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Septembre 2003
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71 - 2003, DVD 251 - Contrat de réseau vert 2002-2004. - Programme Quartiers Verts 2003

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DVD 251 relatif au contrat de réseau vert 2002-2004. Programme quartiers verts 2003. Un amendement n° 15 a été déposé par groupe U.M.P.
La parole est à Mme de CLERMONT-TONNERRE.
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Notre action politique est fondée sur la volonté d'agir pour améliorer le cadre de vie de l'ensemble de nos concitoyens, et non sur la conduite d'une politique dogmatique et catégorielle consistant à faire pour les uns et contre les autres en avançant tête baissée avec les yeux fermés sur les effets pervers occasionnés par les nouveaux aménagements entrepris. Faute d'une écoute et d'une concertation suffisantes, nous constatons que la mise en place des quartiers verts est productrice de nouvelles nuisances, qu'elle suscite le mécontentement et représente un coût considérable pour notre collectivité. Ainsi quels que soient les arrondissements, quand on écoute les habitants qui se retrouvent pris dans les mailles des quartiers verts, le refrain est le même. Les commerçants et les entrepreneurs déplorent les effets anesthésiants sur le commerce local et le développement économique. Les habitants des quartiers limitrophes subissent les reports de circulation. Les riverains s'élèvent en protestation contre l'invasion des motos sur les trottoirs élargis. J'ajoute que tous se sentent piégés par la confusion entretenue autour de votre concept de quartier vert dans lequel vous nous faites finalement pousser plus de chicanes et de contresens que de plantations.
Si un quartier vert a pour but d'améliorer consensuellement la qualité de la vie des Parisiens alors nous disons oui, trois fois oui. Mais s'il s'agit de transformer nos quartiers en réserve d'indiens et de servir de cobayes à vos expérimentations doctrinaires, alors c'est non.
D'autant que votre politique a un coût si j'en juge les 10 millions d'euros de dépenses que vous nous proposez de valider ce soir sans que nous sachions de quelle façon cette somme sera répartie.
Ce que nous savons, en revanche, c'est que nous avons tout lieu d'être inquiets sur les modalités de la concertation qui risquent de ne pas dépasser le seuil des intentions puisque nous venons d'apprendre que vous aviez arrêté arbitrairement les périmètres des quartiers.
S'agissant du quartier Commerce, que vous entendez réaliser dans le 15e, nous découvrons que votre projet porte sur un vaste quadrilatère inscrit entre la rue de Lourmel, la rue des Entrepreneurs, la rue de la Croix-Nivert et le boulevard de Grenelle. Notre surprise est d'autant plus grande que vous n'avez absolument pas tenu compte des propositions élaborées par la mairie du 15e pour l'amélioration du quartier Commerce. En revanche, l'ahurissant périmètre que vous avez défini ne manquera pas, selon le principe des vases communicants, de générer des reports de circulation et de saturer les voies limitrophes. Je pense en particulier à la rue des Entrepreneurs sur laquelle donne l'unique sortie véhicule de la caserne de la 6e Compagnie des sapeurs-pompiers, mais aussi au boulevard de Grenelle que vous êtes déjà en train de paralyser avec la création d'une piste cyclable et la réduction de la circulation sur une seule file.
Cette sectorisation arbitraire a été décidée alors que nous ne savons toujours pas où vous en êtes dans votre réflexion sur la construction du parking Frémicourt dont la programmation est pourtant indispensable avant la mise en oeuvre de tout aménagement pouvant avoir un impact sur la desserte de la rue du Commerce où sont effectués chaque jour près de 2.000 arrêts générant un acte d'achat dans les commerces.
J'observe également que le périmètre que vous nous imposez a été décidé au mépris des associations de commerçants, qui ont pourtant sollicité le Maire de Paris et qui n'ont toujours pas reçu de réponse aux différents courriers et pétitions qu'elles lui ont adressés en janvier 2003.
