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Decembre 2001
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Conseil Municipal
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47 - 2001, JS 449 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'association "Centre de formation de football de Paris" une convention. - Subvention à ladite association. - Montant : 300.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2001


M. Jean-Yves MANO, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération JS 449 relatif à la signature avec l'association "Centre de formation de football de Paris" d'une convention - subvention à ladite association.
Je donne la parole à M. RIOU, l'orateur inscrit.
M. Alain RIOU. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, l'objet de l'amendement est d'augmenter la subvention de ce Centre de formation de football de Paris et de la porter de 300.000 à 400.000 F.
Vous avez sans doute tous ici présents lu l'exposé des motifs, donc je ne vais pas m'appesantir dessus. Par contre, je vais faire quelques observations et essayer de réagir aux remarques que Pascal CHERKI a faites en Commission, puisqu'il m'a apporté une réponse très circonstanciée du style "Questions pour un champion". Je vais donc essayer de voir si je peux évoquer des éléments supplémentaires.
Première observation, dans un débat qui a eu lieu par radio interposée entre Pascal CHERKI et moi sur le P.S.G., Pascal CHERKI a souhaité rétablir la vérité parce que j'aurais dit que les petits clubs parisiens n'étaient pas aussi subventionnés que l'était le P.S.G.
Au demeurant, je vois mal comment je pourrais dire le contraire et comment la vérité aurait été rétablie en disant le contraire ! En effet, les petits clubs parisiens, dont on a une liste ici, ont entre 250.000, 300.000 et 400.000 F d'aide et, par conséquent, ce sont des sommes relativement faibles au regard des 43.500.000 F que le P.S.G. a reçus cette année, des 23.500.000 F que le Maire de Paris et Pascal CHERKI ont actuellement promis au P.S.G. - sans que, bien sûr, notre assemblée délibérative se soit prononcée - et des sommes éventuelles qui pourraient être en dessous des 23.500.000 F. Mais je ne veux pas ouvrir le débat sur le P.S.G., ce n'est pas l'objet ici, c'est simplement une piqûre de rappel, en quelque sorte !
Alors qu'a-t-on fait ?
On a essayé de regarder, parmi les petits clubs qui nous étaient soumis dans cette délibération, celui ou ceux qui seraient dans une situation pour laquelle nous pourrions intervenir en vue de leur verser une somme supplémentaire qui pourrait être significative pour eux. On n'a évidemment pas les moyens et les équipes de Pascal CHERKI, nous n'avons pas une direction à notre disposition, donc nous l'avons fait avec des moyens relativement limités.
Il se trouve qu'en faisant ce parcours, nous avons trouvé le Centre de formation de football de Paris, qui reçoit une subvention de 300.000 F et qui a une formation qui est quand même intéressante puisqu'il forme 25 clubs et qu'il a 700 licenciés en son sein, autrement dit 25 petites équipes, d'ailleurs espoirs, qui seront peut-être amenés un jour à se retrouver au P.S.G. ou ailleurs. On est donc, là, dans le sens de l'aide aux petits clubs, en vue d'autre chose que les loisirs : il s'agit d'aller plus loin, d'aller en compétition.
Il se trouve que ce Centre a demandé 675.000 F. On lui alloue 300.000 F, c'est-à-dire beaucoup moins. On me dit qu'il n'a pas été baissé, puisqu'il a touché 300.000 F et qu'il avait touché 300.000 F l'année dernière. Mais ce n'est pas tout à fait exact puisque ce Centre a bien touché 300.000 F l'année dernière mais qu'il a touché 150.000 F de subvention exceptionnelle. Pourquoi ? Parce qu'il avait du mal à équilibrer son budget les années précédentes !
On a donc pensé que c'était assez logique de lui donner une subvention de 400.000 F. 100.000 F, ce n'est pas une somme très importante au regard des sommes dont j'ai parlé tout à l'heure pour le P.S.G. et cela permettrait effectivement à ce Centre de se développer et de ne pas avoir d'ennuis financiers dans les mois ou les années qui viennent.
