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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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85 - 2003, DPE 141 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Etat (Ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées), représenté par la Direction régionale des Affaires sanitaires d'Ile-de-France un avenant à la convention du 19 novembre 2001 confiant au Centre de Recherche et de Contrôle des eaux de Paris l'exécution de prélèvements d'eau sur le réseau de distribution

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DPE 141 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Etat (Ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées), représenté par la Direction régionale des Affaires sanitaires d'Ile-de-France un avenant à la convention du 19 novembre 2001 confiant au Centre de Recherche et de Contrôle des eaux de Paris l'exécution de prélèvements d'eau sur le réseau de distribution.
Je donne la parole à Mme Catherine GÉGOUT.
Mme Catherine GÉGOUT. - Merci, Monsieur le Maire.
Cette délibération de nature technique, et que nous approuvons totalement bien sûr, nous donne l'occasion de revenir sur le CRECEP. Cela ne vous étonnera pas, cela fait des années que les élus du groupe communiste interviennent pour que soit sauvegardé et développé cet outil précieux pour une politique publique de l'eau à Paris.
Au-delà du contrôle de l'eau au quotidien, dans les équipements publics de Paris, de l'Ile-de-France, de multiples prestations, le CRECEP est aussi le premier laboratoire d'hydrologie de France, centre de recherche, d'expertise du niveau national et international. C'est un laboratoire public unique, un pôle d'excellence dont s'est dotée la Ville de Paris.
Nous sommes au moment très délicat, au moment de transition, où une solution est mise en ?uvre à travers une régie municipale à personnalité morale et autonomie financière. La réussite de cette étape conditionne la survie même du CRECEP.
C'est donc aussi un moment dangereux. Les difficultés sont importantes, elles ont été pointées dès le départ. Des années d'abandon de la part de la précédente municipalité avaient créé une situation très dégradée, je n'y reviendrai pas.
Aussi, un suivi attentif et rigoureux de cette étape, une volonté politique forte sont indispensables pour franchir les obstacles.
Or, aujourd'hui, nous restons très inquiets quant à l'issue de cette expérience. Notre collectivité, avec un retard que nous avons regretté, a mis en place les moyens nécessaires pour le démarrage de la régie. Mais que dire des conseils d'administration qui n'atteignent pas le quorum, des question de locaux toujours pas résolues et bien d'autres problèmes en termes de matériel et de personnel qui peuvent, à très court terme, entraîner une réelle difficulté pour le CRECEP à répondre à ses missions, voire un retard technologique qui serait vite irrattrapable.
Bien sûr, 2003 est une année charnière, tout est encore possible, la qualité et la professionnalité du CRECEP ne sont plus à démontrer, le personnel y est fortement attaché et témoigne d'un grand sens du service public ; il faut s'appuyer sur lui, sans cela pas de réussite possible.
Aussi il nous semble que l'étape à franchir, d'urgence, est celle d'une démocratisation en profondeur de cette structure : associer les personnels fortement aux enjeux, aux solutions, rendre plus transparents les actes de gestion et bâtir un véritable projet d'entreprise qui permette à chacun de mobiliser pleinement ses compétences. Pour notre part, et Pierre MANSAT et moi-même comme membres du conseil d'administration du CRECEP, nous sommes résolus à y contribuer.
Merci.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci.
Pour répondre la parole à Myriam CONSTANTIN.
Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, au nom de la 4e Commission. - Je remercie Mme GÉGOUT de son intervention avec laquelle je suis entièrement d'accord. Elle peut compter sur mon soutien et sur celui de toute la Municipalité au CRECEP. Celui ne s'est pas démenti et je peux même dire qu'il s'est amplifié, et qu'il se renforce de la conduite très impliquée de son président Daniel MARCOVITCH, ici présent.
Nous travaillons de concert à faire que le CRECEP trouve les moyens de son développement et de sa pérennité, y compris en lui adjoignant de nouvelles activités comme c'est prévu, y compris en résolvant les problèmes qui sont les siens actuellement de locaux et de marchés. Nous continuons.
Je ne pense pas que, depuis le mois de juillet, il y ait eu beaucoup d'éléments nouveaux, notamment du côté du Conseil d'administration, par contre la bascule des comptes, comme c'était prévu, a eu lieu. Donc tout se poursuit comme prévu.
Je suis d'accord avec vous pour dire qu'à la fois il faut être inquiet, parce que cette inquiétude nous mène à une grande vigilance, de façon à ce que l'avenir se construise et soit de plus en plus serein.
Je vous remercie.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Je mets à présent aux voix, à main levée, le projet de délibération DPE 141.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DPE 141).