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Conseil Municipal
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79 - II - Questions du groupe communiste.QOC 2000-284 Question de M. Michel VION, Mme Martine DURLACH et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative aux vacances "Arc-en-ciel et sportives"

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2000


Libellé de la question :
"La décision a été prise cette année de ne plus réserver un tiers des places disponibles dans le cadre des vacances "Arc-en-ciel et sportives" aux enfants fréquentant les centres de loisirs. Cette décision est d'autant plus inacceptable qu'étant en vigueur depuis 1997, elle bénéficiait concrètement à des enfants issus de milieux les plus modestes qui ne seraient pas partis en vacances sans cela.
Les chiffres en témoignent : dans le 10e arrondissement, par exemple, le pourcentage d'enfants payant le tarif le plus bas pour ce type de vacances est passé de 5 % en 1996, à 22 % en 1997, 18 % en 1998 et 17 % en 1999.
En conséquence, M. Michel VION, Mme Martine DURLACH et les membres du groupe communiste demandent à M. le Maire de Paris que toutes les mesures soient prises :
1°) pour que soit rétablie la disposition réservant 30 % des places offertes par les séjours "Arc-en-ciel et sportives" aux enfants fréquentant les centres de loisirs ;
2°) pour qu'une information large soit diffusée par les responsables des centres de loisirs aux familles concernées afin qu'elles puissent bénéficier dans les semaines à venir des inscriptions ouvertes le 29 mars dernier.
Ils lui demandent, en outre, de leur faire connaître le nombre exact de séjours proposés à Paris aux jeunes de 14 à 16 ans pendant l'été 2000, le nombre total de jeunes ayant bénéficié de ces séjours au cours de chacune des 3 dernières années (total d'enfants inscrits et total de journées par enfant), ainsi que son évolution."
Réponse (M. Vincent REINA, adjoint) :
"Les auteurs de la question appellent l'attention sur la procédure d'inscription aux vacances "arc-en-ciel et sportives".
La décision de ne plus réserver une partie des places disponibles aux enfants fréquentant régulièrement les centres de loisirs repose sur différents fondements.
Tout d'abord, l'objectif de l'inscription par les centres de loisirs - privilégier le départ des enfants issus de milieux modestes - n'a été que partiellement atteint pour trois raisons.
En premier lieu, les familles démunies n'ont pas toujours une capacité d'anticipation suffisante pour programmer les vacances de leurs enfants plus de quatre mois à l'avance. D'ailleurs, les séjours "aventure", organisés dans le cadre des centres de loisirs d'été, correspondent beaucoup mieux aux besoins du public des centres de loisirs (pas de pré-inscription, séjours courts encadrés par des animateurs connus des enfants et des familles).
Ensuite, l'analyse des inscriptions réalisées en centres de loisirs par tranche tarifaire ne traduit pas l'objectif social initialement recherché puisque 33 % des familles ayant bénéficié de cette procédure relevaient des tarifs les plus élevés en 1999.
Pour autant, afin de continuer à privilégier l'objectif social, je vous informe que 500 places sont réservées aux enfants inscrits par les travailleurs sociaux, et notamment ceux de la DASES et la C.A.F. qui sont mieux habilités que les centres de loisirs à instruire les demandes des familles démunies, à les aider dans leurs démarches et à assurer un réel suivi pour que l'enfant puisse partir en vacances.
Enfin, il convient de rappeler que l'information relative aux vacances "arc-en-ciel et sportives" a fait l'objet d'une large diffusion auprès des familles parisiennes, à la fois par la voie d'un affichage spécifique dans les écoles primaires et les collèges, et pour la première année par celle des panneaux lumineux.
Par ailleurs, le nombre de places attribué aux 14-16 ans augmente fortement, de 508 l'an passé à 650 cette année (+ 28%).
Enfin, le tableau qui vous a été adressé récapitule les statistiques demandées sur le nombre d'enfants inscrits et de journées-enfants réalisées depuis trois ans."