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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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32 - 2003, DAC 358 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'association "La guinguette Pirate" (20e) une convention relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement. - Montant : 41.000 euros

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DAC 358 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'association "La guinguette Pirate" (20e) une convention relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement.
Mme MACÉ de LÉPINAY a la parole.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Monsieur le Maire.
Vous nous demandez de voter une subvention de 41.000 euros en faveur de "La guinguette Pirate" pour l'ensemble de ses actions en 2003. Ce projet a été présenté au Conseil du 15e arrondissement puisque la plus grande manifestation de "La guinguette Pirate" s'est déroulée sur le port de Javel et dans le parc André-Citroën. A l'unanimité le Conseil du 15e a demandé le retrait du projet de l'ordre du jour de notre Conseil.
Pourquoi, Monsieur le Maire ? Si la manifestation a rassemblé beaucoup de monde en bénéficiant de conditions atmosphériques particulièrement favorables, si les lieux ont été bien remis en état à l'issue de cinq journées de spectacle, si le niveau sonore des manifestations dominicales n'a provoqué que peu de plaintes, il est apparu en revanche que, d'une part le règlement des parcs et jardins, toujours en vigueur, avait été violé et que, d'autre part, le mode de financement de la manifestation posait problème puisque vous avez tous noté, mes chers collègues, que nous examinions une subvention présentée non seulement au titre de la culture mais aussi au titre du sport et de la jeunesse.
Mes chers collègues, l'association a obtenu une autorisation d'ouvrir un débit temporaire de boissons de deuxième catégorie installé sur le port de Javel à proximité immédiate du parc, près des grilles. A qui fera-t-on croire que les grands verres de 50 centilitres de bière n'ont pas franchi les limites du parc et que le champagne n'a pas été dégusté sur les pelouses ?
D'autre part, il semble que d'autres boissons, Pina Colada et Pastis, vendues le 14 septembre en particulier, soient trop alcoolisées pour rentrer dans la catégorie 2. Ne jouons pas sur les mots, en violation du règlement des Parcs et Jardins, de l'alcool a été consommé dans le parc André-Citroën.
L'organisateur de la manifestation explique lui-même qu'il ne peut équilibrer le budget de "Paris sous la plage" qu'avec le produit des buvettes. Et si on prend les comptes qu'il nous fournit, mes chers collègues, se sont 60 % du budget de l'opération qui proviennent de la vente de boissons qui, je le reconnais, ne sont pas toutes alcoolisées. C'est pourquoi je me demande si la Direction de la Jeunesse doit apporter un financement à une telle manifestation.
Une manifestation destinée en priorité aux jeunes, qui se déroule dans un parc de la Ville, peut-elle être financée en grande partie par la vente d'alcools consommés sur place ?
C'est la question que, sur le rapport de Ghislène FONLLADOSA, adjointe au maire du 15e arrondissement, les élus de notre arrondissement se sont posés et ont demandé à l'unanimité le retrait de ce projet.
Je m'étonne que leur avis ne soit pas suivi et que nous n'ayons pas eu, au Conseil du 15e, l'occasion de réexaminer ce projet.
Nous ne prendrons pas part au vote sur ce projet de délibération.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame MACÉ de LÉPINAY.
M. GIRARD va vous répondre et vous rassurer.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Il ne dira rien, j'ai tous les éléments !
M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - J'ai été ému comme vous par ce vent de libéralisme dans Paris, sur le quai de Javel. J'ai vérifié, "La guinguette Pirate", qui porte bien son nom, a, semble-t-il, pour habitude de respecter la loi et de faire les choses conformément aux autorisations données par la Préfecture de police.
Inquiet de cette situation, je m'en étais ouvert à vous ainsi qu'aux élus de l'opposition et de la majorité de l'arrondissement pour connaître les raisons profondes de ce rejet, ayant eu des informations contraires à celles que votre Conseil d'arrondissement et que M. GALY-DEJEAN avaient retenues. Je l'ai appelé pour lui dire que les autorisations avaient été données en bonne et due forme, qu'apparemment les personnes de nos services culturels présentes avaient constaté qu'il n'y avait pas eu de débordements particuliers différents d'un 14 juillet ou autres fêtes nationales.
Il serait préjudiciable, simplement parce que vous avez été mas informés collectivement dans le 15e arrondissement, de refuser cette subvention. M. GALY-DEJEAN, maire du 15e m'a dit qu'il ne verrait pas d'inconvénient à ce que je présente au Conseil de Paris ce projet de délibération.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 358.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DAC 358).