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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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97 - 2003, ASES 206 - Demande de garantie d'emprunt auprès du Crédit foncier de France par la Mutuelle du personnel de la R.A.T.P. pour la création d'un EPHAD, 24, rue Amelot - 4, rue du Chemin-Vert (11e)

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération ASES 206 relatif à une demande de garantie d'emprunt auprès du Crédit foncier de France par la Mutuelle du personnel de la R.A.T.P. pour la création de l'EPHAD, 24, rue Amelot et 4, rue du Chemin-Vert.
Je donne la parole à Liliane CAPELLE.
Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Maire.
Le 11e arrondissement, comme il est écrit dans cette délibération, ne dispose d'aucune structure en direction des personnes âgées dépendantes et, comme le reste de Paris n'est pas richement doté, c'est vous dire avec quelle joie je voterai ce projet de délibération que nous avons soutenu depuis le début, il y a maintenant plus de trois ans, qui a pu aboutir en fait quand il y a eu changement de majorité, parce qu'il était bloqué pour une question de financement.
Donc, c'est une réelle joie, puisque c'est enfin un projet cohérent et porteur d'espoir pour de nombreuses personnes âgées et leurs familles. En effet, ce sont 94 places qui seront disponibles, dont 73 lits en accueil permanent, 16 lits en cantou et 5 places en accueil de jour. Pour ma part, j'aurais aimé un peu plus d'accueil de jour, mais bon, on va se contenter de cela pour l'instant.
Enfin un accueil respectueux et non pas un peu de paillettes - je suis désolée, je vais parler de Mme RENSON qui n'est pas là, mais je suppose que quelqu'un transmettra - comme le propose Mme RENSON... vous savez, les deux places de cinéma données avec la boîte de chocolats pour que nos anciens puissent aller se rafraîchir !
Quel mépris envers eux ! Quel manque de respect total quand on sait que celles et ceux qui sont morts chez eux, seuls, comme on dit, étaient dans des 6es étages ! Je ne vois pas comment ils auraient pu descendre, quand bien même on les aurait portés pour les rafraîchir dans des salles de cinéma ! Je me mets un peu en colère parce que ce sujet, que tout le monde a abordé hier dans un climat extrêmement "soft", je dirai, me révolte. Je trouve que cette façon de traiter le sujet n'est pas digne des personnes âgées. Comment leur proposer deux places de cinéma qu'on glisse dans la boîte de chocolats qu'on leur offre à Noël ? Est-ce qu'on réfléchit un petit peu à cette aumône qu'on leur fait ? Pour être un peu plus cruelle encore, que les emmène-t-on voir dans le cinéma du coin ? On les emmène voir un Walt Disney ou un film X ? Au choix !
Je trouve vraiment cette manière de voir les choses absolument monstrueuse...
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - N'importe quoi !
Mme Liliane CAPELLE. - Le n'importe quoi, c'est ce qui est proposé ! J'étais présente à la séance du Conseil d'administration quand cette proposition a été faite, donc je sais de quoi je parle !
Alors que l'idée du questionnaire mis dans la boîte, je trouve que cela est une bonne idée pour aller au devant de ceux qu'on ne voit pas.
Excusez-moi pour ce "coup de gueule", mais vraiment, on a beaucoup dit qu'il fallait réfléchir et c'est vrai qu'il faut réfléchir, mais sur des sujets qui en valent vraiment la peine.
Donc, sur cet EPHAD, merci.
Juste encore un mot avant que vous ne me répondiez. Si je me félicite de ce projet d'EPHAD, je suis toujours dans l'inquiétude et le grand questionnement s'agissant de la résidence Omer Talon, qu'on ne peut plus appeler une résidence médicalisée compte tenu de la situation dans laquelle elle est. Je souhaiterais vraiment qu'enfin on obtienne des réponses sur son devenir.
Pour notre part, que ce soit démoli ou réhabilité, ce n'est pas notre problème puisque cela, c'est le problème des techniciens, mais nous voulons une MAPA à cet endroit.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Madame CAPELLE, merci et nous retenons votre joie.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL a la parole pour répondre uniquement sur l'EPHAD.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, adjointe, au nom de la 6e Commission. - Quand même un mot sur les places de cinéma.
