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Juin 2003
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Conseil Municipal
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Déliberation

Vœu sur la situation de l'urgence sociale.

Déliberation/ Conseil municipal/ Juin 2003 [2003 V. 90]



Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l'Etat le 2 juillet 2003.
Reçue par le représentant de l'Etat le 2 juillet 2003.

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil Municipal,
Les associations ?uvrant dans le champ de l'urgence sociale s'étaient fortement mobilisées en octobre dernier "contre l'insécurité sociale" pour alerter sur les conséquences graves des réductions et gels de crédits de l'Etat sur la situation des plus démunis. Quelques résultats avaient été obtenus.
Le 5 juin, une nouvelle journée d'action des associations regroupée dans la F.N.A.R.S. (Fédération des associations d'accueil et de réinsertion sociale) s'est déroulée sur toute la France, demandant le droit pour "tout être humain en détresse d'être accueilli, orienté et accompagné vers les institutions correspondant à sa situation". Il faut absolument les entendre.
On ne peut qu'être révolté devant la situation que subissent les personnes en détresse sociale, l'abandon voire le mépris dont ils et elles font l'objet de la part des pouvoirs publics qui devraient pourtant leur assurer des droits élémentaires à une vie digne.
Les lois sécuritaires qui criminalisent les plus faibles, les projets de réforme en cours sur les étrangers qui aggravent la précarisation et la suspicion, le projet de circulaire réduisant l'accès à l'aide médicale d'Etat, sont autant d'atteintes aux droits humains et visent à construire une société d'exclusion et de violence.
Les gels et suppressions budgétaires, la réduction drastique des emplois aidés, mettent en péril grave les structures et associations oeuvrant dans le champ de l'urgence sociale et de l'exclusion.
C'est à la pauvreté qu'il faut s'attaquer, et non pas aux pauvres, pour construire une société solidaire dont le c?ur ne soit plus le profit, mais bien les personnes humaines, à commencer par les plus faibles d'entre elles.
Paris capitale est aussi la capitale de l'urgence sociale. Notre collectivité assume les charges qui sont les siennes, mais elle ne peut se substituer à l'Etat dans ses missions de lutte contre les exclusions.
Sur la proposition de Mme Catherine GÉGOUT et les élu-e-s du groupe communiste, le Conseil de Paris,

Emet le v?u :

Que le gouvernement revienne sur ses décisions, tienne ses engagements, mette en ?uvre un plan ambitieux de lutte contre les exclusions et donne aux associations les moyens d'exercer leurs missions.