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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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239 - QOC 2003-656 Question de Mme Géraldine MARTIANO et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris relative aux conséquences écologiques de la canicule dans les parcs et jardins parisiens et aux mesures préventives envisagées

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


Libellé de la question :
"La canicule a eu un impact notoire sur la végétation en France et en notre Ville. Nos arbres ont connu un terrible été. On pourrait déjà se croire en automne dans nos rues. Or, il apparaît que ce genre de situation va devenir fréquente et prolongée.
Mme Géraldine MARTIANO et les membres du groupe Union pour la démocratie française souhaiteraient connaître les conséquences écologiques et économiques de la canicule dans nos parcs et jardins parisiens et les mesures prévues pour réagir aux prochaines canicules."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint)°:
"La canicule de cet été a en effet été très traumatisante pour le patrimoine arboricole de Paris, cette chaleur exceptionnelle de 2003 qui a dépassé en intensité les années 1976 et 1983 se rapproche davantage de celle de 1947.
Les conséquences écologiques de cet événement climatique, qui se répercutera sur plusieurs années, sont à l'étude par la Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts en liaison avec le Ministère de l'Agriculture et l'I.N.R.A. (Institut national de recherches agronomiques).
Une première analyse laisse apparaître, à l'avenir, un abattage plus important en nombre d'arbres âgés, et ce pour continuer à assurer la sécurité des Parisiens. La replantation de ces sujets entraînera, bien entendu, un surcoût financier par rapport au montant relatif aux programmes annuels traditionnels, lequel ne peut être chiffré à ce jour.
Quant aux branches d'arbres, saines qui se sont brisées dans les espaces verts parisiens, elles peuvent être dénombrées, au 15 septembre, à 77.
Ces plantations sont situées essentiellement dans les deux bois, les parcs et les jardins. Les sujets placés en alignement, dans les cimetières et les écoles, ne sont pas concernés par ce phénomène, aucune statistique significative n'ayant été retenue.
L'explication technique de cette situation tient aux mécanismes de régulation physiologique de l'arbre.
Dans un environnement dur, où l'alimentation en eau est continuellement faible, la régulation de la photosynthèse et de l'évapotranspiration se fait par la chute des feuilles.
Cette défoliation diminue l'évapotranspiration et permet à l'arbre de s'adapter à une période de sécheresse.
Dans les parcs et jardins, sur pelouse et dans les bois, la canicule a provoqué chez certains sujets, toujours les arbres sénescents, un phénomène analogue à une embolie.
Ainsi, des branches saines peuvent-elles se briser généralement lors des écarts de température liés à la tombée de la nuit ou, au contraire, au lever du jour, à cause de la faiblesse mécanique engendrée par ce phénomène d'embolie.
Devant cette situation les mesures prises en urgence durant le mois d'août ont consisté à déterminer les secteurs à risques, et à visiter l'ensemble des sites en prenant en compte la présence d'arbres vieux et à grosses branches charpentières.
Par ailleurs, il convient de souligner que grâce à l'entretien réalisé par les bûcherons élagueurs et les jardiniers de la Ville aucune perte significative n'est à signaler sur l'ensemble des jeunes plantations."