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Avril 2000
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Conseil Municipal
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121 - QOC 2000-282 Question de Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts", à M. le Préfet de police à propos de la sécurité des enfants des écoles de la rue de Lesseps (20e)

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2000


Libellé de la question :
"Depuis plus d'un mois, les parents des écoles de la rue de Lesseps (20e) manifestent chaque matin, de 8 à 9 heures, ralentissant ainsi les voitures au coin des rues de Bagnolet et de Lesseps.
La rue de Bagnolet est réputée dangereuse pour cause de circulation intense et d'étroitesse des trottoirs. Les nombreux enfants (200) qui entrent et sortent des écoles ne sont pas en sécurité, ce qui motive la colère des parents d'élèves.
La présence d'un policier, tous les jours, aux horaires d'entrée et de sortie des écoles, est absolument nécessaire. A ce jour, le commissariat du 20e arrondissement refuse qu'un fonctionnaire soit en fonction à la sortie des écoles.
Les parents projettent donc de poursuivre leur action, y compris l'après-midi.
Mme Martine BILLARD demande donc à M. le Préfet de police :
1°) d'intervenir auprès du commissariat du 20e arrondissement afin que soit assurée la sécurité des enfants des écoles de la rue de Lesseps ;
2°) les dispositions qu'il compte prendre pour la sécurisation, à long terme, de ce carrefour."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Deux missions distinctes incombent aux fonctionnaires de police en ce qui concerne la surveillance des abords des établissements scolaires de la Capitale.
D'une part, celle visant à prévenir les risques accidentogènes dans la traversée des voies que les écoliers empruntent pour rejoindre les établissements scolaires et, d'autre part, celle consistant à lutter contre le trafic de drogue, le racket scolaire et la délinquance.
S'agissant des problèmes relevant de la sécurité routière, je puis vous indiquer que l'action de la Préfecture de police en ce domaine se traduit, au début de chaque année scolaire, par la mise en oeuvre d'un dispositif de protection des élèves aux heures d'entrée et de sortie des classes.
La liste des points d'école est mise à jour chaque année, lors de la rentrée scolaire, en liaison avec les maires d'arrondissement et les chefs d'établissement et en tenant compte à la fois de l'importance des groupes scolaires concernés, de l'âge et du nombre des enfants qui fréquentent ceux-ci, des équipements de voirie existants (tels les signaux lumineux) et des conditions de circulation.
Ces points sont classés par ordre de priorité en fonction de leur dangerosité.
Le nombre de points tenus dans chaque arrondissement peut connaître des fluctuations en fonction des contraintes d'emploi du personnel et de l'indisponibilité momentanée de certains agents.
Les personnels de la Préfecture de police qui assurent la surveillance de ces points sont des agents de surveillance de la police nationale, des agents de surveillance de Paris, des gardiens de la paix, des policiers auxiliaires et des adjoints de sécurité.
Je précise à cet égard, que l'engagement des effectifs de police pour une telle mission n'a pas d'équivalent en France, la surveillance des points d'école étant assurée le plus souvent par des personnels municipaux, des emplois jeunes, des parents d'élèves.
L'application d'une telle formule à Paris, permettrait de dégager des policiers et des adjoints de sécurité, pour les engager dans la lutte contre la délinquance autour des établissements scolaires, qui figure au tout premier rang des priorités de mes services.
En effet, dans le cadre de la réforme des services actifs de la Préfecture de police, des structures destinées à déconcentrer l'action en direction des établissements scolaires ont été mises en place.
Les fonctionnaires qui y participent s'impliquent activement dans la vie de ces derniers, notamment, par leur participation aux réunions des comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté qui existent dans de nombreux établissements scolaires parisiens, depuis 1998.
A cela vient s'ajouter la mise en place, dans chaque arrondissement, de groupes chargés des mineurs, dont la mission principale est de lutter contre la petite délinquance et de déceler et de prévenir les situations de mineurs victimes de violence et de racket.
Cette organisation permet de suivre au plus près la situation de la sécurité des établissements scolaires, tout en développant des actions ciblées en direction des plus difficiles.
Comme vous le savez, la protection des écoliers demeure l'une de mes préoccupations et je m'attache donc à favoriser la mise en place et le développement de toutes les mesures visant à renforcer la sécurité des écoliers parisiens.
A cet égard, un groupe de travail, associant mes services et ceux des Directions de la Protection et de la Prévention, du Développement et de l'Activité économique et de l'Emploi de la Mairie de Paris, ainsi que ceux de la Direction de l'Académie de Paris, est constitué et se réunit régulièrement, afin d'examiner les possibilités d'évolution des effectifs et de leurs missions.
En effet, des agents locaux de médiation sociale, dont la gestion relève de la Direction de la Protection et de la Prévention de la Ville de Paris, sont actuellement chargés de la surveillance de 35 points d'écoles, en coordination avec les commissariats d'arrondissements concernés.
Dans la mesure où le contrat d'objectifs, que j'ai signé avec M. le Maire de Paris, prévoit la création de 200 emplois d'agents locaux de médiation sociale par le Département de Paris, je ne verrais que des avantages à ce que l'effort consenti par la Ville de Paris concernant, notamment, le recrutement d'emplois jeunes, soit considérablement renforcé.
S'agissant plus particulièrement du groupe scolaire situé 9-11, rue de Lesseps, à Paris 20e, je puis vous préciser qu'il fait partie des objectifs prioritaires du commissariat central. A ce titre, il est répertorié en 8e position sur la liste des points d'école de l'arrondissement qui en compte 45. Il est donc surveillé régulièrement par des îlotiers.
De plus, un gardien de la paix motorisé régule la circulation automobile, à l'entrée de cette voie, aux heures d'entrée et de sortie des classes.
Cette présence policière devrait être étendue, à partir de la prochaine rentrée scolaire, dans le cadre de la participation d'agents locaux de médiation sociale, et permettre ainsi qu'à la fin de l'étude, à 18 heures, un fonctionnaire de police soit présent.
A l'occasion de votre intervention, j'ai renouvelé les instructions aux services de police locaux pour qu'ils exercent des surveillances soutenues au carrefour formé par les rues de Lesseps et Bagnolet et sanctionnent avec détermination les infractions qu'ils seraient à même de constater."