Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Decembre 2001
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

126 - QOC 2001-575 Question de M. Pierre GATIGNON et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Maire de Paris relative à la location des parkings de logements sociaux vacants

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2001


Libellé de la question :
"Les organismes de logements sociaux se trouvent confrontés dans certains quartiers à une vacance de plus en plus forte de leurs parkings, au point de rechercher par voie d'annones ou d'affiches des candidats à la location.
M. Pierre GATIGNON et les membres du groupe socialiste et radical de gauche souhaiteraient que soit étudiée la possibilité de diminuer le loyer des parkings au moins ceux loués en annexe à des logements dans les groupes d'immeubles où cette vacance a atteint des proportions importantes."
Réponse (M. Jean-Yves MANO, adjoint) :
"Les bailleurs sociaux contribuent de manière importante à l'offre d'emplacements de stationnement à Paris. Or, sur certains sites, cette capacité est sous-utilisée, les emplacements ne trouvant pas preneur parmi les locataires de l'immeuble.
Ce phénomène s'explique, dans certains cas, par une offre d'emplacements de stationnement excédant largement les besoins des locataires. Cette situation, qui se rencontre notamment dans certaines zones d'aménagement concertées, est due à d'anciens règlements d'urbanisme qui tablaient sur une augmentation du taux de motorisation des ménages parisiens.
Dans d'autres cas, c'est un sentiment d'insécurité qui explique la désaffection des locataires.
Les prix de location des emplacements de stationnement sont modulés en fonction de la prestation fournie et des prix du marché ; à de rares exceptions près, ils s'échelonnent entre 200 et 650 F par mois. Leur réduction n'aurait pas d'effet sur la vacance si celle-ci est liée à un suréquipement de l'immeuble en parkings ou à des problèmes de sécurité.
Toutefois, l'abaissement à un demi euro du tarif du stationnement résidentiel de surface pourrait amener les bailleurs à des ajustements tarifaires pour maintenir le taux de remplissage actuel.
Afin de rendre leurs parcs de stationnement plus attractifs, les bailleurs engagent des travaux d'amélioration, tels que la création de boxes individuels, l'amélioration de l'éclairage, l'équipement en systèmes de sécurité. Cette dernière catégorie d'équipements représente un coût important, tant en investissement qu'en fonctionnement (entretien, gardiennage...) ; avant d'envisager leur généralisation, une évaluation de l'impact des investissements déjà réalisés sur la fréquentation des parkings est nécessaire.
L'ouverture des parcs de stationnement à des usagers extérieurs à l'immeuble constitue également un moyen de lutter contre le sentiment d'insécurité, tout en améliorant le taux de remplissage. L'O.P.A.C. de Paris expérimente actuellement la concession de la gestion de deux parcs de stationnement à des sociétés spécialisées ; cette formule semble toutefois réservée à des sites de grande capacité. Les bailleurs sociaux profitent également des possibilités ouvertes par la loi Solidarité et Renouvellement urbain, qui autorise la location, à titre précaire et révocable, d'emplacements de stationnement à des personnes extérieures à l'immeuble. Des démarches de prospection commerciale, plus ou moins actives, ont été entreprises à cet effet.
Là encore, il conviendra d'évaluer l'impact des actions engagées.
Toutefois, il faut d'ores et déjà souligner que la R.I.V.P. notamment, a engagé un effort de commercialisation qui a permis une baisse de 8,5% en un an, du nombre d'emplacements vacants gérés par cet organisme."