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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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237 - QOC 2003-654 Question de Mme Géraldine MARTIANO et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris concernant le mode de ramassage des déchets végétaux

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


Libellé de la question :
"Les rues et espaces verts de la Capitale donnent l'impression que nous sommes en automne. Les feuilles jonchent nos rues et gazons. La canicule a eu pour conséquence d'accroître de façon exponentielle les déchets de la végétation. Il y a un risque de désastre écologique ayant aussi de graves répercussions économiques.
Mme Géraldine MARTIANO et les membres du groupe Union pour la démocratie française souhaiteraient connaître quel est le type de ramassage des déchets dits "verts", s'il existe des composteurs individuels."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"Après plusieurs expériences, la généralisation de la collecte spécifique des déchets verts produits dans les espaces gérés par la Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts est actuellement à l'étude. Il s'agissait de réaliser la collecte et la valorisation par voie biologique des déchets verts des jardins et cimetières (résidus de tontes, de tailles et de feuilles mortes), mais aussi des produits d'élagage des arbres.
Cette demande ne concernerait pas les feuilles mortes des rues qui sont collectées par la Direction de la Protection de l'Environnement dans le cadre des opérations de nettoiement et qui sont trop souillées pour être intégrées dans un processus de valorisation biologique. Elles continueront donc à être incinérées, ce qui représente une forme de valorisation énergétique, permettant la production de chauffage urbain.
Par ailleurs, l'aspect actuel de certaines avenues est imputable aux attaques d'un parasite qui affecte les marronniers d'Inde parisiens. Il s'agit d'un petit papillon, le Caméraria ohridella, dont les chenilles minent les feuilles d'où le nom de "mineuse du marronnier" donné à ce ravageur. Or, le marronnier d'Inde est la deuxième espèce plantée à Paris, très présente en alignement, dans les parcs et jardins anciens et les cimetières. A ce jour, le seul mode d'éradication connu est l'incinération des feuilles où se réfugient les larves. Ce ravageur affaiblit les arbres sur plusieurs années avec un risque de mortalité sur les sujets les plus faibles en cas d'attaques répétées. Tant que ce ravageur n'aura pas été éliminé, toute collecte et valorisation biologique des feuilles de marronniers, est à proscrire absolument.
Enfin, sans avoir recours à des composteurs individuels, il y a lieu d'indiquer que ponctuellement, certains ateliers de jardinage utilisent les déchets verts pour produire leur propre amendement organique."