Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Septembre 2003
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

68 - 2003, DVD 190 - Autorisation à M. le Maire de Paris d'une part de signer un marché sur appel d'offres pour la réalisation d'une étude d'intérêt et de faisabilité d'une ligne régulière de transport de voyageurs par voie fluviale et d'autre part de solliciter la subvention correspondante du Conseil régional d'Ile-de-France

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DVD 190 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la réalisation d'une étude d'une ligne régulière de voyageurs par voie fluviale.
M. TRÉMÈGE était inscrit mais il n'est pas là.
La parole est à Mme KUSTER.
Mme Brigitte KUSTER. - Monsieur le Maire, un préambule : je suis un peu étonnée de la réaction de M. BAUPIN qui réagit systématiquement aux réponses et questions de l'opposition.
Les propos en effet déformés de Mme DOUVIN sont absolument inadmissibles. J'espère que Laurence DOUVIN pourra vous retransmettre ses propos pour que cela figure dans le B.M.O.
Les propos que vous avez tenus ne sont pas ceux qui ont été tenus par Laurence DOUVIN.
Botter en touche de cette manière sur des sujets aussi graves, c'est assez limite. Ce n'est pas parce que l'heure est avancée dans la journée et qu'apparemment, les uns et les autres, vous n'avez pas l'air ravi, de siéger ce soir, qu'il faut réagir ainsi. Nous non plus, nous ne sommes pas ravis, les uns et les autres, car nous devons faire d'autres choses.
Il y a des limites à la manière dont vous vous comportez ce soir et sur les réflexions qui sont émises sur les projets de délibération.
On est en train de faire cela à la va-vite sur des sujets qui sont importants, avec des réponses qui ne sont pas celles qui correspondent aux projets de délibération.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Vous êtes inscrite sur 17 projets de délibération...
Mme Brigitte KUSTER. - Non, sur 15... plus que 15, ne vous inquiétez pas. Est-ce que vous allez me reprocher d'être inscrite sur des sujets qui correspondent à la Commission à laquelle j'appartiens ?
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je ne dis pas cela. Vous êtes inscrite sur 15 projets de délibération...
Mme Brigitte KUSTER. - C'est tout à fait mon droit.
M. Christophe CARESCHE. - Ce n'est pas contesté, je le dis à l'Assemblée nationale... au Conseil de Paris, pardon.
Mme Brigitte KUSTER. - Oui, c'est dommage !
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Vous n'êtes victime de rien du tout. Vous pouvez vous exprimer comme vous le voulez.
Mme Brigitte KUSTER. - Je ne me pose pas en victime, tout va bien.
Sur ce projet de délibération DVD 190, qui concerne un sujet intéressant, pour nous tous, puisque c'est la ligne régulière de transports de voyageurs par voie fluviale, vous nous proposez d'engager une étude à ce sujet cofinancée par la Région.
Il faut d'abord bien savoir, comme vous le suggérez dans l'exposé des motifs, qu'une telle ligne ne serait en aucun cas compétitive pour les transports domicile-travail.
Cela avait d'ailleurs était la conclusion, il y a quelques années, d'un rapport établi par Claude QUIN, inspecteur général de l'équipement et ancien Président de la R.A.T.P.
De plus, lors de la grève de 1995, les transports fluviaux de substitution maintenus quelques jours après la reprise du service de la R.A.T.P. n'avaient plus aucun utilisateur bien qu'ils soient gratuits.
La seule vraie possibilité pour ce type de transport est bien entendu celui des touristes. Il serait peut-être intéressant, avant de se lancer dans cette étude coûteuse, de plus de 600.000 euros, de faire le bilan de l'existant et des expériences menées en la matière.
Quid des bateaux-bus existant à Paris ? Pourquoi les communes actuellement intéressées par une des dessertes ne participent pas au financement des études ?
Est-ce vraiment aux Parisiens de payer pour savoir s'il faut mettre en place une desserte à Suresnes ou à Charenton ?
Pour ce qui est des déplacements pour les loisirs, le transport public par la voie d'eau ne peut être attractif que s'il obéit aux mêmes règles que les autres transports publics, et qu'en particulier ils soient accessibles avec la carte orange.
Merci, Monsieur le Maire, de nous apporter ces précisions quant à la mise en route de ce projet et de son financement.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci, Monsieur BAUPIN, vous avez la parole.
M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Merci, Madame KUSTER, de vos questions.
Sur ce sujet, nous travaillons vraiment de façon très constructive avec les maires des communes limitrophes de la Seine, et d'ailleurs ce n'est pas par hasard si le groupe de travail, sur ces questions, est co-présidé par la Ville de Paris, et l'AMIF représentée par M. SANTINI.
Nous avons bien avancé, progressivement, sur la définition de ce que pourrait être ce projet de transports qui ne vise pas prioritairement les trajets domicile-travail mais qui ne vise pas non plus prioritairement les touristes.
Nous pensons qu'il existe des niches de déplacements suffisamment significatifs de passagers potentiels de cette navette fluviale, qui rechercheront un déplacement qui soit plus qualitatif que rapide.
Il est clair qu'une navette sur la Seine n'ira pas aussi vite que le R.E.R. le long de la Seine et qu'il y aura, du moins c'est ce que les enquêtes que nous avons entamées devront démontrer, des publics intéressés.
On peut penser aux personnes âgées, on peut penser aux personnes qui sont en R.T.T., on peut penser aux étudiants, on peut penser aux enfants, avec leurs parents le mercredi.
On peut penser à divers publics nouveaux, l'enquête réalisée, il y a une douzaine d'années, n'a plus la même validité aujourd'hui du fait des modifications des habitudes de vie, que l'on peut constater de façon très significative en matière de déplacements.
Voilà l'état d'esprit dans lequel nous sommes. Je vous propose qu'à une prochaine réunion de la Commission extra-municipale des déplacements nous fassions le point sur ce dossier de façon plus approfondie et qu'ainsi nous puissions répondre à toutes les questions. C'est un projet sur lequel il y a encore beaucoup de choses à élaborer : les escales, la tarification, le trajet, etc.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 190.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DVD 190).