J'ajoute enfin que ce choix a été fait sans aucune consultation préalable avec les trois conseils de quartier, Violet-Commerce, Dupleix-Motte Picquet et Emeriau-Zola, pourtant directement concernés par ce projet de quartier vert. Dans la mesure où le périmètre que vous avez défini pour le quartier Commerce n'a pas fait l'objet de concertation, nous souhaitons que le Conseil de Paris prenne en compte l'amendement du 15e par lequel les élus vous demandent que "la définition du périmètre, les aménagements et le coût de réalisation du quartier Commerce fasse l'objet d'une délibération présentée devant le Conseil d'arrondissement". Cela parce que nous ne voulons pas demain être piégés pour le quartier Commerce comme nous le sommes aujourd'hui pour la piste cyclable Montparnasse-Bir Hakeim que vous êtes en train d'imposer à marche forcée dans notre arrondissement.
(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Madame KUSTER, vous avez la parole.
Mme Brigitte KUSTER. - Monsieur le Maire, voici une délégation importante qui va engager le devenir de plusieurs quartiers parisiens à savoir le programme des quartiers verts 2003. J'ai bien dit 2003. Alors que nous sommes fin septembre, une première question s'impose : pourquoi un tel retard ? Par ailleurs, il serait intéressant de savoir la différence que vous faites entre les quartiers verts et les quartiers tranquilles initiés sous la précédente mandature. Ce changement d'appellation est une tromperie. Ce qui n'est pas du goût de ceux qui s'attendaient à voir leur quartier revégétalisé.
Concernant les quartiers tranquilles, il y avait une notion de mise en réseau qui devrait permettre à terme aux circulations douces de se développer à travers la ville. Qu'en est-il en ce qui concerne les quartiers verts ?
Au sujet du projet de quartier verts Jonquière évoqué dans ce projet de délibération et en tant que déléguée du conseil consultatif du quartier La Fourche - Guy-Mocquet, je voudrais informer la collectivité de la vigilance de ce Conseil. Lors de la concertation sur le P.L.U., les habitants ont présenté un désir très fort particulièrement en matière de circulation et de stationnement. Or, on le sait, la réalisation du quartier vert aura pour conséquence de supprimer de nombreuses places de stationnement. Aussi afin de ne pas pénaliser davantage les habitants de ce secteur, je vous demande de réactiver le projet de parc de stationnement souterrain rue Jacques-Kellner, initié il y a quelques années puis abandonné.
Je vous remercie de prendre en compte cette forte demande d'un des conseils consultatifs de quartier concernés par le quartier Jonquière.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je donne la parole à M. ALAYRAC.
M. Gilles ALAYRAC. - J'aborderai également la question du quartier vert de la rue du Commerce dans le 15e arrondissement pour dire que ma position est radicalement différente de celle de Mme de CLERMONT-TONNERRE.
Dans le cadre du projet qui vise à créer une trentaine de quartiers verts au cours de la mandature dans la Capitale, vous allez, et c'est une bonne chose, faire bénéficier le 15e arrondissement de cette politique.
Il est vrai que si nous avions attendu les initiatives de la Municipalité du 15e arrondissement en la matière, il ne se serait pas passé grand-chose car, jusqu'à maintenant, je suis au regret de le dire, je ne crois pas que l'équipe en place ait pris la mesure de la nécessité de réduire le trafic automobile, surtout dans un arrondissement ou le taux d'équipement en matière de véhicules est le plus important de la Capitale. D'ailleurs, la position que vous venez de défendre et que nous avons entendue tout à l'heure sur la piste cyclable ne nous étonne pas.
Je voudrais dire au Conseil que cette position, cette opposition, ne rencontre qu'un tout-petit écho au sein de la population.
La rue du Commerce, qui fut tracée à partir de 1826, est aujourd'hui le support d'une activité commerciale intense ; elle constitue un lieu de vie attractif, elle est appréciée des habitants, il faut la préserver et même l'améliorer. C'est pour cette raison qu'il est maintenant temps de prévoir des mesures pour diminuer la vitesse de circulation des véhicules, élargir les trottoirs sur lesquels on a peine à se croiser et favoriser les déplacements des piétons et des cyclistes.
