre 2001
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

3 - Evocation des attentats à Jérusalem

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2001


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous allons donc passer à l'ordre du jour.
Monsieur BOHBOT, vous voulez dire quelque chose ? Mais brièvement, sur l'ordre du jour...
M. Jack-Yves BOHBOT. - Merci, Monsieur le Maire, de me donner la parole.
Nous sommes tous bouleversés (quand je dis "tous", c'est dans tous les rangs de cette Assemblée) par la série d'attentats aveugles qui ont frappé, samedi soir et dimanche matin, la population israélienne à Jérusalem et Haïfa.
En ce moment d'intense émotion, le peuple de Paris doit s'associer à la douleur des victimes israéliennes et françaises, victimes une nouvelle fois du terrorisme et de l'intolérance.
C'est la raison pour laquelle, Monsieur le Maire, je vous propose aujourd'hui (ou au moment qui vous paraîtra opportun) de nous associer au malheur qui atteint ces 33 victimes et ces 200 familles de blessés et qu'une subvention exceptionnelle de 2 millions de francs soit votée en faveur des familles des victimes.
Je vous remercie, Monsieur le Maire.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur BOHBOT, ce qui s'est passé ce week-end à Jérusalem est terrible et, après le Président de la République et le Premier Ministre, je me suis aussi exprimé, puisqu'on m'a interrogé hier, dans les termes les plus nets par rapport à cette souffrance terrible imposée, en plus, par des méthodes qui sont de l'ordre de ce qu'il y a de plus barbare dans la lutte politique.
La souffrance des victimes, la souffrance de cette région du monde n'est évidemment pas indifférente au peuple de Paris et à tous ses élus ; d'ailleurs, vous le savez, j'ai eu l'occasion d'accueillir à l'Hôtel-de-Ville de Paris, au nom des Parisiens, les victimes des attentats de Tel-Aviv, j'ai convié aussi des enfants palestiniens à venir, parce qu'ils souffrent également, et c'est en discussion avec Mme CHAHID.
Bien entendu, par rapport à ces attentats terribles de Jérusalem du week-end dernier, je suis prêt à entendre toutes les suggestions pour que le peuple de Paris manifeste sa solidarité, son amitié. Je pense simplement qu'il faut le faire avec les institutions, avec les responsables, pas à leur place en décidant de manière un petit peu autoritaire.
Je vous propose donc que je poursuive mes contacts qui, bien sûr, sont intenses avec l'ambassadeur d'Israël et avec toutes les institutions qui, en Israël, se mobilisent pour la solidarité. S'il y a des suggestions, notamment des Présidents de groupes, je suis tout à fait disposé à ce que Christophe CARESCHE les entende et que, chaque fois qu'il y a un enjeu de solidarité, nous puissions y répondre tous ensemble. Je crois que je verrai dans quelques jours tous les Présidents de groupes et ce peut être l'occasion pour nous de voir ce que, dans le consensus, nous pouvons manifester au nom de la totalité des Parisiennes et des Parisiens.
Voilà ce qu'est ma réponse.