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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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151 - QOC 2003-608 Question de M. Pierre MANSAT, Mme Catherine GÉGOUT, M. Jean UILLERMOZ et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris au sujet de l'équipement culturel prévu dans la Z.A.C. "Porte des Lilas" (20e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


Libellé de la question :
"Le projet de Z.A.C. "Porte des Lilas" suit son cours. Reste une question que les élus communistes ont soulevée à plusieurs reprises sans obtenir de réponses, il s'agit de la nature de l'équipement culturel envisagé.
Selon les éléments d'information disponibles sur ce dossier il semblerait que des contacts très avancés aient été pris avec des opérateurs de diffusion cinématographique pour envisager l'implantation d'un multiplex.
M. Pierre MANSAT, Mme Catherine GÉGOUT, M. Jean VUILLERMOZ et les membres du groupe communiste s'inquiètent vivement de l'absence de concertation avec les acteurs locaux, et notamment avec le cinéma MK2 Gambetta et les salles indépendantes et municipales des communes voisines. Ils souhaitent connaître précisément le contenu du projet et son état d'avancement."
Réponse (M. Christophe GIRARD, adjoint) :
"Dans le cadre de la concertation préalable à la modification de l'acte de création de la Z.A.C. "Porte des Lilas", et de l'élaboration d'un nouveau programme, une demande a émané des habitants des 19e et 20e arrondissements, mais également des habitants des Lilas et du Pré-Saint-Gervais, afin que soit créé un équipement culturel dans ce quartier. L'idée d'y accueillir au sein de cet équipement des salles de cinémas est apparue. En effet, dans le 19e arrondissement seul existe le cinéma MK2 quai de la Seine (auquel s'ajoutera le MK2 quai de la Loire).
Cette potentialité d'accueil de salles de cinéma a été confirmée par une étude du "GRECAM", en raison notamment du faible nombre de salles de cinéma dans le 19e et le 20e arrondissement et de la bonne desserte du site en transports en commun (ligne 11 et nombreux bus).
A l'issue de cette phase de concertation, un groupe de travail intercommunal a été mis en place sous l'égide notamment de la DDATC afin d'examiner, en relation avec les communes limitrophes, quelle pourrait être la nature de ce petit complexe cinématographique (6 à 8 salles) afin que sa programmation ne mette pas en péril les petites salles qui existent dans les communes proches (une aux Lilas, une à Bagnolet, une à Romainville).
Ce groupe de travail s'est déjà réuni deux fois, à la fin de l'année 2002 et en février 2003.
Pour alimenter les réflexions, il a été convenu qu'une étude, dont le cahier des charges doit être élaboré avec les communes limitrophes, serait lancée par la S.E.M.A.V.I.P., sur un périmètre élargi aux communes voisines afin de mieux permettre d'appréhender le public concerné et la nature de la programmation envisageable. Elle pourrait également intégrer une appréciation sur l'accessibilité en transports collectifs de l'équipement depuis ces communes.
Enfin, des opérateurs de diffusion cinématographique pourraient également être approchés afin de recueillir leur avis sur une telle implantation.
Le groupe de travail spécifique doit se réunir prochainement pour mettre au point les modalités de cette étude. Cette étude peut tout à fait s'intégrer dans la procédure d'urbanisme engagée.
L'enquête publique sur le projet de modification du P.L.U. de la Z.A.C. s'est achevée le 19 juillet. Le Conseil de Paris sera saisi prochainement afin d'approuver la modification du P.L.U. de la zone ainsi que le dossier de réalisation de la Z.A.C., dans lequel figurera le programme des équipements publics, dont ne fait pas partie l'équipement culturel, qui est prévu comme équipement privé, sans que sa nature ne soit précisée à ce stade dans le cadre de cette procédure d'urbanisme.
Les réflexions sur le contenu du projet, tant du point de vue de sa nature que de sa programmation, doivent donc se poursuivre, en liaison avec l'ensemble des partenaires concernés, et notamment les communes limitrophes, tel qu'il a été engagé, en sachant que la réalisation de l'équipement ne pourra pas commencer avant l'achèvement de la dalle de couverture du boulevard périphérique."