Vous proposez un quartier vert. J'ai tendance à vous dire : venez dans ce quartier rencontrer les habitants et je pense qu'ils vous demanderont plus, ils vous demanderont de la rendre piétonne. En effet, si on se penche sur la question, je pense que les riverains vous demanderont de supprimer le trafic automobile de transit et si vous le faites, ils vous suivront.
Ne nous arrêtons pas à une opération simplement cosmétique qui viserait à embellir cette rue. Il faut aller au-delà. Toutefois, les difficultés de stationnement des riverains de la rue du Commerce et des rues adjacentes sont aiguës et il sera indispensable de chercher une alternative en faisant preuve d'imagination et de sens pratique.
Je sais que les commerçants dressent toujours un tableau apocalyptique des rues piétonnes avant qu'on les transforme. Ils annoncent une dégringolade du chiffre d'affaires, des licenciements et la fermeture des boutiques. Il sera bien évidemment nécessaire de préserver dans ce quartier les capacités de livraison indispensables au fonctionnement du pôle commercial. Mais, en réalité, la piétonnisation ne fait pas diminuer la clientèle et, dans le sens présent, elle rendra cette rue plus attractive et devrait attirer une nouvelle clientèle.
Je rappelle que trois stations de métro, trois ligne de métro et trois lignes de bus desservent aujourd'hui la rue du Commerce. La piétonnisation de la rue du Commerce deux samedis par mois rencontre un vrai succès ; nous avons là un avant-goût de ce qui peut être pérennisé.
La droite du 15e arrondissement, la semaine dernière, avait songé à voter contre ce projet de délibération, mais un amendement prévoyant que le Conseil de cet arrondissement devait être ultérieurement saisi des modalités de réaménagement de la rue du Commerce l'a dissuadé de suivre son premier mouvement.
Je n'ai pas senti nos collègues de droite foncièrement favorables à l'aménagement d'un quartier vert. Nous, notre responsabilité est de joindre le geste à la parole.
Il est donc temps que les riverains de ce quartier se réapproprient cette rue commerçante et qu'une concertation avec les habitants et le conseil de quartier soit organisée sous votre égide où, je l'espère, la piétonnisation de la rue du Commerce sera une option envisagée et discutée.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Mme DOUVIN a la parole.
Mme Laurence DOUVIN. - Monsieur le Maire, j'interviendrai au niveau parisien sur l'ensemble des quartiers verts dont le principe consiste à dissuader la circulation de transit et rechercher des zones propices aux modes de déplacement doux. C'est un concept favorable aux résidents des quartiers concernés, mais, sans autre politique d'ensemble, il ne diminue pas le volume de la circulation, il la déplace. Cela veut dire que les grands axes seront de plus en plus saturés au fur et à mesure de la réalisation des quartiers verts.
Si les chiffres des premiers secteurs traités montrent une diminution locale de la circulation, qu'en est-il des rues avoisinantes ? Aucun chiffre à ce sujet.
Va-t-il y avoir des rues vertes pour habitants heureux et des rues noires pour habitants malheureux ? Deux traitements, deux statuts, où est la solidarité parisienne ?
Je veux évoquer par là la nécessaire cohérence de l'ensemble que je ne vois pas encore aujourd'hui. Où est votre vision d'ensemble concernant le quartier vert ? Je ne la vois pas.
Sur le plan local, je voudrais évoquer les conséquences de l'établissement de ces quartiers verts sur le commerce. On connaît les difficultés et l'évolution globale inquiétante du petit commerce à Paris.
On entend circuler des chiffres de baisse de chiffre d'affaires de plus de 30 %, on constate des fermetures.
Je n'aime pas en rester à des analystes simplistes, je suis une femme de mesure et pas d'excès.
Je dirai qu'il se peut que des magasins de proximité, parmi ceux qui existent encore, voient revenir une clientèle locale. Ce n'est pas le cas des magasins spécialisés qui voient partir leur clientèle vers d'autres lieux où il est possible de circuler et de se garer. Si une partie des achats peut s'effectuer à pied, je pense que vous serez d'accord avec moi pour dire qu'une autre partie, constituée d'achats fragiles, lourds, encombrants, requiert l'usage d'une automobile et l'oublier c'est une négation de la réalité au profit d'une attitude dogmatique.
