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Decembre 2001
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Conseil Municipal
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5 - Suspension et reprise de la séance

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2001


(La séance, suspendue à neuf heures quinze minutes, est reprise à neuf heures trente minutes, sous la présidence de M. le Maire de Paris).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Mes chers collègues, voulez-vous reprendre place.
Après cette interruption de séance, je donne la parole très brièvement à M. SAUTTER puis on va aborder le fond.
M. Christian SAUTTER, adjoint. - Monsieur le Maire, M. le Président SÉGUIN m'interroge sur l'association de la Commission des Finances à la réalisation de l'audit. Je ferai donc un bref rappel des faits.
Cet été, en juillet, j'ai informé la Commission des Finances de ce que la Commission d'appel d'offres allait se réunir pour choisir entre plusieurs candidats de qualité internationale et je soulignerai par parenthèses que le choix du couple de candidats a été fait à l'unanimité.
Ensuite, aussi bien le Président de la Commission que moi-même, rapporteur, avons été toujours disponibles pour répondre aux questions éventuelles sur l'audit et j'ai explicitement posé la question en octobre et je l'ai renouvelée lors de nos deux réunions de novembre en vain.
L'audit a été rendu public immédiatement par le Maire le 22 novembre et la Commission des Finances s'est réunie le jeudi 29. Elle a auditionné les responsables de l'audit, longuement, qui ont présenté les résultats de leur travail. Elle a pu les interroger et je crois que la Commission des Finances a constaté le caractère approfondi de cette enquête dont nous allons débattre maintenant.
Merci, Monsieur le Maire.
M Philippe SÉGUIN. - C'est incroyable !
M. LE MAIRE DE PARIS. -Merci beaucoup, Monsieur SAUTTER. Ce problème de forme étant clarifié...
M. Philippe SÉGUIN. - Ce n'est pas un problème de forme !
(Mouvements divers dans l'hémicycle).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Mes chers collègues, ne vous énervez pas !
M. Michel BULTÉ. - Vous ne respectez pas l'opposition !
M. LE MAIRE DE PARIS. - Une seconde, calmez-vous ! Je veux bien encore donner la parole à quelqu'un sur la forme, mais il faudrait que nous passions à l'examen de l'audit.
Je la donne un instant à M. LEGARET qui est pourtant le premier inscrit dans le débat général, vous voulez absolument parler avant moi brièvement ?
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Pour un rappel au règlement, je me fonde sur l'article 7 du règlement. Lors de la dernière séance, j'ai demandé une vérification du quorum. Votre adjoint, M. CARESCHE, m'a fait observer que ce n'était pas dans la tradition et que le quorum est constaté en début de séance. Nous sommes en début de séance, le quorum est-il atteint ?
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je crois qu'il est atteint.
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Vérifions !
M. LE MAIRE DE PARIS. - Il n'y a pas de problème de légalité de notre Assemblée. Vous avez voulu faire une intervention de plus sur la forme, il n'y a aucun problème pour que nous puissions siéger légalement. C'est pourquoi, comme nous en avons le mandat, nous allons maintenant nous intéresser à la vie de Paris.
Mes chers collègues, j'aimerai bien que tout le monde s'écoute tranquillement, compte tenu du sujet. C'est valable pour les autres sujets mais celui-là le mérite particulièrement.
Chacun pourra parler très tranquillement.
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Est-ce que le quorum est atteint ?
M. LE MAIRE DE PARIS. - Oui. Mais si, regardez, Monsieur LEGARET !
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Constatez-le !
M. Jacques TOUBON. - C'est l'article 7.
M. LE MAIRE DE PARIS. - M. le Secrétaire général du Conseil va compter.
... 87, le quorum est atteint.
Mais j'en profite quand même pour demander que l'on fasse savoir à ceux qui sont dans les couloirs ou à la buvette que même si le quorum est atteint, je préférerais qu'il y ait plus de monde en séance. Cela s'applique aux deux côtés de l'Assemblée.
Mes chers collègues, vous savez que le quorum est atteint et qu'il y a aussi l'attention que les élus portent à leurs propres travaux et cela concerne les deux côtés.
(Réactions de désapprobation dans l'hémicycle).
Chers collègues, cela ne sert à rien de crier, quand on n'est pas dans la réalité, je vois un certain nombre d'élus qui s'occupent d'autre chose que ce pour quoi ils ont été conviés ce matin, à délibérer en fonction du mandat qu'ils ont reçu des Parisiens.
Un intervenant. - Ce n'est pas commencé !
M. LE MAIRE DE PARIS. - C'est commencé depuis un moment.