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Septembre 2003
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Conseil Municipal
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94 - 2003, DPVI 52 - Politique de la ville. - Subventions à des associations créatrices d'emplois d'adultes-relais en complément de celle versée par l'Etat : reconduction du dispositif 2002 (3 postes) ; dispositif 2003 (4 postes). - Montant total : 15.552 euros

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2003


M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DPVI 52 relatif à l'attribution de subventions à des associations créatrices d'emplois d'adultes-relais en complément de celle versée par l'Etat : reconduction du dispositif 2002 (3 postes) ; dispositif 2003 (4 postes).
La parole à M. Gilles ALAYRAC.
M. Gilles ALAYRAC. - Je souhaite, mes chers collègues, à travers ce projet de délibération, exprimer une vive inquiétude vis-à-vis de la politique que mène l'Etat en matière de partenariat avec la Ville. Nous allons, en effet, renouveler le versement de l'aide de la Ville à plusieurs associations qui ont recruté des adultes-relais et attribuer à quatre nouvelles associations une subvention pour le recrutement d'un adulte-relais effectué en 2003.
Un petit rappel s'impose. Avec le contrat de Ville 2002-2006 passé avec l'Etat, ce sont 500 adultes-relais qui devaient être recrutés. Et nous sommes loin du compte puisque, sauf erreur de ma part, nous en disposons aujourd'hui de 188 et le flux de recrutement est en train de se tarir.
En raison du désengagement de l'Etat de ce dispositif, en dépit d'avenants, dont nous avons déjà délibéré, c'est à peine une vingtaine d'adultes-relais que la Ville a pu recruter depuis notre arrivée aux responsabilités.
Avec le gel des crédits de l'Etat, et ce n'est pas la baisse de l'impôt sur le revenu qui va arranger la situation, nous ne serons jamais en mesure d'atteindre les objectifs que nous nous étions fixés, à savoir doter les 12 quartiers relevant de la géographie prioritaire de la politique de la ville de personnels dont l'utilité comme médiateurs dans ces quartiers n'est plus à démontrer.
Alors, faut-il faire une croix sur les micro-quartiers qui ont été identifiés comme difficiles ou défavorisés ? C'est le cas en particulier du quartier des Périchaux dans le 15e arrondissement où nous devions recevoir des adultes relais nécessaires pour faire le lien entre les locataires, l'O.P.A.C. et les services publics.
Nous avons besoin de ces personnels pour renforcer le lien social, faciliter l'accès de tous aux équipements municipaux, pour favoriser l'intégration des personnes et des familles, informer, aider à l'intégration des communautés étrangères, notamment en matière de soutien à la parentalité, d'accès aux soins et aux droits.
Ces personnels contribuent là où elle existe, à la politique d'animation, de prévention et d'insertion engagée vis-à-vis de la jeunesse. La solitude et l'isolement de nombreuses personnes âgées, leur précarité parfois, que la canicule de cet été a mis en exergue, démontrent si besoin est, l'utilité de ces personnels.
L'Etat ne tient pas ses paroles et c'est là quelque chose de grave, parce qu'il condamne les quartiers les plus en difficulté à devoir s'en sortir eux-mêmes tout seuls, bel exemple de solidarité nationale. Eh bien, nous, élus socialistes et radicaux de gauche nous disons non à cette politique qui consiste à dire aux collectivités locales : "débrouillez-vous" !
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et radical de gauche).
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Monsieur ALAYRAC.
Mme Martine DURLACH a la parole, au nom de l'Exécutif pour vous répondre.
Mme Martine DURLACH, adjointe, au nom de la 5e Commission. - Merci.
Monsieur ALAYRAC, vous soulevez une question très importante, je comprends et je partage vos inquiétudes, elles rejoignent d'ailleurs en grande partie celles exprimées ici même par Jacques DAGUENET au mois de juillet et j'avais déjà donné mon opinion à cette occasion.
Il y a, comme vous l'avez dit, 188 adultes-relais à Paris. Ce chiffre est stable malheureusement depuis deux ans alors que, vous avez eu raison de le rappeler, l'Etat, la Ville et la Région avaient décidé par avenant au contrat de ville de renforcer sensiblement ce dispositif à Paris. Un objectif de création de500 adultes-relais avait été fixé en raison de l'intérêt même de ce dispositif pour les associations, pour les quartiers, notamment les Périchaux que je connais bien et sur lesquels nous allons insister, pour les bénéficiaires eux-mêmes souvent éloignés de l'emploi depuis de nombreux mois.
Nous sommes, vous l'avez dit, très loin de ces objectifs, très, très loin. 14 postes d'adultes-relais ont été créés en 2002, nous en sommes à 10 pour 2003. J'ai eu l'occasion d'en discuter avec M. le Préfet la semaine dernière. M. CARON nous a confirmé que le Gouvernement ne voulait pas développer ce dispositif, que les chiffres de création seraient peu élevés en France et à Paris. En regrettant vivement ce désengagement et en nous battant pour que l'engagement revienne, nous lui avons demandé de prendre en compte, dans le cadre du contrat d'intégration, les demandes d'adultes-relais faites par des associations qui travaillent sur des actions concrètes, visant à l'intégration des populations immigrées. Nous lui transmettons avec Khédija BOURCART une liste très précise d'associations pouvant bénéficier d'adultes-relais mais en faisant cela on continue par ailleurs la lutte contre ce désengagement de l'Etat qui porte sur les adultes-relais et plus largement sur tout ce qui concerne la politique de la ville.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Madame DURLACH.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPVI 52.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DPVI 52).
Une petite annonce avant de continuer, M. CAFFET me demande de vous dire qu'une réunion de la 8e Commission à 14 heures en salle 2 aura lieu. Voilà pour la 8e Commission.