Le gros des achats alimentaires se fait hors de Paris où les prix sont moins élevés et où on peut aller en voiture. Il reste les supérettes de quartier, qui ont du mal à tenir financièrement, et s'en sortent avec des plages horaires allongées et des prix élevés.
Il est indispensable de réaliser une concertation véritable avec les commerçants d'un quartier avant de prévoir les quartiers verts et de ne pas négliger les emplacements de livraison ni la possibilité pour la clientèle de se garer pour une courte durée.
Monsieur le Maire, vous aimez citer en exemple la Ville de Strasbourg. Je voudrais reprendre les propos de Pierre BARDET, Directeur de l'association de commerçants "Les vitrines de Strasbourg", je le cite : "faute de pouvoir accéder en voiture à l'hyper centre et se garer rapidement, certains clients ne viennent plus chez nous".
Nous avons besoin d'un commerce local sain et prospère, source de relations sociales et de proximité. Nous avons besoin de disposer d'un plan d'ensemble de ces quartiers qui n'isole pas chacun avec des plans de circulation tête-bêche ou qui oppose les riverains verts aux riverains malheureux.
Il ne doit pas y avoir transfert du stress des uns vers les autres. Il faut préserver l'équilibre général au niveau de la ville toute entière.
Merci.
M. Jérôme COUMET. - Je suis vraiment ébahi par ce que j'entends ce soir venant des rangs de l'opposition municipale : il ne faut pas faire de trottoir élargi car de temps en temps, des motos peuvent monter dessus ; il ne faut pas faire des couloirs de bus car c'est dangereux pour les voitures qui tournent à droite ; il ne faut pas de piste cyclable car il n'y a pas beaucoup de cyclistes ; on pinaille sur les quartiers verts car cela gêne quand on fait des achats fragiles.
On aura entendu tout et n'importe quoi ce soir. Alors, vous qui n'aviez que la sécurité routière à la bouche tout à l'heure, on va parler de sécurité routière ensemble.
Le quartier vert du 13e arrondissement que nous avons mis en place avec le conseil de quartier, nous l'avons monté à partir de cela, à partir des problèmes de sécurité routière, à partir des points écoles, à partir des cheminements piétonniers. C'est cela qui intéresse en priorité les habitants et je trouve quand même très étonnant, alors que vous pensez que la sécurité routière est quelque chose d'important pour les Parisiens, que vous refusiez cet outil tout à fait utile pour rénover l'éclairage, pour refaire les voies, pour aménager les carrefours, pour les rendre plus sécurisants et aussi - et aussi - pour diminuer la pression automobile.
Je m'étonne donc, ce soir, de vous entendre et moi, je me réjouis ; je me réjouis qu'un quartier du 13e arrondissement ait été choisi pour être un futur quartier vert, le quartier Château-des-Rentiers qui, pendant des années a été abandonné sur le plan de la voirie, notamment dans ses parties les plus populaires de Bédier-Boutroux.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur BAUPIN, vous avez la parole.
M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Vu l'heure avancée, je ne reprendrai pas l'ensemble de l'argumentation qui a été développée par M. ALAYRAC et M. COUMET, qui ont visiblement bien compris ce que sont les quartiers verts.
Je répondrai donc plutôt aux interventions de l'opposition.
D'abord, le quartier vert du 15e arrondissement. Je suis étonné que vous soyez inquiets de l'aménagement prévu sur le 15e arrondissement puisque nous en sommes actuellement à l'élaboration du diagnostic. Il n'y a pas de projet finalisé sur le quartier Commerce. En ce qui concerne le périmètre, il a été discuté avec le maire du 15e. En ce qui concerne les propositions de la mairie du 15e, je ne les ai jamais reçues. Donc vraiment, franchement, dans l'état actuel de la discussion que nous pouvons avoir sur les quartiers verts, je suis très preneur de l'ensemble de vos propositions. Notre méthode, pour les quartiers verts est bien d'avoir une concertation locale avec les mairies d'arrondissement, avec les conseils de quartier. C'est l'état d'esprit que nous avons sur ces quartiers verts. Donc, vraiment, pas de paranoïa !
