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Avril 2000
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Conseil Municipal
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32 - 2000, DAC 102 - Subvention à la société anonyme "Les Bouffes parisiens transformés" (2e). - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec ladite société une convention. - Montant : 2.000.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2000


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 102 accordant une subvention de la société anonyme "Les Bouffes parisiens transformés".
Je donne la parole à M. POZZO DI BORGO.
M. Yves POZZO DI BORGO. - Monsieur le Maire, dans votre exposé des motifs, vous nous rappelez l'importance de l'opérette dans la création artistique parisienne. Vous constatez malheureusement que l'opérette est quasiment absente de Paris. Vous avez, lors de la séance budgétaire de décembre 1999, décidé la création, en 2000, d'une ligne d'aide spécifique pour l'opérette, manifestement dans l'intérêt de la Ville de Paris pour son patrimoine musical et pour répondre à l'appel du public.
Vous ajoutez, dans vos motifs, qu'il convient de faire connaître ce répertoire en soutenant des productions avec un souci de qualité tant dans le choix du répertoire que dans la réalisation des productions.
Nous ne pouvons qu'approuver cet exposé des motifs et l'inscription de la somme de 3 millions de francs, inscrite sur cette ligne budgétaire.
Nous souhaitons seulement qu'elle augmente dès l'année prochaine, et vous savez très bien que nous pouvons le faire par un redéploiement des subventions. Je ne reviendrai pas sur la subvention inutile que nous donnons au P.S.G., vous connaissez mon opinion personnelle sur le fait que des fonds publics aillent à une des plus riches sociétés multinationales françaises, propriétaire de notre équipe de football.
Je reviens sur l'essentiel. Encore une fois, nous regrettons l'absence de clarté dans la procédure d'attribution de l'aide aux activités théâtrales.
J'avais demandé, au nom du groupe "U.D.F.", lors du précédent Conseil de Paris du 27 mars 2000 qu'une commission de concertation, d'évaluation et d'attribution des subventions, soit formalisée et mise en place pour préparer en amont le travail de la 4e Commission.
J'indiquais qu'elle pourrait être composée de représentants de l'Etat par le biais de la DRAC, de représentants de la Ville : élus, fonctionnaires, propriétaires de salles privées, directeurs de salles publiques, de metteurs en scène, de critiques théâtraux, et de personnalités extérieures, et pourquoi pas, des usagers.
Cette diversité aurait été le gage d'une confrontation d'opinion. Elle permettrait à la commission de s'interroger sur la définition de lignes théâtrales, sur l'opportunité de subventions accordées aux différents établissements de théâtre et à leurs différents modes de création.
Est-ce parce que nos services y sont opposés que vous vous y êtes opposés ?
Monsieur le Maire, nous faisons partie de la majorité municipale. Si notre nombre d'élus ne correspond pas à la réalité électorale, confirmée aux dernières élections européennes, notre importance, au sein de la majorité municipale actuelle et future est incontournable.
Nous avons été irrités de constater que la proposition de création de la commission est aussi vite évacuée. Elle aurait bien servi aujourd'hui.
Nous confirmons notre demande de création de la commission pour éviter un saupoudrage permanent.
Vous nous demandez de voter une subvention de 2 millions de francs pour financer un spectacle qui a déjà commencé depuis le 21 avril. Est-ce sérieux ?
Le Conseil de Paris n'est-il qu'une chambre d'enregistrement ?
Nous avons été tentés de nous abstenir, mais nous ne voulons pas faire porter sur les producteurs et les artistes de qualité l'absence de clarté sur les procédures de la Ville de Paris, sachant que l'équipe choisie est engagée sur trois ans pour des actions en faveur de l'opérette.
Malgré cela, nous voterons la subvention de 2 millions de francs.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La parole est à Mme MACÉ de LÉPINAY.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Mon cher collègue, je suis étonnée de vous entendre faire la proposition que vous avez faite la dernière fois, et que je n'ai pas du tout balayée d'un revers de main.
Vous nous demandez de construire une usine à gaz pour donner des subventions qui sont souvent modestes. Ce n'est pas le cas de celle d'aujourd'hui qui est très importante.
Vous nous proposez de créer une énième commission avec des représentants de l'Etat. Pourquoi ?
Nous sommes une collectivité locale, tout à fait libre de nous administrer comme nous voulons. Nous avons des services à la Direction des Affaires culturelles, je vous le rappelle, qui connaissent bien le terrain, la vie culturelle parisienne, et qui sont tout à fait à même d'apprécier les projets.
Vous vous réjouissez que cette ligne sur l'opérette ait été mise en place. Nous nous en réjouissons aussi et nous voyons là le premier effet de la création de cette ligne de provisions, c'est-à-dire la demande de subvention pour le Sire de Vergy, monté aux Bouffes parisiens.
Le spectacle a commencé, Monsieur POZZO DI BORGO, et si vous êtes un élu attentif, ce dont je suis persuadée, vous avez dû remarquer que très souvent, les aides aux projets nous sont soumises quand les spectacles ont commencé, voire quand les spectacles sont déjà achevés.
Je m'efforce de modifier les choses mais il est vrai qu'il est souvent difficile d'obtenir auprès des producteurs des spectacles, auprès des metteurs en scène, auprès des associations, les pièces qui sont nécessaires à l'établissement d'un dossier de subvention.
Comment cette subvention a-t-elle été attribuée aux Bouffes parisiens ? Tout simplement parce que nous avions le désir d'aider l'opérette et l'opérette de qualité. C'est la première demande que nous avons eue et il s'agit d'un projet de grande qualité. Vous savez que l'opérette bien mise en scène coûte aussi cher que l'opéra. C'est donc un projet lourd.
Je suis heureuse que nous puissions y apporter cette contribution de deux millions qui est une somme importante effectivement grâce à laquelle le producteur du spectacle s'est engagé à proposer des places à des prix modestes, puisque ce sont des places qui vont de 70 à 150 F, ce qui pour une ?uvre lyrique est tout à fait modeste.
Notre subvention aide donc à la diffusion de l'opérette, au maintien de ce patrimoine qui est un patrimoine typiquement français auquel les Parisiens sont attachés et je me réjouis que grâce à la subvention que vous allez voter, Monsieur POZZO DI BORGO, je l'ai entendu, nous puissions faire connaître au plus grand nombre ce patrimoine.
Merci de voter ce projet, mes chers collègues.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 102.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DAC 102).