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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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108 - Vœu n° 33 déposé par M. Alain RIOU, au nom du groupe "Les Verts", visant à créer un jardin destiné aux enfants dans l'une des cours de l'Hôtel-de-Ville

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Avant de passer à la 4e Commission, nous allons examiner le v?u n° 33 qui ne se rattache à aucun projet de délibération. Il est présenté par M. RIOU.
(M. Christian SAUTTER, adjoint, remplace M. Christophe CARESCHE, adjoint, au fauteuil de la présidence).
M. Alain RIOU. - Ce v?u est un v?u qui conserve la crèche de l'Hôtel-de-Ville.
Je voudrais d'abord dire que depuis le début, le groupe "Les Verts" a trouvé que c'était tout à fait emblématique et tout à fait satisfaisant de faire une crèche dans les appartements privés des anciens Maires de Paris, et même du Maire de Paris actuel, même s'il en fait un usage plus modéré.
Tout cela nous semble très bien et d'ailleurs il est vrai que de ce point de vue, il n'y a pas photo entre le fait qu'il y avait des appartements immenses qui étaient d'ailleurs assez coûteux, car on mangeait beaucoup dans ces appartements même le dimanche, les jours fériés, la nuit, etc.
Tout cela nous semble de ce point de vue tout à fait sain que le Maire de Paris décide de limiter l'espace qui lui est imparti dans Paris, pour ces appartements privés ou pour ce qui lui est réservé privativement en tant que Maire.
Il y a toutefois un problème au sein de cette crèche puisqu'il y a un jardin, jardin qui est sous la statue d'Etienne Marcel, qui donne sur les quais de Seine dont on sait qu'à part au moment de "Paris-Plage", et je parle là uniquement des berges, il est au contact direct des voitures et donc il est clair qu'il y a là une très forte pollution si tant est qu'on puisse dire qu'il y a des endroits plus pollués que d'autres.
Il se trouve que là, il y a un effet direct des polluants puisque la masse de voitures qui passent chaque jour est considérable.
De plus il y a un bruit qui, il faut bien le dire, est assez assourdissant, qui n'est pas sain pour de jeunes enfants.
Nous savons que la pratique de la Mairie consiste à partir de 18 mois, deux ans, pour des enfants d'âge moyen, de les faire sortir. On m'a bien expliqué que l'ancien Maire de Paris, un certain J.C. faisait régulièrement des pompes dans ce jardin et qu'il s'en est bien sorti puisqu'aujourd'hui il est dans une forme extraordinaire.
Le problème c'est que peut-être il n'a pas commencé à partir d'un an et demi à respirer autant de polluants.
Nous n'avons pas pour but de faire - dans un premier temps - aboutir ce v?u. Simplement nous voulons poser le problème.
On m'a dit que le fait de demander un jardin d'enfants dans la cour du Maire, cela crédibiliserait la politique.
A ce moment-là on pourrait être désagréable et dire que cela aurait pu décrédibiliser la politique de faire une crèche dans des appartements historiques, mais nous ne le disons pas !
Nous disons que c'est une bonne idée. Décrédibiliser la politique, c'est placer les enfants directement au contact du bruit et de la pollution. C'est pourquoi nous demandons qu'il y ait d'une manière ou d'une autre des précautions prises et qu'éventuellement si ce v?u ne convient pas à l'Exécutif on réfléchisse sérieusement, posément, aux conditions dans lesquelles on peut permettre aux enfants de cette crèche de sortir sans être exposés si violemment au bruit et à la pollution.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur RIOU. Madame TROSTIANSKY va répondre à votre v?u.
Mme Olga TROSTIANSKY, adjointe. - Monsieur le Maire, les enfants parisiens jouent dans l'ensemble des jardins municipaux, qu'ils soient accueillis ou pas en crèche, Monsieur RIOU, et c'est vrai que pour ceux qui ont la chance pour l'instant d'avoir une place en crèche, les crèches sont toutes à Paris et ne sont pas à la campagne. Certains établissements, dont des haltes-garderies, n'ont malheureusement pas de jardin.
Je voulais dire aussi que par rapport à votre analyse légitime concernant la pollution, le Laboratoire d'hygiène fait un certain nombre de contrôles, d'analyses, de mesures pour veiller effectivement à ce qu'au niveau des crèches et à l'intérieur des crèches il n'y ait pas ce taux de pollution. C'est un objectif sur lequel nous travaillons.
Par rapport à votre v?u, j'émets un avis défavorable, en accord avec mon collègue Yves CONTASSOT, car plusieurs éléments ne permettent pas d'envisager la création de ce jardin d'enfants dans la cour de l'Hôtel-de-Ville. La végétalisation n'est pas possible puisqu'il y a un poste de pompiers qui est installé en sous-sol. Il n'y a pas d'accès direct entre la crèche et cette cour et des problèmes de sécurité ne manqueraient pas de se poser qui sont liés aux allées et venues des personnes et des véhicules qui fréquentent l'Hôtel-de-Ville.
Je crois enfin et surtout, Monsieur RIOU, que notre objectif au niveau de l'Exécutif municipal est de faire baisser la pollution à Paris par de nouvelles mesures, notamment au niveau de la circulation mais pas de déplacer les jardins.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci. Mme TROSTIANSKY a répondu, je crois que nous allons passer au vote...
Mme Edwige ANTIER. - C'est pour une explication de vote.
M. Alain RIOU. - Je voudrais intervenir, cela va vous arranger.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Si vous voulez dire un mot vous le dites mais rapidement, je pense que la réponse était particulièrement attentive.
M. Alain RIOU. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, je voulais tout simplement dire que "Les Verts" ne voulaient pas que ce v?u soit rejeté par notre hémicycle, donc nous le retirons.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci de cette contribution démocratique.
M. David ASSOULINE, adjoint. - Comment décrédibiliser une assemblée mieux que cela !
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Monsieur GOUJON, comme président de groupe, vous voulez intervenir ?
M. Philippe GOUJON. - Nous voulions donner une explication de vote mais...
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Il n'y a pas d'explication de vote s'il n'y a pas de vote.