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Septembre 2004
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16 - 2004, DASES 357 G - Attribution d'une subvention de fonctionnement de 19.000 euros à l'Union départementale des clubs et équipes de prévention spécialisée de Paris (5e)

Débat/ Conseil général/ Septembre 2004


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DASES 357 G portant attribution d'une subvention de fonctionnement de 19.000 euros à l'Union départementale des clubs et équipes de prévention spécialisée de Paris (5e).
Mme DUBARRY a la parole.
(Exclamations de M. LHOSTIS).
Mme Véronique DUBARRY. - Je vous rappelle, Monsieur LHOSTIS, que dans le règlement intérieur - Excusez-moi, Madame la Présidente - ...dans le règlement intérieur, il est prévu que nous pouvons répondre au téléphone et écouter nos messageries et effectivement ne pas passer nos coups de fil. Ce que j'étais en train de faire. Voilà, ça vous ira ?
M. Alain LHOSTIS, rapporteur. - Je vérifierai.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Madame DUBARRY, vous avez la parole.
Mme Véronique DUBARRY. - Merci beaucoup, Madame la Présidente.
Le projet de délibération dont il est question est l'attribution d'une subvention de fonctionnement à l'Union départementale des clubs et équipes de prévention spécialisée à Paris.
Je ferai tout d'abord une digression sur l'actualité des professionnels de la prévention qui, comme vous le savez et comme vous avez dû le souligner vous-même à plusieurs reprises, voient diminuer leurs moyens alors que leur implication ne cesse d'augmenter, et subrepticement - ce qui leur pose beaucoup plus de problème - voient s'appliquer dans les faits une loi qui n'a pas été encore votée sur la prévention de la délinquance ; avec des exemples cités par les professionnels de la prévention qui, en ce qui concerne le groupe "Les Verts", font assez froid dans le dos : à Pau, par exemple, le Préfet a exigé de l'Education nationale la communication de listes et de renseignements nominatifs de jeunes issus d'un certain quartier ; à Vitry-le-François : mise en place illégale d'un fichier nominatif généralisé des populations en difficulté au nom et dans le cadre du Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance ; à Vendôme - toujours dans le cadre d'un CLSPD - on a demandé aux travailleurs sociaux une participation active à une cellule chargée de la gestion en collaboration avec la police de dossiers, là encore, nominatifs.
Or nous savons tous que ce serait dénaturer la prévention que de lui faire remplir ces tâches. J'avais déjà attiré votre attention, Madame la Présidente, en mai dernier, sur le soutien qu'à mon sens notre Département et notre Municipalité devaient apporter à ces professionnels. Je réitère cette demande. Ils ont prévu une journée d'action le 2 octobre à Paris qui va dans le sens de la lutte contre cet avant-projet de loi. Et il paraît important que vous rajoutiez cette date dans votre agenda, si je puis me permettre.
Pour en revenir au projet de délibération, au c?ur de cible du projet de délibération, il est question de favoriser des séances de formation en relation avec la Mission de prévention des toxicomanies de la DASES, des personnels, des équipes de préventions spécialisées.
Voilà ce qui me paraît répondre à une attente très forte de ces professionnels et qui me paraît aller vraiment dans le sens que vous indiquiez ce matin, Monsieur LHOSTIS, en répondant à je ne sais plus quelle interrogation farfelue de nos collègues de la droite sur le rôle de cette mission de prévention des toxicomanies et surtout sur le sens que vous donniez au colloque qui aura lieu la semaine prochaine ou dans les jours qui viennent.
J'en profite pour insister sur le fait que d'autres formations de ce type pourraient être envisagées, puisque dans d'autres domaines ce type de besoin se fait sentir. Je pense par exemple au rapport entre les jeunes gens de sexes différents, au rapport à la sexualité, au rapport au corps. Dans cette problématique-là, les clubs de prévention ont aussi une attente et des besoins qu'il conviendrait d'entendre.
Je conclurai en disant qu'il s'agit là d'un travail que les arrondissements doivent se réapproprier parce que c'est véritablement comme cela que nous réussirons à travailler ensemble et non pas en demandant aux clubs de prévention de pratiquer une délation des jeunes les plus en difficulté et avec lesquels ils font un travail remarquable.
Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à M. LHOSTIS.
M. Alain LHOSTIS, au nom de la 6e Commission. - Madame DUBARRY, concernant l'utilisation du téléphone portable, c'est à votre santé que je pensais puisqu'il y a souvent beaucoup d'agitation de votre bord sur les risques des antennes-relais pour lesquelles aucune preuve scientifique n'a été donnée de leur nocivité. Par contre, il y a une étude européenne sur l'utilisation du téléphone portable et il vous est chaudement recommandé de l'utiliser avec un écouteur pour l'éloigner de votre tête. Donc je me permets de vous dire ça ; mais vous savez bien que c'est avec toute l'amitié que je vous porte, et je tiens à vous conserver en bonne santé en tant que voisine. Bien.
Vous avez dit : "la prévention santé est un élément essentiel du dispositif parisien". Et surtout ce qu'il faut souligner dans cette affaire, et vous l'avez très bien dit : c'est la première fois qu'on passe une convention avec l'Union des clubs et équipes de prévention sur la prise en charge des missions de formation en matière de prévention des toxicomanies. Je crois que cela montre bien l'importance que nous accordons à la prévention. Bien évidemment, vous avez montré aussi à la fin qu'il y a d'autres publics que nous devrions contribuer à former et bien évidemment au fur et à mesure de la montée en charge de la mission, vous savez qu'elle est importante, nous ferons face à cette demande.
Face aux nombreux jeunes très fragiles et en errance, isolés et en difficulté, et qui ont des comportements à risque, qui ont des conduites suicidaires, des sexualités non protégées, c'est bien sûr dans ce sens-là que nous aidons à la formation de ceux qui interviennent sur le terrain de façon formidable et souvent difficile.
Merci.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - J'ajouterai pour ma part que nous avons accru de 50 % les crédits consacrés aux clubs et équipes de prévention, ce qui a permis de recruter 65 éducateurs supplémentaires et donc d'avoir une meilleure couverture du territoire.
En ce qui concerne le projet de loi sur la prévention de la délinquance sur lequel M. SARKOZY avait travaillé dans un premier temps, M. DE VILLEPIN a indiqué qu'il souhaitait le remettre sur le métier. Il est vrai que les premiers textes dont nous avons eu connaissance étaient particulièrement préoccupants et nous n'avions pas manqué de nous mobiliser fortement aux côtés des personnels. En effet, il y a une relation de confiance évidente qu'il faut préserver si on veut que les équipes soient en mesure d'obtenir des résultats, et ceci n'est pas négociable. Lorsqu'il y a eu des manifestations et protestations publiques, nous nous y sommes joints très volontiers.
Je crois que les clubs et équipes de prévention n'ont jamais refusé de participer à des discussions collectives sur le mal-être d'un quartier, les raisons à l'origine de ce mal-vivre. Autre chose est de vouloir leur faire jouer un rôle comme vous l'avez indiqué à partir de données nominatives sur ces jeunes, ce qui est absolument inqualifiable et stupide.
Donc je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 357 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, DASES 357 G).