Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Decembre 2001
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

95 - QOC 2001-582 Question de Mme Roxane DECORTE et des membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" à M. le Maire de Paris à propos de la saleté dans les rues du 18e arrondissement

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2001


Libellé de la question :
"Mme Roxane DECORTE et les membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" souhaitent attirer, pour la 3e fois consécutive, l'attention de M. le Maire de Paris sur la saleté des rues dans le 18e arrondissement et particulièrement dans les secteurs les plus populaires, comme le quartier "La Chapelle" ou le secteur "Château-Rouge" (18e). Cette question sera posée tant qu'aucune amélioration ne sera perceptible par les habitants.
Les rues du 18e arrondissement sont sales. Certaines, comme les rues des Roses, Riquet, Olive, Philippe-de-Girard, Torcy, Pajol, Marx-Dormoy et La Chapelle, semblent être oubliées des services de la propreté.
A juste titre, le mécontentement des habitants grandit et les plaintes se multiplient. Le dimanche, les rues ressemblent à des "poubelles". Des papiers, des emballages, des déjections canines, des objets encombrants, des seringues, des déchets ménagers jonchent les trottoirs et souvent la rue. Des bouteilles de verre vide entourent des collecteurs de verre plus que remplis.
Mme Roxane DECORTE et les membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" souhaitent connaître les mesures prises pour remédier à cette situation inacceptable."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"La question de la propreté de Paris est l'une des premières auxquelles la nouvelle municipalité a entendu se consacrer. Le Maire de Paris, sans remettre en cause la qualité des agents employés à cette mission, a fait part à de nombreuses reprises de son insatisfaction quant à l'état de propreté de la Capitale. Un plan d'action a été arrêté dés les premiers mois du mandat dont la mise en ?uvre, prévue en septembre, a du être différée compte tenu du déclenchement du plan "Vigipirate".
C'est ainsi que pour assurer une meilleure continuité d'action le week-end, le travail des agents recrutés depuis janvier est organisé sous forme de roulement. Ceci sera étendu à tous les agents recrutés dans le cadre du passage aux 35 heures. Dans le même esprit, l'enlèvement des dépôts clandestins est également effectué ces jours-là.
Même si la situation mérite d'autres améliorations et mobilisera fortement l'action municipale, il ne peut-être dit que certaines rues du 18e arrondissement sont oubliées des services de la propreté. Pour autant des actions importantes ont d'ores et déjà été engagées passant notamment par un renforcement des marchés et la décision prise à l'occasion de la mise en ?uvre de l'ARTT d'organiser progressivement le travail en roulement. La renonciation à ce système au cours des années passées est en effet à l'origine de l'insuffisance des moyens mis en ?uvre le dimanche, comme le constatent les auteurs de la question.
Le 18e arrondissement bénéficie d'un programme d'entretien conséquent qui prévoit, pour les rues du secteur La Chapelle, jusqu'à trois balayages quotidiens et trois lavages hebdomadaires, et pour le secteur Château-Rouge, jusqu'à quatre balayages quotidiens et sept lavages hebdomadaires.
Pour ce qui concerne les moyens, une benne supplémentaire, destinée à l'enlèvement des gros objets, vient d'être mise en service.
Tous les efforts ont été fournis, par ailleurs, pour minimiser les conséquences pour la propreté de la réactivation du plan "Vigipirate" (augmentation des tournées de collecte du verre, remplacement total des réceptacles de propreté par des porte-sacs transparents).
Des orientations fortes ont enfin été données à la D.P.E. pour développer la liaison avec les maires d'arrondissement. Les améliorations à apporter doivent en effet être définies au plus près du terrain afin de garantir l'efficacité et la réactivité maximales. Cette réorientation en profondeur du travail des équipes passe naturellement par une redéfinition des secteurs du nettoyage et du rôle de l'encadrement de proximité. Il va de soi que quels que soient l'importance des réformes, l'augmentation des moyens mis en ?uvre et le développement du recours à la répression (déjections canines, dépôts sauvages...) une sensibilisation accrue de chacun aux gestes de propreté doit être engagée. En complément des actions de fond engagées par la Ville de Paris une campagne d'information sera ainsi prochainement lancée afin d'en appeler au sens civique de chacun."