Nous vous souhaitons de trouver des solutions qui conviennent aux quartiers.
J'ai bien entendu les propositions de M. ALAYRAC en ce qui concerne la rue du Commerce et son caractère piétonnier potentiel et je suis favorable à cette hypothèse mais nous devons l'étudier conjointement.
Je dirai, par contre, que je suis plus inquiet quand j'entends, et c'est déjà la troisième fois depuis le début de cette soirée, des propositions de construction de nouveaux parkings souterrains parce que là, s'il s'agit de créer de nouveaux aspirateurs à voitures dans les quartiers, nous n'y sommes pas favorables. C'est notre position.
Vous n'avez pas la même. Je respecte votre position, respectez la nôtre et respectez celle de la Municipalité, qui consiste à ne pas multiplier les parkings souterrains, d'autant plus qu'aujourd'hui vous n'avancez pas la première hypothèse de solution en ce qui concerne leur financement. Or, chacun sait qu'aujourd'hui la construction de parkings souterrains est une activité qui n'est pas rentable.
En ce qui concerne la piste cyclable entre Montparnasse et Bir-Hakeim, nous avons étudié les propositions de la mairie du 15e. J'ai bien noté la contre-proposition qui consiste à faire passer la piste cyclable là où il n'y a pas de cyclistes.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Ce n'est pas l'objet du projet de délibération.
M. Denis BAUPIN, adjoint, rapporteur. - Mais elle a été évoquée dans l'intervention, donc je réponds.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Ce n'est pas dans le projet de délibération.
M. Denis BAUPIN, adjoint, rapporteur. - Alors il faut le dire à tous les intervenants, Monsieur CARESCHE.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Si l'on commence à évoquer tous les problèmes du 15e, on n'en sortira pas.
M. Denis BAUPIN, adjoint, rapporteur. - Alors pourquoi laissez-vous poser les questions et pas les réponses ?
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je vous demande simplement, Monsieur BAUPIN, de vous en tenir au projet de délibération, sinon on sera obligé, demain, de siéger à nouveau sur vos projets de délibération.
M. Denis BAUPIN, adjoint, rapporteur. - A la demande de la présidence je ne répondrai pas sur ce point, même si j'ai été interpellé. Vous n'aurez donc pas les éléments de réponse.
En ce qui concerne le 17e arrondissement et le quartier Jonquière, je vous indiquerai qu'évidemment, comme pour le quartier Commerce, la concertation doit se mener avec la mairie d'arrondissement et les conseils de quartier.
J'ai reçu notamment les propositions de l'A.C.A.J.A., qui sont très intéressantes en terme d'aménagement de la rue de la Jonquière mais, là aussi, nous en sommes à l'élaboration du diagnostic, donc il n'y a pas lieu de se précipiter.
Enfin en ce qui concerne les remarques de Mme DOUVIN, l'objectif, tel qu'il est posé dans le P.A.D.D. de la Ville, qui précédera l'élaboration du plan de déplacement de Paris, est que l'ensemble des quartiers de Paris, à terme, doivent devenir des quartiers verts au sens de la qualité de vie, de la sécurité des piétons, de la réduction du transit automobile... C'est notre philosophie. Je peux vous rassurer là-dessus.
En ce qui concerne le travail avec les commerçants, il est aujourd'hui l'une des conditions de l'élaboration de ces quartiers verts. Je voudrais d'ailleurs vous rassurer en ce qui concerne les commerces de proximité.
Vous citiez tout à l'heure une étude de l'A.P.U.R. qui vous semblait intéressante, je vais en citer une autre qui démontre que simplement 2 % des achats de commerce de proximité sont faits en voiture. Même s'il ne s'agit pas de les supprimer, il convient de relativiser la part de ces déplacements automobiles.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 15 déposée par Mme de CLERMONT-TONNERRE, avec un avis défavorable de l'Exécutif.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition d'amendement n° 15 est repoussée.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 251.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DVD 251).