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Avril 2000
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Conseil Municipal
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11 - 2000, DLTI 24 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres relatif à l'assistance au démarrage et à l'exploitation d'un centre d'appel unique et au débordement et au secours de ce même centre

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2000


M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DLTI 24 autorisant M. le Maire de Paris à signer un marché sur appel d'offres relatif à l'assistance au démarrage et à l'exploitation d'un centre d'appel unique et au débordement et au secours de ce même centre.
Je donne la parole à l'orateur inscrit.
Madame BILLARD, vous avez la parole pour cinq minutes maximum.
Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts". - Monsieur le Maire, ce sera surtout beaucoup de questions. Effectivement on peut penser que la mise en place d'un centre d'appel unique peut présenter des aspects positifs mais je trouve un petit peu étonnante la précipitation avec laquelle ce projet de délibération est présenté devant notre Conseil.
D'abord ce texte n'a pas été présenté au Comité technique paritaire qui n'a absolument pas été convoqué, qui n'a pas eu communication de ce projet.
Ensuite ce projet se décompose en deux parties, une partie qui est une solution de régie pour une partie de ce centre d'appel... excusez-moi, c'est un petit peu difficile...
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Je vous prie de m'excuser Madame, veuillez reprendre la parole.
Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts". - Ce n'était pas pour vous, Monsieur le Maire.
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Véritablement cette fin de matinée est un peu agitée. Merci, chers collègues.
Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts". - Ce centre a donc deux aspects, d'une part une solution en régie et d'autre part une solution privée.
Sur la solution en régie, comment vont être intégrés les différents centres existants aujourd'hui ? Puisque ce centre unique devrait pallier les inconvénients de divers centres, type "Allô propreté", "Allô voirie", ainsi de suite. Comment vont être intégrés les services de renseignement par standard qui existent dans les différents services? Rien n'est dit dans ce projet de délibération.
Comment en conséquence vont être intégrés les personnels des centres existants pour ce nouveau centre en régie ? Il est annoncé un recrutement de personnels de catégories C et B, sur quels postes ? Mystère... rien n'est dit, pourtant des fiches de postes ont circulé à la DLTI sur la mise en place de ce service.
En revanche, sur la partie privatisée il y a des précisions sur le type de poste, les personnels prévus, le nombre. Je suis très surprise de cette capacité à prévoir pour la partie privée sans pouvoir prévoir ou en tous les cas informer les élus pour la partie municipale.
Ensuite, les missions confiées à la partie privée sont un petit peu surprenantes puisqu'on peut penser qu'effectivement le personnel de la Ville est le mieux habilité à répondre aux questions des Parisiennes et des Parisiens concernant les différents services de la Ville. Donc l'aide apportée à la formation et l'aide apportée par ce service privé au personnel de la Municipalité semble un petit peu surprenant.
Enfin il n'est pas donné de fourchette sur la partie qui va être confiée au secteur privé, on nous dit que ce sont les débordements ; quand il y a trop d'appels, les appels seront basculés sur la partie privée. Comment cela va-t-il fonctionner ? Est-ce qu'il y aura dans les mêmes locaux les personnels privés et les personnels municipaux ? Ainsi de suite.
Donc beaucoup de questions ne trouvent pas de réponse et une inquiétude est quand même très présente : est-ce que ce transfert d'une partie de ce service à une entreprise privée ne préfigure pas à terme une privatisation complète de ces services de renseignements téléphoniques, comme cela se fait de plus en plus, y compris au niveau des services de l'Etat aujourd'hui ?
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Merci, Madame.
La parole est à M. AURELLI pour répondre à Mme BILLARD.
M. Paul AURELLI, adjoint, au nom de la 2e Commission. - Vous posez une question très intéressante. L'exposé des motifs de notre projet de délibération me paraissait complet, mais il est vrai que je souhaite quand même vous rassurer.
Si nous avons au moins un point de convergence, c'est la défense du service public. Je vais donc vous rassurer.
L'assistance qui est prévue sera des personnels extérieurs fournis par les entreprises, mais pour ce qui est de l'établissement, au démarrage, il peut s'agir autant de techniciens qui assisteront les techniciens de la Ville pour les premières semaines de fonctionnement des installations que d'agents qui pourront le faire d'une manière un peu plus permanente en répondant sur place, dans les locaux, et pendant une période limitée.
Je précise ; pour ce qui concerne le débordement, il s'agit de prévoir un renfort extérieur en cas de pic d'appels dans des périodes particulièrement chargées. Le basculement sur ce renfort extérieur ne se fera, bien entendu, qu'en cas de saturation du centre et s'arrêtera dès la fin de celui-ci.
Il est donc très clair qu'il ne s'agit en aucune façon d'une privatisation. Le service qui est créé, qui sera présenté à l'automne au C.T.P., aura lors de la mise en place définitive de la structure un effectif d'environ 90 collaborateurs, dont 72 des Télécoms plus l'encadrement et quelques collaborateurs.
Vous voyez donc qu'il ne s'agit absolument pas de privatiser un service.
Vous posez la question de savoir ce que deviendront les anciens numéros. Nous cessons de faire de la publicité pour ces numéros-là, mais l'action que nous menons, c'est une sorte de fédération de l'ensemble de ces numéros dans le centre d'appel unique. Il ne sera pas touché au personnel qui exerce ces activités actuellement dans ces numéros d'appel distincts, sauf s'ils sont candidats pour être affectés au centre d'appel unique.
Voilà, ai-je répondu à votre inquiétude ?
Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts". - Les autres centres sont-ils maintenus à côté ?
M. Paul AURELLI, adjoint, rapporteur. - Ils sont maintenus, mais on ne fait plus de publicité sur ces centres. Ils seront fédérés dans la nouvelle structure, mais il n'est pas touché aux collaborateurs qui y sont.
Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts". - Ce n'est pas très clair !
M. Roger ROMANI, adjoint, président. - Merci.
Mes chers collègues, nous allons procéder au vote.
Que ceux qui sont d'avis d'adopter ce projet de délibération veuillent bien lever la main.
Avis contraires ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DLTI 24).