Je l'ai comparé - nous l'avons collectivement comparé - à un autre club qui forme 15 équipes (et pas 25 équipes), qui a moins de licenciés, qui, lui aussi, participe à des championnats dans le district du Val-de-Marne et qui touche également 300.000 F. D'ailleurs, un des points qui avaient été observés par M. CHERKI est que nous prétendions aider un club parisien (qui avait certes 25 équipes et qui avait plus de licenciés, etc.), mais qui avait une activité en dehors de Paris, ce qui est évidemment le cas du Football-club des Gobelins qui, lui, touche 300.000 F et forme 15 équipes. Ce que je veux dire par là, c'est que l'ensemble de ces clubs, soit dans les Hauts-de-Seine, soit dans le Val-de-Marne, soit dans d'autres départements, participent à une activité extérieure, qu'ils sont tous dans la même situation à cet égard.
Donc, pour toutes ces raisons, nous n'avons pas été convaincus dans un premier temps par les observations de M. CHERKI et nous considérons que ce Centre est digne d'intérêt.
Certes, d'autres informations nous ont été données en commission, mais je ne sais pas si elles seront données en séance publique. Si elles étaient données en séance publique, évidemment, les "Verts", dans leur sagesse, réviseraient leur position. Mais le problème, c'est qu'en l'occurrence je ne sais pas si vous répèterez ce que vous nous avez dit en commission.
Je vous remercie.
M. Jean-Yves MANO, adjoint, président. - Monsieur RIOU, merci pour la sagesse des "Verts".
La parole est à M. CHERKI.
M. Pascal CHERKI, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Comme l'Assemblée l'aura compris, je poursuis par delà les ondes radiophoniques un colloque presque solitaire avec M.Alain RIOU sur le Paris Saint-Germain, mais je pense que nous aurons l'occasion d'en débattre collectivement le moment venu.
M. Alain RIOU aurait quand même dû avoir l'amabilité de reconnaître que, grâce à ce débat sur le Paris Saint-Germain, sa notoriété d'homme politique parisien a beaucoup augmenté et que, de ce point de vue-là, s'il y a un bénéficiaire de la convention du P.S.G., c'est lui ! Mais, je rassure les membres de l'Assemblée, cela ne justifie pas en soi une contrepartie budgétaire de cette importance et nous avons travaillé à ce qu'il y ait d'autres aspects dans la convention que le simple accroissement de l'autorité de M. RIOU pour justifier la somme que la Ville de Paris allouera au Paris Saint-Germain dans le cadre du respect de la réglementation en vigueur.
Mais comme M. RIOU a dit qu'il s'agissait d'une simple piqûre de rappel, je vais le laisser à son joyeux vice et me concentrer sur l'objet de la délibération.
Quel est-il ? Lors d'une interview, M. Alain RIOU a fait référence à une interview qu'il a donnée à la radio qui prolongeait une interview qu'il avait donnée dans les médias où il avait dit que le Maire délirait. Ses propos et sa conduite l'ont amené à être invité à "Europe 1" pour donner son positionnement sur le Paris Saint-Germain.
Ayant entendu cette interview, j'ai été amené à réagir pour dire que je considérais que c'était un tissu de bêtises, notamment sur un point précis où j'expliquais que contrairement aux allégations formulées, nous avions augmenté les subventions aux petits clubs en général, qu'il n'y avait pas de lien de cause à effet entre la hausse ou la baisse de la subvention du Paris Saint-Germain et la hausse ou la baisse des subventions aux petits clubs, que c'était deux problématiques de nature différente, ce qui m'avait conduit à dire que je considérais que M. Alain RIOU n'aimait pas le foot et le méprisait. Je disais qu'il était dommage de mépriser cette aspiration populaire.
C'est peut-être ce qui a piqué au vif mon collègue, ce que je peux comprendre, qui l'a amené à saisir l'occasion qui était offerte au Conseil de Paris pour prouver au contraire qu'il mettait en accord ses actes et ses paroles. Donc il nous propose d'augmenter de 100.000 F la subvention au centre de formation de football de Paris.
Le problème c'est qu'il a été pris par la patrouille et bien lui aurait pris de réfléchir aux clubs sur lesquels il aurait voulu que s'applique une hausse. Pourquoi ?
Nous aurons l'occasion d'en débattre, j'ai vu qu'il y avait une inscription sur le projet de délibération suivant concernant le footclub des Gobelins.
Je tiens à dire que je ne fais pas de symbole avec les finances publiques parisiennes. J'augmente ou je baisse les subventions non pas par rapport à un problème de positionnement mais par rapport à des objectifs sportifs définis.
