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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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227 - QOC 2003-643 Question de M. Jean-François PERNIN et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris sur l'uniformisation des activités économiques dans certains quartiers de la Capitale, et les mesures à prendre en faveur du commerce de proximité et de l'artisanat

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


Libellé de la question :
"M. Jean-François PERNIN et les membres du groupe Union pour la démocratie française souhaitent connaître les initiatives de la Mairie de Paris en faveur du commerce de proximité et de l'artisanat menacés par des activités uniques (informatique, textile, maroquinerie) qui envahissent certains quartiers de la Capitale."
Réponse (Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe) :
"Paris est riche d'un tissu commercial et artisanal des plus diversifiés parmi les grandes capitales européennes. Pour se développer, certaines de ces activités se sont regroupées et renforcées grâce à un effet de proximité. Cette forme de structuration commerciale traditionnelle a ainsi contribué au dynamisme économique de nombreux quartiers parisiens tel que le Faubourg Saint-Antoine, autour de la filière de l'ameublement.
La concentration d'activités commerciales constituées autour d'une ou plusieurs filières communes, tels que les métiers de la mode du design, peuvent représenter un réel atout pour la redynamisation économique de quartiers fragilisés, lorsqu'elle est soutenue et accompagnée par la collectivité. En témoignent ainsi la création d'une "rue de la Mode" en 2000 dans le 18e arrondissement, ou des locaux de l'O.P.A.C. accueillent de jeunes créateurs appartenant à une filière en plein essor dans la Capitale ; ou encore le projet, en cours de réalisation, d'un quartier de la "Création musicale" autour des rue Messager et Letort dans le 18e arrondissement.
Toutefois, la croissance spontanée de commerces "thématiques" peut fragiliser, voire rompre les équilibres urbains et générer de réelles nuisances pour les habitants : disparitions de commerces et services de proximité, nuisances sonores, engorgement de la voirie, stationnement anarchique, dégradation de l'espace public. Le développement rapide du commerce de gros et des activités industrielles associées dans les quartiers Sedaine-Popincourt (activités textile) et Gravilliers (maroquinerie) s'inscrit clairement dans une telle évolution que l'on ne peut que déplorer.
Si le principe de la liberté du commerce interdit tout contrôle public sur l'implantation des activités commerciales et artisanales en fonction de leur nature, la Ville dispose toutefois de plusieurs leviers d'action pour encourager les commerces de proximité.
Tout d'abord, le futur P.L.U. contrôlera strictement la possibilité de création de locaux de stockage, particulièrement dans les quartiers de mono-activité commerciale, et favorisera la création d'activités commerciales et artisanales dans les pieds d'immeubles notamment dans le Nord et l'Est parisien.
Outre le levier d'actions réglementaires essentiel que représentera le P.L.U., la Ville souhaite se doter rapidement d'une structure opérationnelle dédiée à l'exercice de missions de développement économique, et en premier lieu la redynamisation économique et commerciale des pieds d'immeubles, tout particulièrement dans les quartiers de mutation urbaine du Nord et de l'Est parisien.
Plus précisément, cette structure pourra intervenir dans les secteurs où s'observe une forte dévitalisation économique par disparitions d'activités ou de commerces en rez-de-chaussée, dans des rues et quartiers marqués soit par un phénomène important de vacance des locaux, soit fragilisés par le développement d'une mono-activité de type commerce de gros.
Les modalités opérationnelles précises de la mise en place de cette structure seront définies avant la fin 2003. Plusieurs options sont d'ores et déjà envisageables, telles que des actions de portage immobilier de gestion ou d'animation, en liaison avec les partenaires institutionnels ou privés de la Ville et les acteurs économiques locaux (associations, entreprises, commerçants)."