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Avril 2000
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Conseil Municipal
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95 - QOC 2000-256 Question de M. Michel BULTÉ et des membres du groupe "Rassemblement pour Paris" à M. le Préfet de police au sujet des problèmes de violence et de trafic de drogue à l'angle des rues Barbanègre et de Nantes (19e)

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2000


Libellé de la question :
"M. Michel BULTÉ et les membres du groupe "Rassemblement pour Paris" demandent à M. le Préfet de police quelles mesures il entend mettre en oeuvre face aux graves problèmes de violence et de trafic de drogue à l'angle des rues Barbanègre et de Nantes (19e).
Depuis plusieurs mois, le contexte général se dégrade, les intimidations ont laissé place aux passages à l'acte et à la délinquance en groupe.
De nombreuses plaintes pour détériorations de véhicules et vols avec violence ont été déposées au commissariat de police du quartier "Pont de Flandre" sans pour autant que la recrudescence de la délinquance soit prise en compte au niveau local par les autorités compétentes.
Par ailleurs, les riverains dénoncent le délai d'intervention sur place des forces de police lorsqu'elles sont appelées pour des phénomènes de délinquance.
M. Michel BULTÉ et les membres du groupe "Rassemblement pour Paris" remercient M. le Préfet de police de leur faire part du dispositif qu'il compte mettre en place dans ce quartier pour remédier aux conditions de vie intolérables des riverains."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Le secteur des rues de Nantes et Barbanègre fait l'objet, de même que tous les autres secteurs sensibles du 19e arrondissement, d'une attention toute particulière de la part des services de police.
En l'espèce, les difficultés rencontrées par les riverains sont essentiellement dues aux agissements de groupes de jeunes désoeuvrés occupant la voie publique et commettant diverses incivilités, qui contribuent à entretenir un climat d'insécurité parmi la population.
Pour autant, les caractéristiques de cette délinquance ne permettent pas de confirmer une augmentation, sur ce site, des infractions de voie publique, par rapport aux autres points sensibles de l'arrondissement.
Depuis le 1er janvier 2000, 59 faits délictueux ont été recensés dans ce quartier : 12 concernaient des atteintes aux personnes et 47 portaient sur des atteintes aux biens.
Ces faits représentent 1,3 % des infractions commises sur l'ensemble du 19e arrondissement.
Pour lutter contre ces difficultés, des actions quotidiennes sont menées par l'ensemble des services de police locaux qui maintiennent, sur ce site, une présence très soutenue:
Des patrouilles motorisées sont ainsi réalisées toute la journée dans ce secteur, auxquelles s'ajoutent des unités en VTT.
Un car y est, par ailleurs, implanté en début de soirée, dont les personnels effectuent des missions de surveillance de ce site et de ses alentours.
Les fonctionnaires des brigades anti-criminalité effectuent également des passages très fréquents, en soirée comme de jour.
Les actions de sécurisation, menées par l'ensemble de ces effectifs, ont notamment permis l'interpellation et la présentation à l'autorité judiciaire de dix personnes, depuis le début de l'année.
J'ajoute que le trafic de stupéfiants n'apparaît pas comme un phénomène avéré, aucune des interpellations réalisées ne concernait en effet de tels faits.
Je puis vous assurer du suivi rigoureux dont font l'objet les plaintes et les signalements des habitants de ce quartier.
A ce titre, la création d'un groupe "nuisances", au sein du commissariat central, a d'ores et déjà permis de régler plusieurs différends entre résidents."