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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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64 - 2003, DVD 143 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer d'une part un marché sur appel d'offres pour la réalisation des travaux d'entretien des dispositifs de retenue de sécurité : murets en béton et glissières métalliques du boulevard périphérique et d'autre part de solliciter la subvention correspondante auprès de la Région Ile-de-France

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DVD 143 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer d'une part un marché sur appel d'offres pour la réalisation des travaux d'entretien des dispositifs de retenue de sécurité : murets en béton et glissières métalliques du boulevard périphérique et d'autre part de solliciter la subvention correspondante auprès de la Région Ile-de-France.
Je donne la parole à Mme KUSTER.
Mme Brigitte KUSTER. - Je vous rassure, Monsieur le Maire, nous ne l'avons pas encore évoqué.
Il s'agit, comme vous l'indiquez, d'entreprendre un programme complémentaire de remplacement des glissières du boulevard périphérique par des murets en béton qui sont plus efficaces, mais surtout moins dangereux pour les motos que les glissières métalliques.
Depuis maintenant plus de dix ans, les premières opérations de ce genre ont été menées sur le boulevard périphérique et, en particulier, de 1997 à 2001 où plus de 60 kilomètres ont été traités.
Ce programme de 20 kilomètres, en complément des 20 kilomètres traités de 2001 à 2003, devrait porter à plus de 100 kilomètres fin 2006 le linéaire traité. Combien restera-t-il de glissières métalliques à changer et a-t-on des résultats sur l'efficacité des systèmes de murets en béton dans les secteurs déjà traités, notamment en objectifs sur la sécurité des motards ?
D'après les chiffres publiés récemment, il apparaît que les déplacements des deux-roues motorisés ont augmenté en 2002 de 8 %, ce qui n'est pas étonnant. Certains usagers de l'automobile ont tendance à utiliser les deux-roues motorisés pour pouvoir continuer à circuler en raison de la dégradation des conditions de circulation due à la politique inconsidérée que vous menez dans ce domaine.
(Mouvements de protestation sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, communiste et "Les Verts").
Je voudrais quand même avoir des précisions, Monsieur BAUPIN, s'il vous plaît, sur ce que vous pouvez faire dans l'intérêt de la sécurité des motards.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur BAUPIN, vous avez la parole.
M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Merci, Monsieur le Maire, et je remercie Mme KUSTER pour son intervention.
J'apporte quelques éléments de réponse même si, sur le sujet de la sécurité des deux-roues à moteur, il reste beaucoup à faire.
D'abord, comme on l'a évoqué tout à l'heure, sur les derniers mois il y a eu une diminution très significative du nombre d'accidents dans Paris et que cette diminution affecte à peu près toutes les catégories d'usagers, notamment les deux-roues à moteur.
Concernant les accidents sur le boulevard périphérique, d'après les statistiques dont nous disposons, si nous comparons la période 1996-1997 à la période 2001-2002, puisque vous y faisiez référence, nous constatons que nous avons à peu près le même nombre d'accidents sur les deux périodes, mais entre-temps il y a eu une augmentation très significative du nombre de deux-roues à moteur.
De fait, il y a une diminution relative du nombre d'accidents rapporté au nombre de motards qui circulent sur le périphérique avec une diminution de la gravité des accidents due au remplacement progressif des glissières métalliques par les aménagements en béton permettant de délimiter la chaussée.
Il reste beaucoup à faire. Les glissières étaient de part et d'autre du périphérique et il y en a deux, un intérieur et un extérieur. Il reste 30 à 40 kilomètres à réaliser pour remplacer ces glissières.
Un dernier élément pour dire qu'au-delà du périphérique nous travaillons évidemment sur la sécurité des deux-roues à moteur dans tout Paris. Nous avons mis en place un comité technique avec les usagers que nous avons réuni à plusieurs reprises et qui a trouvé un terrain d'entente sur les aménagements de stationnement dans la Ville.
Il reste à travailler, et c'est un sujet plus compliqué, sur la sécurité et la diminution des nuisances. C'est pourquoi nous organiserons au printemps prochain les premières journées nationales techniques des deux-roues à moteur en ville. Elles permettront de chercher avec d'autres villes en France et à l'étranger des solutions communes.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 143.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DVD 143).