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Decembre 2001
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Conseil Municipal
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19 - V - Question d'actualité de M. Didier BARIANI et des membres du groupe "Union pour la démocratie française" à M. le Préfet de police relative à la sécurisation des établissements scolaires

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2001


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à la question d'actualité du groupe "Union pour la démocratie française".
La parole est à Didier BARIANI.
M. Didier BARIANI. - Ma question s'adresse à M. le Préfet de police.
Actuellement l'entrée et la sortie des écoles font l'objet d'un accompagnement des forces de police. Cette mission est accomplie avec le concours de la Police nationale, les contractuels rémunérés par la Ville sous l'autorité du Préfet de police et récemment par des "emplois-jeunes" dits de médiation.
A court terme, compte tenu de la faiblesse de leurs effectifs et de l'augmentation de leurs missions, notamment dans le cadre du plan "Vigipirate réactivé", la Police nationale n'assurera plus qu'exceptionnellement ces sorties d'écoles.
Les contractuels, pour leur part, invoquent la priorité de leur mission qui réside dans la surveillance du stationnement. Leurs interventions à la sortie des écoles ne s'effectuent que dans un cadre mal défini qui a pour conséquence une carence de plus en plus flagrante de leur action.
Quant aux "emplois-jeunes dits de médiation", récemment en activité, leur présence, visible dans les rues de la Capitale, les tient pour le moment très éloignés des établissements scolaires.
Compte tenu de la recrudescence de la violence et de l'insécurité, notamment à la sortie des écoles, Monsieur le Préfet, ne pourrait-on pas :
- recadrer le champ de compétences des contractuels, en faisant de leur action auprès de la jeunesse la priorité de leurs interventions ?
- donner aux jeunes médiateurs des directives précises afin que tous les établissements scolaires de la Capitale bénéficient de leur action à chaque entrée et sortie des élèves ?
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je donne la parole au Représentant du Préfet de police.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - La surveillance des écoliers de la Capitale est, de longue date, une préoccupation constante de la Préfecture de police, dont l'action se traduit au début de chaque année scolaire par la mise en ?uvre d'un dispositif de protection des élèves aux heures d'entrée et de sortie des élèves. La liste des points-écoles est ainsi mise à jour chaque année, lors de la rentrée scolaire en relation étroite avec les Maires d'arrondissement et les chefs d'établissement, en tenant compte à la fois de l'importance des groupes scolaire concernés, de l'âge et du nombre des enfants qui fréquentent ceux-ci, des équipements de voirie existants, tels les panneaux lumineux et des conditions de circulation.
Ces points sont classés par ordre de priorité en fonction de leur dangerosité.
Le nombre de points tenus dans chaque arrondissement peut connaître des fluctuations en fonction des contraintes d'emploi du personnel et de l'indisponibilité momentanée de certains agents.
Près de 700 points-écoles ont ainsi été répertoriés, dont plus de la moitié sont quotidiennement tenus depuis la dernière rentrée scolaire, soit par des policiers, soit par des agents de surveillance de Paris, soit par des A.L.M.S.
Dans le cadre de la nouvelle politique partenariale instaurée entre la Ville de Paris et la Préfecture de police, il a été décidé que cette mission de tenue des points-écoles serait progressivement transférée aux A.L.M.S. C'est ainsi qu'à l'heure actuelle, plus de 80 points-écoles sont tenus dans 8 arrondissements de la Capitale.
Le transfert se poursuit au rythme des recrutements des A.L.M.S. dans l'optique d'une reprise globale du dispositif par la Mairie de Paris.
Dans un premier temps les créneaux de sortie de fin d'après-midi, c'est-à-dire 16 heures-18 heures qui sont plus touchés par les phénomènes d'insécurité, continueront à être assurés par des policiers de quartiers.
Les A.L.M.S., compte tenu de leurs conditions d'emploi, assurent les deux vacations du matin et la première de l'après-midi.
M. Didier BARIANI. - A condition que le transfert de ce dispositif ne se traduise pas par une moindre sécurité à la sortie des établissements scolaires et qu'il soit veillé attentivement à ce que cela se fase dans une sécurité pérenne pour les écoliers.