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7 - 1995, GM. 298 - Subvention au Centre régional d'information et de prévention du S.I.D.A. (15e).

Débat/ Conseil général/ Juillet 1995




M. CHÉRIOUX, président. -Nous allons passer à l'inscription suivante concernant une subvention au Centre régional d'information et de prévention du S.I.D.A. (15e).
Je donne la parole à Mme PIN.

Mme Malvina PIN. -Monsieur le Président, mes chers collègues, lors de la réunion de la 5e Commission, certains Conseillers de Paris ont mis en cause le Centre régional d'information et de prévention du S.I.D.A. car ce dernier diffusait des plaquettes de prévention et de lutte contre le S.I.D.A. qu'ils qualifiaient de tendancieuses, voire pornographiques.
Ces plaquettes, qui étaient d'ailleurs éditées par l'ex A.F.L.S., Agence Française de Lutte contre le S.I.D.A., sont aujourd'hui diffusées par la mission S.I.D.A. de la Direction générale de la santé.
Je trouve dangereux les propos de certains de nos collègues connus pour leurs prises de positions conservatrices très proches de ligues de vertu...

M. CHÉRIOUX, président. -Je vous en prie, vous n'êtes pas là pour qualifier vos collègues, mais pour exposer des problèmes, Madame !

Mme Malvina PIN. -L'Ile de France, et en particulier Paris, ont hélas le triste privilège de comptabiliser le plus grand nombre de personnes contaminées par le V.I.H.. Il est important que toute forme de prévention, qu'elle soit généraliste ou de proximité, soit utilisée pour éviter de nouvelles contaminations. La dernière campagne gouvernementale de ces jours derniers a été modifiée sous la pression d'un ministre et de ses amis politiques. Le résultat de cette révision de copie : plusieurs affiches au pilon, une campagne radiophonique et télévisuelle revue et corrigée. Le coût : 500.000 francs de perdu.
Aujourd'hui, on nous demande de nous prononcer sur une subvention au Centre régional d'information et de prévention du S.I.D.A. de 300.000 francs. Le groupe socialiste et apparentés, auquel j'appartiens, votera cette subvention, et toutes celles qui permettront de barrer la route à ce virus, même si les moyens utilisés choquent certains moralisateurs.
Je voulais signaler que le C.R.I.P.S. comme beaucoup d'associatifs fait un travail remarquable. Il est le centre où toute demande individuelle d'information est satisfaites, mais il est aussi l'outil indispensable pour le secteur social, médical et associatif.
Monsieur le Président, je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).

M. CHÉRIOUX, président. -La parole est au Professeur GRISCELLI.

M. Claude GRISCELLI, au lieu et place de M. Philippe LAFAY, Vice-président, au nom de la 5e Commission. -Après une intervention si brève, je serai également bref.
Le C.R.I.P.S. est, en effet, une institution utile. Nous avons aidé d'ailleurs nous-mêmes à la mettre en place il y a quelques années. Elle exerce son rôle de façon tout à fait satisfaisante.
J'ai eu un contact récent avec M. Didier JAYLE qui la dirige et que je connais depuis fort longtemps. Je suis persuadé que l'on peut s'entendre pour faire encore mieux ensemble sur cette question. Il est bien entendu que nous verrons les choses très positivement.
Vous avez également donné des indications sur d'autres actions menées sur le S.I.D.A. Nous partageons les mêmes avis et nous aiderons, je pense, au niveau de la Mairie, toute action qui visera à réduire, par la prévention notamment, la diffusion de cette épidémie.
Par conséquent, il n'y a pas pour moi lieu à polémiquer et pour ce qui concerne les 300.000 francs attribués au C.R.I.P.S., nous allons je pense, nous aussi, les voter favorablement.

M. CHÉRIOUX, président. -Je vous remercie.
Je vais mettre aux voix le projet GM. 298.
Que ceux qui sont pour veuillent bien le manifester en levant la main.
Je vous remercie.
Epreuves contraires ?
Abstentions ?
Il est adopté à l'unanimité. (1995, GM. 298).