Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 1998
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

17 - 1998, DAEE 3 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec la Chambre de commerce et d'industrie de Paris une convention en vue de la création d'un " Répertoire des centres de compétences technologiques en Ile-de-France "

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1998


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DAEE 3 relatif à la signature avec la Chambre de commerce et d'industrie de Paris d'une convention en vue de la création d'un " Répertoire des centres de compétences technologiques en Ile-de-France ".
La parole est à M. LE GARREC.
M. Alain LE GARREC. - L'O.D.E.P., pour reprendre les propos de M. GABORIAU, a dans son programme de travail 1998 prévu de mettre en place le plus vite possible un certain nombre d'outils permettant à la Ville de Paris d'avoir une bonne connaissance de son tissu économique.
Pendant 20 ans, effectivement, la Ville de Paris a vécu dans l'à peu près. Il est donc temps aujourd'hui de passer de la fiction à la réalité. La Région Ile-de-France s'en était occupée hors Paris. Il est facile de dire aujourd'hui que les données sont inutilisables. Cependant, la délibération qui nous est présentée pêche par excès de prudence et de frilosité. Pourquoi se contenter des centres de recherche technologiques travaillant réellement avec des entreprises ? Pourquoi ignorer les autres ? Pourquoi ignorer les laboratoires publics et privés ?
De plus, si je comprends bien, cette opération est difficile, je trouve quand même que deux ans sont un peu longs ! On doit être capables de mener ce travail plus rapidement.
Je m'étonne que la Ville de Paris ne prévoit que 100.000 F sur un budget total de plus de 4 millions de francs. Pardonnez-moi, Monsieur le Maire, mais je crois que vous jouez un peu petit bras ! Vous nous indiquez par le simple chiffre de 100.000 F, que l'étude générale du tissu économique parisien ne vous intéresse pas vraiment.
Je vais mettre deux chiffres en parallèle. Nous avons voté 180.000 F de subvention pour la Chambre syndicale des Fleuristes d'Ile-de-France pour avoir fleuri la façade de l'Hôtel-de-Ville pendant 3 semaines. C'est très louable. Vous ne donnez que 100.000 F pour que la Ville de Paris se dote d'un outil indispensable.
Vos ambitions, même ici, ressemblent un peu trop à de la communication !
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci. La parole est à Mme CAPELLE.
Mme Liliane CAPELLE. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, je tiens à saluer l'initiative commune des départements franciliens et de la Ville de Paris qui aboutira prochainement à la création d'un répertoire des centres de compétences technologiques en Ile-de-France.
Cette initiative est le reflet de ce que pourrait être, si la volonté était là, une politique commune de développement économique à l'échelle de la Région Ile-de-France.
Malheureusement, cette mise en commun des moyens reste marginale alors qu'en matière d'intercommunalité on pourrait aller plus loin. L'on sait combien en matière de transports le morcellement des compétences et des responsabilités est une source quotidienne de problèmes pour les Franciliens. L'on sait également combien l'absence d'une politique fiscale harmonieuse en matière de taxe professionnelle est facteur de déséquilibre entre les communes. L'on sait aussi que la spécialisation des activités fracture Paris d'Est en Ouest.
Nous savons tous que l'échelle de la commune n'est pas pertinente dès lors qu'il s'agit de trouver des solutions au chômage. Ce constat devrait rassembler les élus. Or il n'en est rien. Je me souviens avoir été démarchée par courrier par un maire dont je tairais le nom, qui me vantait les mérites de son nouveau pôle économique communal et bien sûr son attirante politique d'exonération fiscale.
Je ne crois pas que cette méthode soit la bonne. Néanmoins elle consacre une pratique courante et légale. C'est pourquoi je suis convaincue qu'il faut en venir à une forme de planification intelligente à l'échelle de la Région qui ne bride ni l'initiative économique, ni le développement local. Bien sûr, on ne saurait se contenter d'initiatives locales disparates. Il faut une impulsion macro-économique que seul le Gouvernement peut porter et impulser.
Dans cet esprit, les élus du Mouvement des Citoyens ne peuvent que s'associer au vote de cette délibération qui s'inscrit dans une perspective de soutien aux start-up qu'ils avaient déjà soutenus. Ils attendent néanmoins des signes forts afin que la création de ce répertoire des compétences technologiques en Ile-de-France ne reste pas le seul exemple de collaboration entre communes franciliennes en matière économique.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Monsieur le Maire, chers collègues, comme vous le savez, le développement des interrelations entre industrie et recherche est une des priorités forte du développement économique de notre Capitale.
C'est pourquoi notre Ville a souhaité s'associer au travail réalisé conjointement par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, par la Direction régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement, service de l'Etat, la Direction régionale de la Recherche et de la Technologie, l'ANVAR et le Conseil régional.
Il s'agit donc d'un instrument de connaissance statistique, mais aussi surtout d'un instrument opérationnel de promotion et de développement économique pour Paris.
Les délais que vous trouvez trop longs - nous l'avons évoqué d'ailleurs en 7e Commission et j'ai répondu à cette question - sont nécessaires pour avoir une étude exhaustive sur des centres de recherche à la fois privés et publics.
C'est un outil qui sera donc directement au service de l'entreprise.
Quant aux moyens mis par la Ville dans cette étude, ils sont suffisants puisque sur les 4 millions, nous donnons 100.000 F, et que l'on ne nous a pas demandé plus !
Je me réjouis donc, chers collègues, que vous soyez favorables au projet.
Même si vous trouvez que nous ne mettons pas assez d'argent et que c'est trop long, vous pouvez tout de même voter ce projet car il va dans le bon sens. Je vous remercie.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAEE 3.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, M. REVEAU s'étant abstenu. (1998, DAEE 3).