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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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96 - 2003, DAUC 149 - DPVI 53 - GPRU de la porte de Montreuil (20e). - Approbation des objectifs poursuivis et des modalités de la concertation dans le cadre du projet de renouvellement urbain du GPRU de la porte de Montreuil (20e). - Prise en considération de l'opération. - Projet de territoire. - Approbation du principe et des modalités de la réalisation de 3 marchés de définition simultanés sur appel d'offres ouvert et autorisation à M. le Maire de Paris de signer les marchés correspondants

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DAUC 149 - DPVI 53 relatif à l'approbation des objectifs poursuivis et des modalités de la concertation dans le cadre du projet de renouvellement urbain du GPRU de la porte de Montreuil (20e).
Je donne la parole à Catherine GÉGOUT.
Mme Catherine GÉGOUT. - Merci, Monsieur le Maire.
Le 20e arrondissement concentre 4 territoires sur les 10 faisant l'objet d'un G.P.R.U. Ce n'est pas un hasard, c'est à la mesure de l'état d'abandon de ces quartiers des Maréchaux, abandon fortement ressenti par les habitants.
Ce dispositif de partenariat G.P.R.U. engage une requalification urbaine et sociale de ces quartiers en difficulté.
C'est aussi un laboratoire de coopération avec les communes limitrophes basé sur l'intérêt mutuel. Comme il est précisé dans le texte, l'un des axes forts est de "rétablir la continuité territoriale en termes économiques et sociaux et ainsi, créer à l'échelle de l'agglomération un nouveau pôle de centralité".
Sur le territoire de la porte de Montreuil, je ne vais pas insister beaucoup. Je vous invite à lire le diagnostic réalisé pour élaborer le projet de territoire. Il montre une situation grave socialement et économiquement ainsi que concernant les espaces publics et les équipements.
Je me limiterai donc à quelques remarques et propositions.
D'abord le G.P.R.U. se décline dans le temps. Il est indispensable de mener des actions dès maintenant. Certaines sont possibles notamment dans le cadre de la gestion urbaine de proximité. Cela donnerait un signe clair à la population pour qui ce dispositif resterait sans cela une abstraction.
Ensuite concernant les questions scolaires, le diagnostic mériterait d'être approfondi et complété. Je dois dire que comme élue de l'arrondissement connaissant bien ce quartier, je ne me reconnais pas du tout dans le diagnostic sur les équipements scolaires et tout particulièrement sur l'annexe Cristino-Garcia, du collège Lucie-Faure.
Tout comme pour l'école Henri-Tomasi, il convient d'entreprendre une action d'envergure à mesure des ghettos constitués.
Pour l'annexe Cristino-Garcia, nous sommes inquiets à la lecture du projet qui ne mentionne même pas une action à mener sur cette annexe.
Une étude a été demandée, promise d'ailleurs depuis longtemps ; malgré nos demandes répétées, elle ne nous a toujours pas été communiquée non plus qu'à la communauté scolaire.
Nous proposons d'une part que cet aspect-là soit réintégré dans le projet bien sûr et que l'on ajoute aussi aux 5 ateliers thématiques prévus un atelier consacré aux questions scolaires et aux établissements scolaires. Je crois que vraiment, dans ce quartier, cela en vaut la peine.
Enfin concernant la concertation, nous demandons vraiment la mise en place d'ateliers urbains avec la population. Les coûts en sont modestes. Ils consistent en un certain nombre d'heures de sociologues pour faire un travail avec la population. Ce ne sont pas des investissements lourds ! Ils doivent absolument être menés par des professionnels de la participation des habitants.
J'ai assisté récemment à une réunion à l'école Tomasi dans la cité Patrice de la Tour du Pin et on a pu voir à quel point les grands efforts des services, pour monter les projets, et en l'occurrence un projet considéré comme pilote, courrent le risque d'un échec cinglant faute de rapports participatifs avec la population. Vraiment, c'est une question que nous avons souvent posée pour des aménagements urbains mais, dans ce cas précis, s'il n'y a pas d'ateliers urbains avec la population, la réussite n'est vraiment pas garantie.
Je vous remercie.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Mme DURLACH pour l'Exécutif.
