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Decembre 2001
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Conseil Municipal
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118 - QOC 2001-589 Question de Mme Catherine GEGOUT et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris concernant l'ouverture de places d'hébergement d'urgence dans le 13e

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2001


Libellé de la question :
"Face au Centre d'hébergement et de réinsertion sociale "La Poterne des Peupliers", géré par le C.A.S.V.P., il existe, sur un terrain appartenant à la Ville de Paris, un bâtiment préfabriqué inoccupé depuis plusieurs années. Il s'agit d'un R+1 en bon état, protégé par des grilles, situé rue de la Poterne des Peupliers, à l'angle de l'avenue Caffieri (13e).
Ce bâtiment pourrait être utilisé cet hiver pour accueillir des sans abri, en bénéficiant de la logistique de la Poterne des Peupliers.
Il pourrait tout particulièrement accueillir des femmes isolées, ce qui correspond à un besoin et serait une avancée vers une mixité souhaitée de ce CHRS, dont les locaux s'y prêtent. Cela permettrait d'accompagner par la suite une diminution progressive du nombre de lits dans le cadre d'une humanisation de cette structure, lui permettant de jouer pleinement son rôle d'insertion.
Cette mesure pourrait être prise rapidement, dans la mesure où les travaux et équipements à effectuer seraient relativement peu importants ; il faudrait bien entendu que les personnels supplémentaires et la couverture des frais de fonctionnement soient prévus, mais cela s'appuierait sur les capacités du C.H.R.S. en terme de suivi des personnes, ainsi que de gestion et de restauration.
Mme Catherine GEGOUT et les membres du groupe communiste demandent à M. le Maire de Paris s'il envisage, en liaison avec la Mairie du 13e arrondissement, d'affecter cet équipement à un tel usage, ce qui impliquerait de doter le C.A.S.V.P. des moyens nécessaires pour assumer cette charge."
Réponse (Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe) :
"S'agissant de l'installation de nouvelles places d'urgence dans le 13e arrondissement sur le site de la Poterne des Peupliers, il est évident que compte tenu du taux d'équipement déjà très important en capacité d'accueil d'urgence et d'insertion de cet arrondissement, cette éventualité n'apparaît pas souhaitable. Il est en effet urgent de réequilibrer dans Paris, et au niveau régional, les lieux d'hébergement.
Cependant, l'accueil des femmes à la rue est une préoccupation prioritaire du Maire de Paris. En effet, de récentes études ont montré que le phénomène se développait avec des causes différentes dont une prévalente et difficilement acceptable, les violences conjugales.
Ainsi, dès le budget 2001, 4,2 millions de francs ont été inscrits en investissement pour permettre la réalisation de deux structures :
un petit centre d'urgence pour les femmes victimes de violences conjugales, avec ou sans enfant, avec un accueil permanent et sécurisé,
un lieu de vie de 15-20 places, pour des femmes à la rue depuis plusieurs années et de ce fait très désinsérées ; cette structure permettra aux femmes de se reconstruire dans un milieu protégé.
D'autres projets son en cours de montage, qui s'inscrivent dans les préoccupations d'accueil d'urgence, de stabilisation et d'accompagnement social :
- Un projet d'accueil de moyenne durée sur la péniche de l'Armée du Salut, Quai d'Austerlitz, pour environ 40 places réservées à des femmes en grande difficulté, qui ouvrira en avril 2002.
- Le Centre d'action sociale protestant a également un projet d'une capacité d'environ 80 places pour des femmes isolées ou des femmes avec enfant.
Par ailleurs, on peut rappeler le projet de déménagement du CHRS Crimée, géré par le CASVP au 45 boulevard Charonne, qui accueillera des femmes et quelques couples avec enfant dans un projet d'insertion, à l'échéance 2003, et celui de l'humanisation du site d'urgence actuel de Crimée avec un doublement de sa capacité.
L'insertion par le logement des femmes en difficulté est aussi une priorité inscrite au 12e Programme départemental d'Insertion. Dans ce cadre, il est prévu de réserver une partie des 300 places créées chaque année en résidences sociales pour ces personnes.
Ces projets, menés en coordination avec les services de l'Etat, permettront d'augmenter sensiblement les capacités globales d'accueil réservées aux femmes isolées en situation de détresse ou de précarité."