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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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174 - QOC 2003-666 Question de M. Hervé BÉNESSIANO et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris sur une différence de traitement par la Ville de Paris entre le cyclisme masculin et féminin

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


Libellé de la question :
"A l'issue de l'arrivée du Tour de France féminin avenue Foch au mois d'août dernier, M. Pierre BOUE, Directeur de la Grande Boucle, a annoncé que l'épreuve arrivait pour la dernière fois à Paris.
Déçu de ne pas avoir obtenu les Champs-Elysées pour l'étape finale à l'instar des hommes et estimant être moins bien considéré par la Ville de Paris, M. Pierre BOUE a ajouté que l'épreuve arriverait en 2004 en Allemagne : "Nous allons là où on nous aime puisque la France ne veut pas de nous".
M. le Maire de Paris, vous savez que le sport féminin s'est développé considérablement ces dernières années en France et que les résultats internationaux de nos représentantes commencent à se remarquer sur tous les continents.
Comment M. le Maire de Paris peut-il expliquer que le cyclisme féminin dont Jeannie LONGO-CIPRELLI est l'un des plus beaux fleurons du sport français soit moins bien traité par la Ville de Paris que le cyclisme masculin ?"
Réponse (M. Pascal CHERKI, adjoint) :
"La Ville de Paris, désireuse de soutenir la développement du sport féminin, travaille de puis plusieurs année en partenariat avec les organisateurs du Tour de France féminin, désormais dénommé "Grande boucle féminine internationale", dont c'était cette année la XII°édition et dont l'étape finale se déroulait à Paris le 17 août dernier.
Cette épreuve sportive, qui regroupe chaque année environ 125 championnes originaires de 30 nations différentes, jouit d'une grande popularité et d'une large couverture médiatique, les images en étant diffusées dans de nombreux pays en direction de plusieurs millions de téléspectateurs.
L'arrivée de la dernière étape à Paris se déroule toujours dans des lieux prestigieux, Champ de Mars, et depuis quelques années avenue Foch, mais jamais jusqu'à présent sur l'avenue des Champs-Elysées.
Le soutien de la Ville à cette manifestation n'a pas varié en 2003, malgré le changement d'organisateur (association "Le vélo féminin" créée fin 2002), qui a dû reste nécessité de la part des services municipaux, une collaboration dans le montage du dossier technique beaucoup plus appuyée que par le passé.
Comme pour l'épreuve masculine, le Ville apporte un important soutien logistique, nécessaire à la mise en place de l'arrivée (podiums, décorations florales, récompenses) et marque en outre, son intérêt pour l'épreuve par l'attribution d'une subvention de 15.245 euros, prochainement soumise au vote du Conseil de Paris.
La Ville de Paris, qui n'a pas compétence pour autoriser des parcours sur la voie publique ayant des incidences sur le plan de circulation ni autoriser ou non la circulation sur les Champs-Elysées, lesquels ont été cette année fermés 4 fois au cours de l'été, souhaite que l'étape finale de cette prestigieuse manifestation, symbole d'un sport dans lequel s'illustrent au niveau international des championnes françaises, continue de se dérouler dans la Capitale."