Autant sur les seniors actifs j'ai répondu hier à la presse qu'on pourrait encore le comprendre, autant c'est vrai que les personnes âgées très en difficulté, à 90 ans, malheureusement, ne descendent pas leurs six étages. Je partage donc la remarque de Mme CAPELLE.
Cela dit, je vous remercie pour votre intervention.
Vous l'avez dit, cette délibération illustre le soutien de la Ville de Paris au projet associatif. Nos efforts se concentrent, certes, en vue de créer des résidences du centre d'action sociale mais aussi en vue de développer des projets associatifs répondant à nos attentes tant en quantité qu'en qualité.
En quantité, je ne reviendrai pas sur les besoins à Paris, je me suis déjà exprimée hier, mais, comme vous l'avez dit, cette garantie d'emprunt va permettre la création de 94 lits d'accueil permanent, 16 lits en cantou, 5 places d'accueil de jour. Je rappelle à cet effet que Paris dispose de deux fois moins de places en hébergement temporaire que l'Ile-de-France.
Il me paraît essentiel qu'il y ait une certaine mixité sociale à l'intérieur des établissements. C'est pourquoi nous négocions le soutien de la Ville de Paris avec, en contrepartie, un certain nombre de lits habilités à l'aide sociale. Certains établissements, dont celui que nous avons retenu hier dans le 16e, sont intégralement habilités justement à l'aide sociale et cela assure, pour les gens modestes, la possibilité d'être accueillis en résidence s'ils le souhaitent. Je sais, Madame CAPELLE, que cela vous est cher.
Par ailleurs, permettez-moi de vous faire part des critères de qualité qui me paraissent essentiels et qui font l'objet des discussions avec les structures associatives. Je considère que tout doit être fait pour que les établissements soient générateurs de lien de vie et non facteurs d'isolement. Concrètement, cela signifie qu'ils ne sont pas des lieux à part - et c'est vraiment le cas pour la résidence l'EPHAD-R.A.T.P. - mais doivent être intégrés pleinement dans le paysage urbain, des lieux ouverts sur la ville, permettant à toutes les générations d'y prendre place et j'insiste sur les actions intergénérationnelles ou culturelles qui doivent s'y dérouler. C'est là une priorité qui participe au droit au sourire qui nous est cher, cela devra se faire en lien avec les mairies d'arrondissement et, notamment sur ce projet, avec la mairie du 11e, mais je sais que c'est comme cela que ça se passera.
Un mot sur Omer Talon. Je partage complètement votre souci, nous y travaillons, vous savez que nous avons lancé une enquête sur nos résidences-services dont j'espère avoir les résultats dans le courant du trimestre, mais je partage la même préoccupation que vous concernant cette résidence-service qui a vraiment besoin de voir un nouveau projet.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci beaucoup.
Je mets aux voix...
M. Philippe GOUJON. - Monsieur le Maire, quelques secondes, pour un fait personnel.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Un fait personnel qui vous concerne, vous ?
M. Philippe GOUJON. - Qui concerne les élus de mon groupe qui ont été mis en cause de façon tout à fait lamentable...
(Protestations sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, communiste et "Les Verts").
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Attendez, attendez, M. GOUJON va faire cela brièvement. Allez-y.
M. Philippe GOUJON. - Une phrase pour dire que je considère, en tant que 1er vice-président de ce groupe, que les attaques personnelles et les attaques médiocres telles qu'on vient de l'entendre, une fois de plus d'ailleurs, sur les bancs de la majorité, desservent, me semble-t-il, l'ensemble de ce Conseil et je les réprouve de la façon la plus ferme.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Il est normal que des propos publics tenus en séance puissent faire l'objet d'une appréciation critique. Je ne crois pas que ce soit de la polémique inutile, ces paroles ont été dites, il est normal que ceux qui s'intéressent à ces questions donnent leur point de vue.
Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 206.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, ASES 206).