Ce centre de formation de football de Paris a obtenu l'an dernier une subvention de fonctionnement de 300.000 F plus une subvention exceptionnelle de 150.000 F. Quelle était la raison du vote de cette subvention par l'assemblée, l'an dernier ? Comme le centre de formation de football de Paris était allé s'installer sur les installations du parc de la Plaine d'Orly, il fallait lui permettre d'avoir un délai pour pouvoir prendre possession et surtout gérer cette situation, c'est vrai que cela l'avait amené à un déficit exceptionnel de 155.000 F qui avait conduit l'Assemblée l'année dernière dans sa grande sagesse à lui accorder, à titre tout à fait exceptionnel, au-delà de cette subvention de fonctionnement, une subvention exceptionnelle pour ne pas mettre le club dans la difficulté, mais depuis la situation financière du club s'est améliorée et donc nous sommes dans une situation où ce déficit s'est résorbé.
L'argument qui consiste à dire : oui, mais le club a demandé 675.000 F, vous ne lui avez donné que 300.000 F, n'est pas un argument que je peux entendre. On sait tous qu'il y a des clubs qui demandent un montant de subvention qui correspond à leurs besoins et des clubs qui gonflent ce montant de subvention et on ne peut pas prendre comme critère pertinent le rapport entre le montant de la subvention demandée et le montant de la subvention obtenue. On est obligé de prendre en considération le critère par rapport aux besoins réels et objectifs du club.
En ce qui concerne le centre de formation de football de Paris, je tiens à dire à l'Assemblée que ce club n'est pas un club méprisé par la Ville : les années précédentes il bénéficiait d'une aide raisonnable et responsable de la collectivité parisienne que nous entendons reconduire dans le cadre d'une convention d'objectif mais surtout il bénéficie d'une situation particulière qui le fait bénéficier d'une quasi-exclusivité de la présence sur le terrain de la Plaine de Jeux d'Orly. Ce ne sont pas tous les clubs qui sont dans une telle situation. Il peut installer ses locaux sportifs, nous allons refaire les vestiaires. C'est aussi une situation qui pose problème parfois puisque cela suscite des jalousies de la part des autres clubs. Nous sommes amenés à les traiter avec plus d'équité dans l'avenir.
Deuxième élément : les effectifs du club sont pour 30 % composés d'adhérents venant du Val-de-Marne. Nous avons donc demandé aux clubs - c'est un additif que nous avons fait à la convention - de rechercher compte tenu de ce ratio d'adhérents des cofinancements avec les collectivités territoriales du Val-de-Marne. Là, je prolonge un débat que nous avons commencé à avoir dans l'audit et que nous aurons dans les mois à venir sur l'utilité sociale des subventions. Quand un club a beaucoup d'adhérents d'une autre collectivité locale, il est normal que ces autres collectivités locales concourent au financement. Nous l'avons indiqué au centre de formation des clubs dénommés et cela n'a pas semblé poser problème.
Je tiens à dire, dernier élément, et les vrais amateurs de foot le savent, la dénomination du club pose un problème, elle crée une confusion, les instances de la ligue régionale d'Ile-de-France de football nous disent que cela fait plusieurs années qu'ils le demandent, car à partir du moment où il s'appelle centre de formation de football de Paris, cela risque de créer une confusion sur l'idée même que ce serait une institution publique alors que c'est une association loi de 1901.
Pour toutes ces raisons, je considère qu'il n'y a pas lieu d'augmenter la subvention. Je demande de rejeter cet amendement comme cela a été fait à la commission à l'unanimité moins la voix de M. RIOU.
M. Jean-Yves MANO, adjoint, président. - Merci pour les explications. J'ai cru comprendre que vous ne suivez pas les propositions de M. RIOU.
On vote l'amendement n°16. Non, Monsieur RIOU, nous avons compris.
Monsieur SEGUIN ?
M. Philippe SÉGUIN. - C'est juste pour une explication de vote, je voudrais dire que sur ce point du moins le groupe R.P.R. suivra l'Exécutif.
M. Jean-Yves MANO, adjoint, président. - Merci.
Nous allons passer au vote de l'amendement n° 16, sachant que M. CHERKI s'est prononcé contre.
Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 16.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition d'amendement n° 16 est repoussée.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 449.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, JS 449).