Mme Martine DURLACH, adjointe, au nom de la 5e Commission. - Je vais répondre mais il y a la DU... et la DPVI qui sont concernées. Je vais m'efforcer de donner des réponses à Mme GÉGOUT. Il y a un aspect que connaît mieux Jean-Pierre CAFFET que moi... mais je vais répondre sur l'ensemble.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Il n'est pas là malheureusement.
Mme Martine DURLACH, adjointe, rapporteure. - Le territoire de la porte de Montreuil, comme l'a rappelé Mme GÉGOUT, s'inscrit dans le dispositif G.P.R.U., donc avec un pilotage central, comme je viens de le dire, et un pilotage local sous forme d'un comité exécutif local, sous la responsabilité du maire du 18e.
Il s'agit là du premier projet de territoire qui n'est pas achevé, qui repassera devant le Conseil de Paris, précisément pour tenir compte des remarques et pour développer la concertation.
Ceci s'inscrit également dans la démarche partenariale entre les communes limitrophes et Paris en s'appuyant notamment sur l'accord de coopération signé entre Montreuil et Paris, le 28 juin 2002 et en donnant un cadre à ce projet de territoire, au projet de développement social et urbain du quartier. Il mobilise les ressources pour l'insertion de ces territoires dans une dynamique de développement au niveau parisien et de la couronne.
Effectivement un diagnostic : tout le monde devrait lire le diagnostic qui explique l'intérêt que nous avons pour ce quartier. Il est composé majoritairement de logements sociaux, la population y est fragilisée avec beaucoup de personnes en situation de grande précarité, une dégradation des conditions de vie et des réponses actuelles sur le plan institutionnel et associatif insuffisantes.
Comme le disait Catherine GÉGOUT, l'intervention doit se traduire par des actions de court terme et de long terme, par exemple, pour aller au plus proche, la mise en place de la gestion urbaine de proximité axée dans un premier temps sur la propreté et la sécurité, en concertation avec les habitants. La requalification du marché aux puces devrait permettre de régler certains dysfonctionnements, et de réaménager l'espace pour satisfaire les besoins des habitants, donc cela rejoint la concertation, et rétablir des liens entre les différentes cités, Tour du Pin et Félix Terrier, pour favoriser les pratiques sociales.
Enfin, le travail autour du logement social est un axe fondamental du projet. Il doit permettre une mobilisation des partenaires, une réelle amélioration des conditions de vie des habitants et faire évoluer ce quartier vers un meilleur équilibre en termes tant d'habitants que d'équipements publics.
Il se traduira dans la mandature par la requalification et la restructuration de la cité de la Tour du Pin, accompagnée d'une démarche sociale en partenariat avec la S.A.G.I. et l'O.P.A.C. en direction des gens qui habitent là et qui souffrent beaucoup.
Des actions à plus long terme concernent le développement économique, l'implantation des équipements, la valorisation de ce qui existe, l'amélioration de l'accès au service et au droit. Pour ce faire, nous avons recruté deux agents de développement local sous l'autorité du chef de projet du quartier Saint-Blaise, et le marché de définition et le travail de l'équipe de développement local permettront de décliner de façon opérationnelle le projet de territoire et de définir des actions concrètes à mettre en ?uvre.
Trois mots concernant le collège Cristino-Garcia. Sur le collège Cristino-Garcia, annexe du collège Lucie Faure, il est exact que des problèmes sérieux existent. Ce collège doit recevoir des enfants de l'école Henri-Tomasi et de l'école Maryse-Hills, toutes deux classées en R.E.P.
Le projet de territoire évoque l'idée de transférer l'ensemble du collège Lucie-Faure sur le site de Cristino-Garcia avec le déclassement de l'école sur la rue des Pyrénées.
Il faut absolument s'en occuper et d'ailleurs, j'ai prévu avec Eric FERRAND, que nous nous rencontrions pour faire le point sur les écoles situées en G.P.R.U. et je ferai évidemment un point tout à fait important pour avancer sur le collège Cristino-Garcia.
M. David ASSOULINE, adjoint président. - Merci, Madame DURLACH.
M. CAFFET n'étant pas là, vous avez largement abordé le complément. Ce débat va, de toute façon, revenir.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAUC 149 - DPVI 53.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DAUC 149 - DPVI 53).
(M. Alain LHOSTIS, adjoint, remplace M. David ASSOULINE, adjoint, au fauteuil de la présidence).