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Septembre 2003
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144 - I - Questions du groupe "Les Verts".QOC 2003-612 Question de Mme Isabelle MORIN-GUIROUS et des membres du groupe "Les Verts" à M. le Maire de Paris relative à la situation du centre d'accueil de jour sis 96, rue de Charonne (11e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


Libellé de la question :
"Alors que fin décembre 2002, la décision avait été prise par les propriétaires du local sis 96, rue de Charonne de ne plus prolonger la location donnée à bail aux animateurs du centre de jour "Chez Nous", des négociations avaient été entreprises afin que l'activité de ce centre soit maintenue.
Un accord avait été trouvé pour que les travaux prévus pendant l'été soient réalisés rapidement et que la fermeture du centre intervienne sur une durée minimale, puisque ses activités reprennent jusqu'à la fermeture à son tour du Palais de la Femme pour travaux.
Or, les aménagements du local n'ont pas été réalisés cet été, ayant pour effet positif à court terme de maintenir l'ouverture du centre pendant la période estivale.
Néanmoins, si les activités ont été maintenues jusqu'à fin août, l'avenir du centre n'est toujours pas clarifié, en dépit d'un v?u des Verts, adopté en séance des 24 et 25 juin 2002, qui spécifiait :
- "que soit recherché d'urgence un nouvel espace pour héberger ce centre d'accueil dans le 11e, par exemple dans un immeuble vide (il en existe plusieurs actuellement, offrant une surface suffisante, qui sont inoccupés) ou en étant attentif aux D.I.A. en cours ou à venir ;
- que la Ville de Paris fasse une offre d'achat ou préempte cet édifice le cas échéant ;
- que sa capacité d'accueil soit identique ou supérieure à la capacité actuelle (environ 200 personnes par jour) ;
- que les mêmes professionnels et bénévoles soient sollicités pour l'animer."
A ce stade, il est important de signaler que Mme Isabelle MORIN-GUIROUS a alors proposé une adresse de local approprié, situé à 500 mètres de l'emplacement actuel, ainsi que le nom des propriétaires, lors de la séance de la 8e Commission préparatoire audit Conseil.
Alors qu'un second v?u, présenté par le groupe socialiste et adopté en séance des 24 et 25 mars 2003, confirmait :
- "que toutes les mesures nécessaires soient prises afin que le centre d'accueil "Chez Nous" puisse continuer à fonctionner".
Alors que ce centre travaille sans subvention, avec l'aide de bénévoles, accueillant plus de 200 personnes par jour, leur proposant repas et activités ;
Nous ignorons toujours si les propriétaires des lieux vont fermer ou maintenir cette structure ouverte.
C'est pourquoi, Mme Isabelle MORIN-GUIROUS et les membres du groupe "Les Verts" demandent à M. le Maire de Paris :
- quelles dispositions ont été prises pour la mise en application des v?ux relatifs au maintien de l'activité du centre de jour sis 96, rue de Charonne, adoptés en séance des 24 et 25 juin 2002 puis des 24 et 25 mars 2003 ;
- notamment si le choix d'un local a été déterminé ;
- et quand sera-t-il mis à disposition afin de permettre à ce centre de poursuivre ses activités."
Réponse (Mme Mylène STAMBOULI, adjointe) :
"Le Centre "Chez Nous" accueille des personnes sans domicile fixe et en situation d'exclusion et il reste ouvert pendant que la réflexion sur son évolution vers une structure pérenne se poursuit.
En 2002, l'"Armée du Salut" a en effet décidé d'entreprendre une professionnalisation du Centre actuellement géré par des bénévoles de la Congrégation puis décidé de réaliser des travaux.
Pour ces raisons, la Fondation a annoncé dans un premier temps la fermeture de "Chez Nous".
Cette décision a soulevé une opposition fortement relayée et visant à conserver cette structure d'accueil à destination des S.D.F. afin de ne pas interrompre l'activité du Centre d'ici l'ouverture d'une nouvelle structure professionnalisée.
L'Armée du Salut a dans un premier temps souhaité prendre en charge le coût des travaux et donc fermer puis réouvrir une structure provisoire, puis, la Fondation a décidé de rechercher des financements.
Le projet de structure provisoire que nous souhaitions étudier, dans l'attente d'une structure plus pérenne et professionnalisée, n'a à ce jour pas trouvé preneur tant du côté de l'Armée du Salut que du côté de la D.A.S.S.
Le Centre continue par conséquent de fonctionner dans les mêmes conditions.
Lors des réunions tenues en présence de la D.A.S.S., la R.A.T.P. et de la D.A.S.E.S., la Fondation "Armée du Salut" a manifesté son souhait de créer désormais un E.S.I., sans transiter par la création d'une structure provisoire.
Ce projet d'E.S.I. pourrait être soutenu par la Municipalité si la D.A.S.S., la R.A.T.P. et l'Armée du Salut s'engageaient dans cette voie.
L'effort de la Municipalité pour une politique d'accueil de jour labellisée ESI sera par ailleurs poursuivi en respectant un équilibre aussi bien entre les associations de l'urgence sociale qu'entre les différents E.S.I."