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Fevrier 2004
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Conseil Municipal
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Vœu relatif aux sept membres des bataillons de la jeunesse (FTPE) du 11e fusillés au Mont-Valérien.

Déliberation/ Conseil municipal/ Février 2004 [2004 V. 13]



Délibération affichée à l'Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l'Etat le 10 février 2004.
Reçue par le représentant de l'Etat le 10 février 2004.

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,
La cérémonie d'hommage aux sept membres des Bataillons de la jeunesse (FTPF) du 11e arrondissement de Paris arrêtés par la police vichyste, livrés aux autorisés allemandes, condamnés à mort par un tribunal militaire allemand siégeant au Palais-Bourbon et fusillés au Mont-Valérien le 9 mars 1942, ne serait plus organisée sur les lieux mêmes du "procès" comme c'était le cas depuis l'an 2000.
Les arguments techniques avancés par la présidence de l'Assemblée nationale pour justifier cet abandon ne me semblent pas valables à la lumière de l'importance et de la gravité de l'événement. En effet, cette parodie de procès est avec celui de la Maison de la Chimie et celui dit de l'Affiche rouge l'une des mises en scène à grand spectacle pour frapper l'opinion. Cet événement rappelle aussi le combat de ces sept jeunes gens et de leurs camarades de combat, dont beaucoup étaient ouvriers ou étudiants communistes et qui furent parmi les premiers à se dresser face à l'occupant nazi.
Les nazis voulurent que ce "procès" marque les esprits. C'est pourquoi ils utilisaient la maison de la démocratie pour appliquer leur barbarie. Mais finalement cette parodie de procès fut surtout symbolique du courage des résistants et du soutien dont ils bénéficiaient malgré la terrible répression : étudiants et professeurs font circuler à la Sorbonne une pétition demandant le recours en grâce qui se couvre rapidement de signatures. Avant d'être fusillés des témoins les entendirent crier "Vive la France".
Pour toutes ces raisons la suppression pure et simple de la cérémonie officielle semble particulièrement malvenue à l'approche du 60e anniversaire de la Libération.
La décision prise par la Présidence de l'Assemblée nationale contraint le Comité à organiser la cérémonie dans une salle du 11e arrondissement. Cela ne semble pas digne de la Représentation nationale et du nécessaire devoir de mémoire de la Résistance qui eut une place particulière à Paris.
C'est pourquoi le Conseil de Paris sur la proposition de Mme Nicole BORVO, M. Jacques DAGUENET et des élus du groupe communiste, de M. Georges SARRE et des élus du groupe du Mouvement républicain et citoyen,

Émet le v?u :

- que le Maire de Paris se tourne vers le Président de l'Assemblée nationale afin qu'il reconsidère sa position.